La chorégraphe Betty Tchomanga, dont le travail interroge les héritages postcoloniaux à travers le prisme de son histoire familiale, sera à l’honneur aux Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis. Selon Le Monde, sa pièce « Histoire(s) décoloniale(s) #Autoportrait » sera présentée dès lundi 8 juin 2026 dans le cadre de cet événement culturel majeur. Cette création s’inscrit dans une démarche artistique où la danse devient un médium pour explorer les tensions liées à la colonisation, tout en célébrant la diversité des identités.

Ce qu'il faut retenir

  • Betty Tchomanga, chorégraphe d’origine camerounaise et française, puise dans son héritage familial pour nourrir ses créations.
  • Sa pièce « Histoire(s) décoloniale(s) #Autoportrait » sera jouée le 8 juin 2026 aux Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis.
  • Cette performance s’inscrit dans une réflexion sur les traces laissées par le colonialisme, à travers le prisme de l’autoportrait.
  • Les Rencontres chorégraphiques de Seine-Saint-Denis, un événement reconnu, accueillent chaque année des artistes internationaux.

Née d’un père camerounais et d’une mère française, Betty Tchomanga a construit son parcours artistique autour de cette dualité culturelle. Comme elle l’explique, ses créations sont indissociables de son vécu. « Ma danse est une réponse aux silences imposés par l’histoire coloniale », a-t-elle déclaré au Monde. Cette pièce, qui sera donnée en première à Bobigny, s’inscrit dans une série intitulée « Histoire(s) décoloniale(s) », un titre qui reflète l’ambition de l’artiste : transformer la mémoire collective en mouvement.

Les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis, organisées depuis plus de vingt ans, sont devenues un rendez-vous incontournable pour les amateurs de danse contemporaine. Elles offrent une plateforme aux chorégraphes émergents comme aux figures établies, avec une programmation qui oscille entre tradition et avant-garde. La pièce de Tchomanga, présentée dans le cadre de cette édition, s’annonce comme l’un des temps forts du festival. Le public pourra y découvrir une réflexion chorégraphiée sur les héritages postcoloniaux, mêlant récits personnels et enjeux universels.

Ce projet artistique s’inscrit dans un contexte où la question décoloniale occupe une place croissante dans les débats publics. En France, comme ailleurs, les artistes sont de plus en plus nombreux à interroger les récits historiques dominants à travers leurs créations. « Je ne cherche pas à donner des réponses, mais à ouvrir des espaces de dialogue », a précisé Tchomanga. Sa pièce, qui alterne entre solos et duos, invite le spectateur à une introspection collective. Le choix du format « autoportrait » n’est pas anodin : il souligne l’importance de la subjectivité dans la reconstruction de l’histoire.

Et maintenant ?

Après sa première représentation le 8 juin, la pièce sera ensuite programmée dans plusieurs salles en France et à l’étranger. Une tournée qui pourrait s’étendre jusqu’à la fin de l’année 2026, selon les annonces faites par la chorégraphe. Les Rencontres chorégraphiques de Seine-Saint-Denis devraient par ailleurs publier un catalogue des œuvres présentées, incluant des entretiens avec les artistes. Reste à voir si cette création suscitera des débats ou inspirera d’autres projets similaires.

Cette création s’inscrit dans une dynamique plus large, où la danse contemporaine se fait écho des tensions sociales et politiques. Les prochains mois pourraient voir émerger de nouvelles pièces explorant des thèmes similaires, renforçant ainsi le rôle de la danse comme outil de réflexion collective. Pour l’instant, la pièce de Betty Tchomanga attend le public à Bobigny, où elle sera donnée dans le cadre des Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis.

Cette pièce se concentre sur l’autoportrait, un format qui met en avant la subjectivité de l’artiste et son héritage familial. Contrairement à ses précédentes créations, elle y explore plus directement les traces du colonialisme à travers le prisme de sa propre histoire.