La compagnie low cost Ryanair fait l’objet d’une nouvelle procédure judiciaire en Belgique. Selon Le Figaro, l’association de défense des consommateurs Testachats a saisi le tribunal afin d’obtenir le versement d’astreintes financières pour non-respect d’un jugement rendu le 28 janvier 2026. Celui-ci avait sanctionné plusieurs pratiques commerciales jugées illicites dans le parcours de réservation en ligne de la compagnie irlandaise.
Ce qu'il faut retenir
- Testachats demande au tribunal belge d’imposer des astreintes de 5 000 euros par infraction et par jour à Ryanair pour non-exécution du jugement de janvier 2026.
- Le litige porte sur des pratiques de présentation des prix, jugées trompeuses, comme des promotions utilisant des prix de référence erronés ou des messages d’urgence commerciale non conformes.
- Ryanair affirme avoir obtenu gain de cause sur certains points, mais l’association estime que le site reste opaque ou trompeur.
- Ce contentieux s’inscrit dans un contexte européen de surveillance accrue des méthodes commerciales des compagnies aériennes.
Un jugement de janvier non pleinement exécuté
Testachats, association belge de défense des consommateurs, considère que Ryanair n’a pas respecté intégralement l’arrêt rendu par la justice belge le 28 janvier 2026. Ce jugement avait pointé du doigt plusieurs pratiques commerciales dans le parcours de réservation en ligne de la compagnie, jugées illicites. L’association s’est donc tournée vers le tribunal afin d’obtenir l’application d’astreintes financières estimées à 5 000 euros par jour et par infraction. « Plusieurs aspects du processus de réservation demeurent opaques ou trompeurs », a indiqué Testachats dans une publication datée du 27 février 2026.
Des pratiques ciblées, loin d’un rejet du modèle low cost
Le litige ne remet pas en cause le modèle économique de Ryanair, mais cible des pratiques précises. Selon Testachats, le tribunal n’a pas jugé illégal le supplément facturé pour une valise cabine à roulettes de 10 kg, ni remis en cause l’ensemble de la politique commerciale de la compagnie. Les griefs portent principalement sur la présentation des prix et la lisibilité des offres proposées aux clients. Parmi les exemples cités figurent les formules tarifaires groupées, les promotions basées sur des prix de référence trompeurs, ainsi que des messages d’urgence commerciale comme « plus que 5 sièges à ce prix », alors que cette information ne correspond pas toujours à la réalité.
Ryanair fait valoir des avancées, mais l’association maintient sa demande
Côté Ryanair, on souligne avoir obtenu satisfaction sur certains points du litige. L’association Testachats reconnaît d’ailleurs que la compagnie ne fera pas appel du jugement de janvier 2026, tout en précisant qu’elle s’était engagée à adapter son site internet. Pourtant, selon Testachats, ces modifications n’auraient pas suffi à régulariser l’ensemble des pratiques incriminées. « Certains éléments du processus de réservation restent toujours aussi opaques », a-t-on indiqué du côté de l’association, qui maintient sa demande d’astreintes pour garantir un respect strict de la décision de justice.
Un contexte européen sous haute surveillance
Cette procédure judiciaire en Belgique s’inscrit dans un mouvement plus large de surveillance des méthodes commerciales des compagnies aériennes en Europe. Quelques jours avant cette nouvelle étape, une décision autrichienne avait déjà mis en lumière certaines pratiques de Ryanair. En Autriche, la justice avait annulé des frais supplémentaires jugés abusifs, comme la taxe d’enregistrement ou les frais d’impression de billets. Ces décisions successives témoignent d’une vigilance accrue des autorités européennes à l’égard des politiques tarifaires des compagnies low cost. « La pression réglementaire s’intensifie », a relevé un observateur du secteur, soulignant que d’autres pays pourraient suivre l’exemple belge ou autrichien.
Ce contentieux rappelle que les compagnies aériennes, et en particulier les low cost, restent sous le feu des projecteurs concernant la transparence de leurs tarifs. Les voyageurs, de leur côté, sont invités à vérifier attentivement les conditions d’achat avant de finaliser une réservation en ligne.
Le jugement belge de janvier 2026 cible principalement des pratiques liées à la présentation des prix dans le parcours de réservation. Parmi les griefs figurent l’affichage de formules tarifaires groupées, l’utilisation de prix de référence trompeurs pour des promotions, ainsi que des messages d’urgence commerciale non conformes à la réalité, comme l’indication « plus que 5 sièges à ce prix » alors que cette information n’est pas toujours exacte.