Le débat autour du point bas (bottom) du Bitcoin (BTC) s’intensifie depuis plusieurs semaines, alimenté par des prévisions contrastées sur son cours futur. Selon Cryptoast, le directeur des investissements de Bitwise, Matt Hougan, estime que la question du niveau exact de ce creux est secondaire. D’après lui, les investisseurs doivent plutôt se focaliser sur les tendances structurelles du marché et les opportunités à long terme.

Ce qu'il faut retenir

  • Plusieurs analyses divergent sur le niveau du bottom du Bitcoin : entre 46 000 et 54 000 dollars (Glassnode) ou autour de 53 600 dollars (CryptoQuant).
  • Un spécialiste de Standard Chartered affirme que le bear market serait déjà terminé après le rebond du BTC à 59 000 dollars.
  • Matt Hougan, de Bitwise, considère que la vraie question n’est pas le niveau du bottom, mais la capacité du Bitcoin à atteindre 100 000, 200 000 ou même 1 million de dollars lors du prochain cycle haussier.
  • Trois rapports récents (Galaxy Digital, NYDIG et une autre analyse non précisée) partagent trois points communs : le bottom sera atteint en 2026, le marché est plus proche du creux que du sommet, et un nouveau cycle haussier suivra.
  • Matt Hougan souligne que tant que le sommet n’est pas atteint, le Bitcoin reste un achat attractif pour les investisseurs long terme.

Des prévisions contradictoires sur le niveau du point bas

Les dernières analyses publiées par des structures spécialisées dessinent des scénarios très différents concernant le futur point bas du Bitcoin. Selon Cryptoast, les experts de CryptoQuant estiment que ce niveau pourrait se situer autour de 53 600 dollars. Une estimation plus large, avancée par Glassnode, place cette fourchette entre 46 000 et 54 000 dollars. Pourtant, une autre analyse, celle de Standard Chartered, suggère que le marché baissier serait déjà derrière nous, après que le Bitcoin a rebondi sur le seuil des 59 000 dollars.

Face à ces divergences, Matt Hougan, directeur des investissements de Bitwise, balaye d’un revers de main les tergiversations sur le niveau exact du bottom. Il rappelle que ces débats occultent l’essentiel : les opportunités offertes par le Bitcoin pour les investisseurs patients.

Trois rapports, trois conclusions, mais des points communs

Pour étayer son analyse, Matt Hougan s’appuie sur trois études récentes — dont deux, signées par Galaxy Digital et NYDIG, ne figurent pas dans les estimations citées précédemment. Selon lui, bien que ces rapports présentent des conclusions différentes, ils partagent trois éléments clés. Premièrement, le bottom du Bitcoin sera atteint en 2026. Deuxièmement, le marché se rapproche de ce point bas plutôt que d’un sommet. Enfin, un nouveau cycle haussier devrait suivre cette phase de repli.

— Ces rapports montrent que les divergences portent davantage sur le calendrier et le prix que sur la dynamique globale du marché, souligne Hougan. — Pour les investisseurs long terme, ce qui compte, ce sont les éléments sur lesquels ces analyses convergent.

Bitcoin : un achat évident tant que le sommet n’est pas atteint

D’après Matt Hougan, les scénarios envisagés pour le prochain cycle haussier — avec des objectifs de cours allant jusqu’à 100 000, 200 000 ou même 1 million de dollars — rendent le Bitcoin particulièrement attractif. À condition de ne pas attendre le sommet, précise-t-il. Selon lui, tant que ce dernier n’est pas atteint, l’actif numérique reste un placement pertinent pour les détenteurs à long terme.

Son analyse s’appuie sur plusieurs indicateurs structurels, comme la hausse de la dette publique et de l’inflation, ainsi qu’une défiance croissante envers les institutions financières traditionnelles. Par ailleurs, l’adoption du Bitcoin par les natifs numériques, qui « vieillissent, s’enrichissent et gagnent en influence », renforce sa légitimité à long terme.

Les risques à surveiller, malgré un contexte global favorable

Si la configuration actuelle semble plus favorable que lors des précédents « hivers crypto », Matt Hougan n’exclut pas certains risques. Parmi eux figurent l’émergence de l’informatique quantique, susceptible de menacer la sécurité des blockchains, et un possible durcissement réglementaire. Pour autant, il estime que ces menaces restent gérables dans le contexte actuel.

— La situation est plus prometteuse que lors des phases de repli précédentes, assure-t-il. — Les fondamentaux du Bitcoin, couplés à une adoption croissante, plaident en faveur d’une reprise durable.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines pourraient apporter des éclairages supplémentaires sur la trajectoire du Bitcoin. Plusieurs rapports clés, dont ceux de Galaxy Digital et NYDIG, devraient être suivis de près par les investisseurs. Par ailleurs, l’évolution des indicateurs macroéconomiques, comme l’inflation et les politiques monétaires des grandes banques centrales, pourrait influencer la dynamique du marché. Enfin, le durcissement éventuel des régulations dans certains pays sera un facteur à surveiller de près.

En conclusion, si les débats sur le niveau du bottom du Bitcoin persistent, les investisseurs long terme ont tout intérêt à se concentrer sur les tendances structurelles de l’actif. Avec des scénarios haussiers ambitieux et une adoption en hausse, le Bitcoin reste un placement à considérer, à condition de ne pas attendre le sommet du cycle.

Plusieurs éléments pourraient jouer un rôle clé : la poursuite de l’adoption institutionnelle, l’évolution des politiques monétaires des grandes banques centrales, l’impact de l’informatique quantique sur la sécurité des blockchains, et le cadre réglementaire en constante évolution. La confiance dans les institutions centralisées et la numérisation croissante de l’économie sont également des moteurs structurels.

Les différences s’expliquent par les méthodologies utilisées, les horizons temporels considérés et les hypothèses sous-jacentes. Certains modèles se basent sur des indicateurs on-chain, comme les flux d’échange ou les niveaux de détention, tandis que d’autres privilégient des analyses macroéconomiques ou des tendances historiques. Ces variations expliquent les écarts dans les prévisions.