Ce vendredi 17 avril 2026, l'émission BFM Bourse, diffusée quotidiennement sur BFM Business, a réuni plusieurs experts pour analyser les mouvements des marchés, les stratégies d'investissement et les actualités économiques majeures. Selon BFM Business, l'édition du jour a notamment abordé l'exposition aux obligations à longue maturité en dépit des craintes inflationnistes, le rebondissement géopolitique lié à la réouverture du détroit d'Ormuz, ainsi que les performances contrastées de grands groupes technologiques comme Netflix.
Ce qu'il faut retenir
- Nour Bendimered, directeur des investissements chez iVesta Family Office, a recommandé de prolonger la durée des obligations dans les portefeuilles malgré les risques liés à l'inflation, évoquant un contexte propice aux actifs obligataires à plus longue maturité.
- Karen Georges, gérante actions et spécialiste des actions US chez Ecofi, a souligné dans sa chronique « USA Today » le rebond des marchés consécutif à la réouverture du détroit d'Ormuz, ainsi que les signaux rassurants envoyés par les banques américaines.
- Netflix a enregistré un recul de son action après l'annonce du départ de son cofondateur, Reed Hastings, et la publication de résultats jugés « en trompe-l'œil » en raison d'un bénéfice artificiellement gonflé.
- Plusieurs intervenants, dont Antoine Larigaudrie et Julie Cohen-Heurton, journalistes chez BFM Business, ont participé aux débats animés par Guillaume Sommerer.
- Le niveau de l'indice iTraxx Crossover, référence du crédit européen high yield, s'est établi à 281 points de base ce matin, un chiffre scruté par les investisseurs.
Des obligations à rallonge malgré l'inflation ? L'analyse de Nour Bendimered
Dans son intervention lors de l'émission du 17 avril, Nour Bendimered, directeur des investissements chez iVesta Family Office, a défendu l'idée d'un allongement de la duration des portefeuilles obligataires, « malgré les craintes persistantes sur l'inflation ». Selon lui, « la réouverture du détroit d'Ormuz » et le « retour en force de la tech » créent un environnement où les obligations à plus longue maturité pourraient offrir des rendements attractifs, à condition de bien sélectionner les actifs. « Autant dire que les craintes inflationnistes ne doivent pas systématiquement pousser à réduire la duration, mais plutôt à affiner sa stratégie », a-t-il précisé.
Le détroit d'Ormuz et les banques américaines au cœur des débats
Lors de sa chronique « USA Today », Karen Georges, gérante actions chez Ecofi, a analysé l'impact de la réouverture du détroit d'Ormuz sur les marchés. « Les investisseurs ont réagi positivement à cette nouvelle, perçue comme un signal de stabilisation dans une région stratégique », a-t-elle indiqué. Par ailleurs, la spécialiste a mis en avant la confiance retrouvée des consommateurs américains, confortée par les déclarations rassurantes des banques centrales et des institutions financières. « Les ménages semblent moins inquiets qu'il y a quelques mois, ce qui pourrait soutenir la consommation et, par ricochet, la croissance », a-t-elle ajouté.
Netflix en chute libre : le départ de Reed Hastings et ses résultats en question
Netflix a connu une journée difficile en Bourse ce 17 avril 2026. L'action du géant du streaming a chuté après deux annonces majeures : d'une part, le départ de son cofondateur et figure emblématique Reed Hastings, d'autre part, la publication de résultats trimestriels qualifiés de « trompe-l'œil » par Karen Georges. « Le bénéfice annoncé a été gonflé par des éléments exceptionnels, ce qui masque une réalité moins flatteuse », a expliqué la gérante. Elle a également souligné que la concurrence accrue dans le secteur du divertissement en ligne, avec l'émergence de nouveaux acteurs, pourrait peser sur les marges de l'entreprise à moyen terme.
Les intervenants et le déroulé de l'émission BFM Bourse
L'émission du 17 avril a réuni cinq invités autour de Guillaume Sommerer : Antoine Larigaudrie et Julie Cohen-Heurton, journalistes chez BFM Business, Karen Georges, gérante actions chez Ecofi, Nour Bendimered, directeur des investissements chez iVesta Family Office, et Julien Valarcher, responsable de la distribution des ETF pour la France chez Invesco. « BFM Bourse » est diffusée du lundi au vendredi sur BFM Business, offrant chaque jour une analyse approfondie des marchés financiers, des stratégies d'investissement et des tendances économiques.
L'indice iTraxx Crossover à 281 points de base : un signal pour les investisseurs
Dans son édition du 16 avril, l'émission a également évoqué le niveau de l'indice iTraxx Crossover, référence du crédit européen high yield. Selon Sébastien Barthelemi, responsable de la recherche crédit chez Kepler Cheuvreux, cet indice s'est établi à 281 points de base ce matin, un niveau suivi de près par les investisseurs pour évaluer le risque de crédit en Europe. « Un resserrement des spreads pourrait indiquer une amélioration de la confiance des marchés, tandis qu'un élargissement signifierait un durcissement des conditions de financement », a-t-il rappelé.
Pour suivre l'actualité financière en temps réel, les auditeurs peuvent se rendre sur le site de BFM Business ou consulter les replays de l'émission « BFM Bourse », disponible chaque jour de la semaine.
Selon Nour Bendimered, « la réouverture du détroit d'Ormuz et le retour en force de la tech » créent un environnement où les obligations à plus longue maturité pourraient offrir des rendements attractifs. Il estime que les craintes inflationnistes ne doivent pas systématiquement pousser à réduire la duration, mais plutôt à affiner sa stratégie d'investissement en sélectionnant soigneusement les actifs.
L'action Netflix a chuté en raison de deux annonces majeures : le départ de son cofondateur Reed Hastings et la publication de résultats trimestriels jugés « en trompe-l'œil » par les analystes, car gonflés par des éléments exceptionnels. Par ailleurs, la concurrence accrue dans le secteur du divertissement en ligne pourrait peser sur les marges de l'entreprise à moyen terme.
