Selon BFM Business, le coût élevé de l’essence pousse un nombre croissant de propriétaires de véhicules à s’équiper de boîtiers bioéthanol. Une tendance qui s’accélère depuis le début de l’été, alors que les prix des carburants restent élevés malgré un léger reflux du prix du baril.

Ce qu'il faut retenir

  • Les installations de boîtiers bioéthanol ont « explosé » face au prix élevé de l’essence, indique BFM Business.
  • Le baril de pétrole enregistre un recul depuis le début de la semaine, mais cette baisse n’a pas encore d’impact direct sur les stations-service.
  • Les professionnels et automobilistes dénoncent une hausse « scandaleuse » des tarifs, qualifiée de « non pérenne » par un économiste.
  • La sécheresse aggrave la situation, avec des risques de flambée des prix sur les fruits et légumes, selon Interfel.
  • Les salariés de La Poste, affectés par les incendies dans le massif de l’Esterel, doivent poser des RTT ou rattraper leurs heures.

Une solution économique face à la hausse des carburants

Le marché des boîtiers bioéthanol connaît une croissance sans précédent. Depuis le début de l’été, les installateurs enregistrent un afflux massif de demandes. « C’est une réalité que l’on subit », confie un professionnel basé au pied du massif de l’Esterel, où les incendies ont déjà perturbé l’activité économique. Le coût de l’essence, qui reste élevé malgré un baril en légère baisse, incite les automobilistes à chercher des alternatives moins onéreuses.

Un baril en recul, mais des prix qui résistent

D’après le président de la branche stations-service de l’organisation patronale Mobilians, « depuis le début de la semaine, le baril redescend ». Pourtant, cette tendance ne se traduit pas encore par une baisse significative des tarifs en France. « Ce n’est pas une solution pérenne », estime Sylvain Bersinger, économiste interrogé par BFM Business. Les automobilistes, eux, ne décolèrent pas : « C’est un scandale que ce soit augmenté comme ça », réagit Simon, un conducteur rencontré en station-service.

Une sécheresse qui aggrave la crise alimentaire

La hausse des prix des carburants n’est pas le seul sujet d’inquiétude. La sécheresse qui touche une grande partie du territoire menace aussi les récoltes. Daniel Sauvaitre, secrétaire général d’Interfel, rappelle que « les manques commencent à apparaître ». Autant dire que la situation pourrait encore s’aggraver sur les étals des marchés, avec des répercussions sur les prix des fruits et légumes. « Vers une flambée des prix ? », s’interroge-t-on côté producteurs.

Des salariés et entreprises en première ligne

Les incendies dans le massif de l’Esterel ont également mis en difficulté de nombreuses entreprises. Empêchés d’accéder à leur lieu de travail, les salariés de La Poste se voient proposer de poser des RTT ou de rattraper leurs heures. Une mesure qui illustre l’impact des crises climatiques sur l’économie locale, bien au-delà des simples questions de carburant.

Et maintenant ?

Si le prix du baril baisse, les experts estiment que la situation sur les stations-service pourrait évoluer d’ici la fin du mois d’août. Les prochaines annonces du gouvernement sur le plafonnement des tarifs des carburants sont attendues avec impatience. Reste à voir si cette mesure, si elle est adoptée, suffira à apaiser les tensions. Quant aux agriculteurs, ils espèrent des pluies salvatrices pour limiter l’impact de la sécheresse sur les récoltes.

Pour l’instant, les automobilistes continuent de se tourner vers le bioéthanol, tandis que les professionnels tentent de s’adapter à cette nouvelle donne économique. Une chose est sûre : la crise des carburants n’est pas près de s’éteindre.

Avec la hausse des prix de l’essence, les boîtiers bioéthanol permettent de réduire significativement le coût au kilomètre. Un plein coûte en moyenne deux fois moins cher qu’avec du SP95 ou du diesel, selon les professionnels du secteur.