Les chiffres du ministère de l'Intérieur publiés jeudi indiquent une hausse de 17% des outrages sexistes et sexuels en France en 2025, totalisant 3 900 infractions. Remarques déplacées, gestes obscènes, insultes, sifflements : ces actes enregistrés par les forces de l'ordre ont connu une nette augmentation, après une baisse observée en 2024.
Ce qu'il faut retenir
- 17% d'augmentation des outrages sexistes et sexuels en France en 2025
- 3 900 infractions recensées
- 26% des cas constituent des délits avec circonstances aggravantes
Augmentation des infractions dans les grandes villes
Selon le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), 26% des outrages sexistes et sexuels enregistrés sont considérés comme des délits en raison de circonstances aggravantes. Ces actes sont principalement constatés dans les grandes agglomérations, avec 6,4 outrages pour 100 000 habitants et jusqu'à 8,5/100 000 dans la région parisienne, affichant le taux le plus élevé.
Prédominance des cas impliquant des femmes et des hommes
Sur le territoire de la police nationale, neuf cas d'outrages sur dix concernent des femmes et sont majoritairement le fait d'hommes (97%). Parmi ces incidents, 14% se sont déroulés dans les transports en commun.
Définition et répression des outrages sexistes et sexuels
D'après la loi du 3 août 2018, un outrage sexiste ou sexuel consiste à imposer à une personne des paroles ou des gestes à connotation sexiste ou sexuelle, portant atteinte à sa dignité ou la plaçant dans une situation intimidante, hostile ou offensante. Depuis le 1er avril 2023, ces actes sont considérés comme des délits punis d'une amende de 3 750 euros, assortie éventuellement de peines complémentaires comme un stage de citoyenneté ou des travaux d'intérêt général.
