Le gouvernement camerounais a annoncé, d’après RFI, le report de deux semaines des épreuves du baccalauréat anglophone (GCE), initialement prévues à partir du 8 juin. Ces nouvelles sessions se dérouleront finalement du 22 juin au 2 juillet 2026. La décision fait suite à la diffusion massive de sujets d’examen sur les réseaux sociaux, compromettant ainsi l’intégrité de l’évaluation.

Ce qu’il faut retenir

  • Le report concerne uniquement les épreuves du GCE, l’examen anglophone du baccalauréat au Cameroun.
  • La fuite de sujets a été identifiée sur les réseaux sociaux, forçant les organisateurs à annuler et reprogrammer les épreuves.
  • Les nouvelles dates sont fixées du 22 juin au 2 juillet 2026, soit un report de deux semaines.
  • Les organisateurs disposent désormais de ce délai pour identifier l’origine des fuites et préparer de nouvelles épreuves.

Un examen majeur perturbé par une fuite massive

Le General Certificate of Education (GCE), équivalent anglophone du baccalauréat, est un examen central pour des milliers d’élèves camerounais. D’après RFI, les épreuves prévues pour le 8 juin ont été annulées après que des sujets ont été partagés en masse sur les plateformes numériques. La mesure touche l’ensemble des candidats, dont le nombre reste à préciser par les autorités.

Le ministère de l’Éducation nationale n’a pas encore communiqué sur les conséquences logistiques de ce report, notamment pour les établissements scolaires ou les familles des candidats. La décision intervient dans un contexte où les examens standardisés sont déjà sous haute surveillance pour éviter toute forme de fraude.

Des investigations en cours pour identifier les responsables

Les organisateurs de l’examen ont désormais deux semaines pour déterminer l’origine exacte de la fuite. D’après RFI, cette enquête pourrait impliquer une collaboration avec les plateformes de réseaux sociaux, souvent pointées du doigt dans ce type d’affaires. Aucune arrestation n’a encore été signalée, mais les autorités camerounaises ont promis des mesures strictes.

Ce report rappelle d’autres cas similaires en Afrique, où des fuites de sujets ont déjà entraîné l’annulation ou le report d’examens nationaux. Au Cameroun, où le GCE est un passage obligé pour l’accès à l’enseignement supérieur, la crédibilité de l’examen est en jeu.

Et maintenant ?

D’ici le 22 juin, les autorités camerounaises devraient publier un calendrier détaillé des nouvelles épreuves, ainsi que les consignes pour les candidats. Une conférence de presse est attendue dans les prochains jours pour préciser les modalités de rattrapage. Reste à savoir si d’autres mesures, comme un renforcement des contrôles numériques, seront mises en place pour éviter de nouvelles fuites.

Ce report intervient alors que le Cameroun renforce progressivement ses dispositifs de sécurité pour les examens nationaux. En 2025, des cas de fraude avaient déjà été signalés, poussant les autorités à durcir les sanctions. Pour les élèves concernés, ce délai supplémentaire pourrait aussi servir à réviser, mais il soulève des questions sur l’équité entre les candidats.

Le General Certificate of Education (GCE) est l’examen officiel qui permet aux élèves camerounais d’obtenir leur baccalauréat dans les régions anglophones du pays. Il est indispensable pour accéder à l’université et représente un enjeu majeur pour des milliers de jeunes chaque année.