Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réaffirmé ce dimanche 11 mai 2026 que le conflit opposant son pays à l'Iran « n'est pas terminé », malgré les récents développements diplomatiques et militaires dans la région. Selon France 24, Netanyahu a ajouté que la chute du régime iranien entraînerait, « comme un échafaudage », la disparition de ses alliés régionaux, notamment au Yémen, dans la bande de Gaza et au Liban.

Cette déclaration intervient alors que les tensions restent vives entre Israël et l'Iran, malgré les appels répétés à la désescalade de la part de la communauté internationale. Le Premier ministre israélien a également mis en garde contre toute interprétation prématurée d'une fin proche du conflit, soulignant que les opérations militaires et les pressions diplomatiques devaient se poursuivre. Autant dire que, pour le dirigeant israélien, la situation reste sous haute tension.

Ce qu'il faut retenir

  • Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche 11 mai 2026 que la guerre contre l'Iran « n'est pas finie ».
  • Le Premier ministre israélien a prédit que la chute de Téhéran entraînerait celle de ses alliés au Yémen, à Gaza et au Liban.
  • Les ministres britannique et français de la Défense co-présideront mardi une réunion en visioconférence sur la sécurisation du détroit d'Ormuz.
  • Cette rencontre rassemblera les pays prêts à contribuer à une mission internationale pour garantir la libre circulation maritime dans une zone stratégique.

Une stratégie israélienne basée sur l'effondrement des alliés iraniens

Dans ses propos, Benjamin Netanyahu a développé une analyse géopolitique selon laquelle la destruction du régime iranien provoquerait un effet domino sur ses proxys régionaux. « Leur chute sera comme un échafaudage qui s'effondre », a-t-il expliqué, en référence aux groupes armés soutenus par Téhéran. Cette vision s'inscrit dans une stratégie israélienne visant à affaiblir l'influence iranienne en Moyen-Orient, notamment via des frappes ciblées et des pressions diplomatiques accrues.

Côté yéménite, les rebelles Houthis, soutenus par l'Iran, mènent depuis des années des attaques contre des cibles israéliennes et saoudiennes. À Gaza, le Hamas, également allié de Téhéran, reste un acteur clé du conflit israélo-palestinien. Quant au Liban, le Hezbollah, milice chiite financée et armée par l'Iran, est engagé depuis des mois dans des échanges de tirs réguliers avec Israël. Autant de fronts où une victoire israélienne sur l'Iran pourrait, selon Netanyahu, rebattre les cartes.

Une réunion internationale pour sécuriser le détroit d'Ormuz

Parallèlement aux déclarations de Netanyahu, le Royaume-Uni et la France prennent une initiative diplomatique majeure. D'après France 24, les ministres britannique et français de la Défense organiseront mardi 13 mai 2026 une réunion en visioconférence avec leurs homologues des pays engagés à soutenir une mission de sécurisation du détroit d'Ormuz. Ce passage maritime, essentiel pour le transport mondial de pétrole, est régulièrement menacé par les tensions régionales.

Cette initiative s'inscrit dans un contexte de montée des risques d'escalade militaire entre l'Iran et ses adversaires, notamment les États-Unis et Israël. Le détroit d'Ormuz, situé entre l'Iran et les Émirats arabes unis, voit transiter près de 20 % du pétrole mondial. Sa fermeture, même temporaire, aurait des répercussions économiques mondiales immédiates. Les pays participants devraient discuter des moyens de prévenir toute perturbation majeure de la navigation, alors que les tensions autour du programme nucléaire iranien restent vives.

Un contexte régional sous haute surveillance

Les dernières déclarations de Benjamin Netanyahu interviennent alors que la région fait face à une multiplication des foyers de tension. En plus du conflit israélo-iranien, la situation en Syrie, où l'Iran maintient une présence militaire significative, ainsi que les crises au Yémen et au Liban, alimentent les craintes d'une extension des violences. Les analystes soulignent que toute escalade supplémentaire pourrait avoir des conséquences imprévisibles, tant sur le plan régional que mondial.

Dans ce contexte, les initiatives diplomatiques, comme celle prévue mardi, prennent une importance cruciale. Leur succès dépendra de la capacité des pays participants à trouver un terrain d'entente, alors que les divergences d'intérêts restent profondes. Bref, entre les déclarations belliqueuses et les efforts de dialogue, le Moyen-Orient reste plus que jamais un foyer de tensions où chaque décision compte.

Et maintenant ?

La réunion prévue mardi 13 mai 2026 entre les ministres britannique et français de la Défense et leurs homologues pourrait permettre de clarifier l'engagement des pays participants à sécuriser le détroit d'Ormuz. Les prochains jours seront également marqués par les réactions internationales à la déclaration de Netanyahu, notamment de la part des États-Unis, de l'Union européenne et des pays arabes. Reste à voir si ces prises de position permettront une désescalade ou, au contraire, accentueront les tensions.

Pour l'instant, le conflit israélo-iranien et ses répercussions régionales restent au cœur des préoccupations internationales, dans l'attente d'évolutions majeures.

Le détroit d'Ormuz est le principal point de passage du pétrole en provenance du Golfe, avec environ 20 % du pétrole mondial transitant par cette zone chaque jour. Une fermeture, même temporaire, pourrait provoquer une crise énergétique majeure et une hausse des prix du pétrole à l'échelle mondiale.