Une enquête a été ouverte à Avignon (Vaucluse) après qu’une enseignante a été soupçonnée d’avoir attaché un élève de CE2 à sa chaise avec une corde à sauter, le 18 mai dernier. Selon BFM - Faits Divers, une plainte a été déposée par les parents de l’enfant pour dénoncer ces faits, confirmés par la procureure Stéphanie Aouine.

Ce qu'il faut retenir

  • Un élève de CE2 a été immobilisé à sa chaise avec une corde à sauter pendant une après-midi entière, le 18 mai 2026.
  • L’enseignante, employée dans une école primaire d’Avignon, est visée par une plainte déposée par les parents de l’enfant.
  • La procureure Stéphanie Aouine a confirmé l’ouverture d’une enquête, sans préciser l’identité de l’enseignante.
  • Un collectif organise un rassemblement de soutien à la famille devant les services départementaux de l’Éducation nationale du Vaucluse ce 18 juin 2026.

Une plainte pour des faits survenus en classe

Le 18 mai 2026, un élève scolarisé en CE2 dans une école primaire d’Avignon aurait été maintenu assis sur sa chaise à l’aide d’une corde à sauter, pendant plusieurs heures. Selon les informations rapportées par BFM - Faits Divers, l’enfant aurait été ainsi immobilisé pendant une partie de l’après-midi, ce qui a conduit les parents à déposer plainte pour dénoncer cette pratique.

La procureure de la République de la ville, Stéphanie Aouine, a confirmé à la chaîne l’ouverture d’une enquête préliminaire, sans pour autant communiquer sur l’avancement des investigations. À ce stade, ni l’identité de l’enseignante ni son ancienneté au sein de l’établissement n’ont été dévoilées.

Un collectif appelle à un rassemblement de soutien

Pour exprimer leur solidarité avec l’élève et sa famille, les Résiliantes, un collectif local, ont organisé un rassemblement devant les services départementaux de l’Éducation nationale du Vaucluse, situé à Avignon. L’événement, prévu ce 18 juin 2026 à partir de 19 heures, vise à sensibiliser l’opinion publique sur la question des violences éducatives en milieu scolaire.

Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, le collectif a appelé à une mobilisation massive : « Ces violences, souvent silenciées, ne doivent plus l’être. Soyons nombreux.ses à apporter notre soutien à la maman qui a eu le courage de les dénoncer. » L’initiative s’inscrit dans une démarche de visibilisation des maltraitances institutionnelles.

Contexte et suites judiciaires à suivre

Les faits, qui remontent au mois de mai, ont été portés à la connaissance des autorités éducatives et judiciaires après que les parents ont porté plainte. D’après BFM - Faits Divers, le parquet a confirmé l’existence de cette plainte, sans préciser si d’autres témoignages ou éléments avaient été recueillis dans le cadre de l’enquête.

Si l’affaire reste à ce jour confidentielle, elle relance le débat sur les méthodes disciplinaires utilisées dans les écoles primaires. En France, l’usage de contraintes physiques à l’encontre des élèves est strictement encadré par la loi, et toute mesure excessive peut être qualifiée de maltraitance ou de violence éducative.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes de l’enquête dépendront des éléments recueillis par les enquêteurs. Une fois les auditions terminées, le parquet décidera des suites à donner, qui pourraient aller d’un classement sans suite à une mise en examen de l’enseignante. Dans l’intervalle, le ministère de l’Éducation nationale pourrait également diligenter une enquête administrative interne, si les faits venaient à être confirmés.

Cette affaire rappelle également l’importance du signalement des violences éducatives, qu’elles soient institutionnelles ou familiales. Les associations de défense des droits de l’enfant, comme la Fondation pour l’Enfance, rappellent régulièrement que toute forme de contrainte physique ou psychologique sur un mineur est susceptible de constituer une infraction pénale.

À ce stade, aucune information n’a été communiquée par l’Éducation nationale ou le parquet concernant une éventuelle suspension de l’enseignante. En l’absence de mesures disciplinaires ou judiciaires définitives, elle reste en fonction le temps de l’enquête.

Si l’enseignante est reconnue coupable, elle pourrait faire l’objet de poursuites pénales pour violences ou mise en danger d’un mineur, passibles de sanctions pouvant aller jusqu’à plusieurs années de prison. Une condamnation pourrait également entraîner une exclusion définitive de la fonction publique.