D'après nos confrères de Le Figaro, les frappes aériennes engagées ce matin en Iran pourraient avoir des conséquences sur le prix de l’or noir, principalement car le pays contrôle le détroit d’Ormuz, par lequel transite 20% de la production mondiale de pétrole, selon Emmanuel Hache, adjoint scientifique à l’organisme IFP Énergies nouvelles.
Samedi matin à l’aube, Israël et les États-Unis ont mené une campagne de frappes d’ampleur contre l’Iran, faisant lourdement monter la tension au Moyen-Orient. Or, l’Iran, 3e principal producteur de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), représente 4,5% de l’offre mondiale de pétrole. Le spectre d’une fermeture du détroit d’Ormuz, sous contrôle iranien, par lequel transite 20% de la production mondiale d’or noir fait craindre une augmentation des prix du pétrole.
Ce qu'il faut retenir
- L'Iran représente 4,5% de l'offre mondiale de pétrole et est le 3e principal producteur de l'OPEP.
- Le détroit d'Ormuz, sous contrôle iranien, est une voie de transit pour 20% de la production mondiale de pétrole.
- Les frappes aériennes contre l'Iran pourraient entraîner une augmentation des prix du pétrole.
Les conséquences économiques
Emmanuel Hache, adjoint scientifique à l’organisme IFP Énergies nouvelles, explique que « le principal risque économique est une augmentation des prix du pétrole de façon graduelle si la guerre dure, qui impacterait la croissance mondiale ». Il précise que l’Iran produit environ 3,5 millions de barils par jour de pétrole brut et 1,3 million de condensats, mais que très peu de pétrole iranien est exporté vers l’Europe en raison des sanctions américaines et européennes.
Emmanuel Hache souligne que le risque principal est la fermeture du détroit d’Ormuz, qui pourrait entraîner une augmentation des prix du pétrole. Il rappelle que le marché pétrolier est actuellement suralimenté, avec trois millions de barils produits en plus chaque jour par rapport à la demande, mais que les prévisions de prix pourraient être impactées par les événements au Venezuela et l’envoi de navires dans le détroit par les États-Unis.
Les répercussions sur le marché du pétrole
Emmanuel Hache indique que les analystes sur le marché du pétrole ne regardent pas tant l’Iran que les risques de déstabilisation de la région. Il rappelle que le prix du pétrole a augmenté de 15% pendant quelques jours en juin 2025, lors des bombardements sur les centrales iraniennes, et que la prime de risque pourrait durer quelques jours voire quelques semaines.
Il précise que le gaz est un peu différent, car l’Iran possède 17% des réserves mondiales, mais que 94% du gaz produit est consommé sur place. La part d’exportation est donc très faible, et la situation est différente de celle du pétrole, puisque les États-Unis sont le premier producteur mondial.
En conclusion, les frappes aériennes contre l’Iran ont des conséquences économiques importantes, notamment en ce qui concerne le marché du pétrole. Il est essentiel de suivre de près les évolutions de la situation et les réactions des acteurs clés pour comprendre les implications à long terme de ces événements.
