Alors que l’été approche et que les barbecues se multiplient, une diététicienne alerte sur les dangers des aliments carbonisés. Selon Top Santé, ces plats, souvent synonymes de vacances et de convivialité, pourraient présenter un risque pour la santé en raison de leur teneur en substances cancérigènes. Une mise en garde qui invite à repenser certaines habitudes alimentaires lors des soirées estivales.
Ce qu'il faut retenir
- Les aliments brûlés lors des barbecues contiennent des substances cancérigènes, comme l’acrylamide ou les hydrocarbures aromatiques polycycliques.
- Une diététicienne recommande de limiter leur consommation, voire de les éviter.
- Les frites croustillantes et les pains noircis sont particulièrement concernés.
- Les risques pour la santé augmentent avec la fréquence et l’intensité de l’exposition.
Des aliments du quotidien sous le feu des projecteurs
Chaque été, les barbecues rythment les soirées entre amis ou en famille. Pourtant, certains plats, comme les frites croustillantes ou les pains noircis, pourraient bien cacher un danger insoupçonné. D’après Top Santé, ces aliments, lorsqu’ils sont brûlés, libèrent des composés chimiques reconnus comme cancérigènes par les autorités sanitaires. Une diététicienne interrogée par le média va même plus loin : elle affirme essayer de consommer « le moins possible » ces plats, tant leur impact sur la santé l’inquiète.
Parmi les substances incriminées figurent l’acrylamide, présente dans les aliments riches en glucides lorsqu’ils sont cuits à haute température, et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), générés par la combustion du charbon ou du bois. Ces composés sont classés comme potentiellement cancérigènes par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).
Pourquoi ces aliments sont-ils si répandus lors des soirées estivales ?
Leur popularité tient à leur goût prononcé, souvent associé à une sensation de convivialité et de nostalgie. Les frites croustillantes, les marshmallows grillés ou les pains noircis sur les braises font partie intégrante des rituels estivaux. Pourtant, leur consommation régulière, surtout en grande quantité, expose à des risques accrus. Comme le souligne la diététicienne citée par Top Santé, « on les retrouve à chaque soirée en vacances, mais il est préférable de les consommer avec modération ».
Certains professionnels de santé recommandent d’éviter de noircir les aliments lors de la cuisson et de privilégier des méthodes moins agressives, comme une cuisson à feu doux ou l’utilisation de papier aluminium pour limiter les contacts directs avec les flammes. Des alternatives existent également, comme les légumes grillés ou les viandes marinées, qui offrent des saveurs tout aussi appréciées sans les mêmes risques.
Des recommandations à prendre au sérieux
Face à ces alertes, les autorités sanitaires appellent à la prudence. En 2023, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (ANSES) avait déjà rappelé les dangers liés à la consommation d’aliments carbonisés. Elle recommandait notamment de ne pas exposer les aliments à des températures trop élevées et de limiter leur temps de cuisson. Ces conseils s’appliquent aussi bien aux barbecues qu’aux poêles ou aux fours.
Pour les consommateurs, la vigilance est donc de mise. Si l’interdiction pure et simple de ces plats n’est pas envisagée, leur consommation occasionnelle et raisonnée semble être la voie à privilégier. Comme le rappelle la diététicienne interrogée par Top Santé, « il ne s’agit pas de diaboliser ces aliments, mais d’en prendre conscience et d’adapter ses habitudes ».
Alors que les températures commencent à monter, cette alerte tombe à point nommé. Si les barbecues restent un plaisir estival incontournable, il semble désormais essentiel de concilier convivialité et santé.
Les aliments riches en glucides, comme les frites, le pain ou les pommes de terre, sont particulièrement exposés à la formation d’acrylamide lorsqu’ils sont brûlés. Les viandes et poissons carbonisés, quant à eux, peuvent contenir des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), également cancérigènes.