Alors que les températures estivales invitent à multiplier les repas en plein air, la question des effets des barbecues sur la santé revient sur le devant de la scène. Selon Top Santé, un nutritionniste français livre ses conseils pour limiter les risques cardiovasculaires liés à la consommation de viandes grillées.

Ce qu'il faut retenir

  • Le nutritionniste Raphaël Gruman recommande des viandes spécifiques pour préserver sa santé cardiovasculaire lors des barbecues.
  • Il met en garde contre les viandes transformées et certaines parties de volaille riches en graisses saturées.
  • Le choix des accompagnements et des sauces joue un rôle clé dans l’équilibre nutritionnel d’un repas de barbecue.
  • Des alternatives végétales comme les brochettes de légumes sont encouragées pour réduire l’impact sur le cœur.

Les viandes à privilégier pour limiter les risques cardiovasculaires

Raphaël Gruman, nutritionniste reconnu, a détaillé dans une interview accordée à Top Santé les types de viandes les moins nocives pour le cœur. Il recommande en priorité les morceaux maigres de volaille, comme le blanc de poulet ou la dinde, à condition de retirer la peau avant cuisson. « Ces viandes contiennent moins de graisses saturées, principal facteur de risque pour les maladies cardiovasculaires », a-t-il expliqué. Il conseille également de privilégier les morceaux de bœuf maigres, comme le filet ou le rumsteck, en évitant les parties plus grasses comme l’entrecôte ou le faux-filet.

À l’inverse, le spécialiste met en garde contre la consommation régulière de viandes transformées, telles que les saucisses industrielles ou les merguez. « Ces produits, souvent riches en sel et en additifs, augmentent significativement le risque d’hypertension et de maladies cardiovasculaires », précise-t-il. Pour les amateurs de porc, il suggère d’opter pour des morceaux peu gras comme le filet mignon ou la longe, à condition de bien les cuire pour éviter la formation de composés nocifs.

Des accompagnements et sauces à choisir avec soin

Le nutritionniste ne se contente pas de recommander des viandes adaptées : il souligne aussi l’importance des accompagnements dans l’équilibre d’un repas de barbecue. Pour limiter les apports en sel et en calories, il conseille de privilégier les légumes grillés, comme les courgettes, les poivrons ou les aubergines, qui apportent des fibres et des vitamines. « Une salade verte bien assaisonnée peut remplacer avantageusement les frites ou le pain », a-t-il indiqué. Il recommande également d’éviter les sauces industrielles, souvent riches en graisses saturées et en sucres ajoutés, et de privilégier des alternatives maison à base de yaourt grec, d’herbes fraîches ou de citron.

Côté boissons, il conseille de limiter les sodas et les alcools forts, et de privilégier l’eau, les infusions froides ou les vins rouges en petite quantité. « L’hydratation joue un rôle clé dans la digestion et la santé cardiovasculaire », rappelle-t-il.

Les erreurs à éviter pour un barbecue plus sain

Outre le choix des viandes, Raphaël Gruman alerte sur certaines pratiques courantes qui peuvent aggraver les risques pour la santé. La surcuisson de la viande, notamment lorsqu’elle noircit ou brûle, favorise la formation de composés cancérigènes, comme les amines hétérocycliques ou les hydrocarbures aromatiques polycycliques. « Il est préférable de cuire les viandes à feu doux et de retourner fréquemment les brochettes », conseille-t-il. Il déconseille également d’utiliser des marinades industrielles, souvent riches en sel et en additifs, et recommande de préparer ses propres marinades à base d’huile d’olive, d’ail, d’herbes et d’agrumes.

Enfin, le nutritionniste rappelle que la modération reste la clé d’un barbecue équilibré. « Même les viandes les plus saines peuvent devenir nocives si elles sont consommées en excès », souligne-t-il. Il recommande de varier les plaisirs en intégrant des alternatives végétales, comme les brochettes de tofu mariné ou de tempeh, et en limitant les quantités servies.

Et maintenant ?

Alors que les vagues de chaleur poussent les Français à multiplier les repas en extérieur, les recommandations de Raphaël Gruman pourraient inspirer de nouvelles pratiques chez les consommateurs. Les organisateurs de barbecues collectifs, comme les associations ou les collectivités, pourraient intégrer ces conseils dans leurs événements pour promouvoir une alimentation plus saine. Une campagne de sensibilisation sur les bonnes pratiques culinaires lors des grillades pourrait également être lancée d’ici l’été 2027, selon les associations de nutrition.

En attendant, les amateurs de barbecue peuvent d’ores et déjà appliquer ces conseils pour concilier plaisir gustatif et santé cardiovasculaire. Comme le rappelle Raphaël Gruman, « un repas réussi ne se mesure pas seulement à sa saveur, mais aussi à son équilibre ».

Le nutritionniste déconseille formellement les viandes transformées, comme les saucisses industrielles, les merguez ou les lardons, en raison de leur teneur élevée en sel, en additifs et en graisses saturées. Il met également en garde contre les morceaux de viande grasse, comme l’entrecôte ou le faux-filet, ainsi que les parties de volaille avec la peau.