La Centrale ouvrière bolivienne (COB) a annoncé samedi 20 juin 2026 la levée immédiate de ses « mesures de pression » à l’échelle nationale, mettant fin à six semaines de blocages routiers initiés début mai. Selon Le Monde, cette décision fait suite à la signature d’un accord avec le président bolivien, dont le contenu précis n’a toutefois pas été rendu public.

Ce qu'il faut retenir

  • Fin des blocages : la COB a suspendu ses actions après un accord avec le président, sans divulguer ses termes.
  • Durée des mobilisations : les manifestations et blocages avaient débuté début mai 2026 et duré six semaines.
  • Acteur clé : la COB, principale organisation syndicale du pays, avait appelé à ces mouvements de protestation.
  • Réponse gouvernementale : le gouvernement a signé un texte avec la COB, sans en révéler le contenu pour l’instant.

Dès l’annonce de l’accord, la COB a diffusé un communiqué indiquant que les « mesures de pression » étaient levées sur l’ensemble du territoire national. « Nous avons obtenu des garanties de la part du gouvernement, même si les détails restent à clarifier », a indiqué un représentant de l’organisation syndicale, cité par Le Monde. Si les revendications exactes portées par la COB n’ont pas été détaillées, les blocages routiers avaient paralysé plusieurs régions du pays, notamment les axes reliant La Paz à Cochabamba et Santa Cruz, deux des principales villes boliviennes.

Les mobilisations, qui avaient débuté le 3 mai 2026, s’inscrivaient dans un contexte de tensions sociales accrues en Bolivie. Les manifestants dénonçaient notamment la dégradation des conditions économiques et sociales, ainsi que des mesures gouvernementales jugées insuffisantes pour répondre à la crise. Selon des observateurs locaux, ces blocages avaient déjà causé des perturbations majeures dans les échanges commerciaux et les déplacements de la population.

Dans un premier temps, le gouvernement avait adopté une position ferme, refusant toute négociation avant la levée des blocages. « Nous ne discuterons qu’une fois les routes ouvertes », avait alors affirmé un porte-parole de l’exécutif. Pourtant, face à la persistance des mobilisations et à leur impact sur l’économie, les autorités ont finalement accepté de dialoguer avec la COB. « L’accord signé marque une étape importante, mais il reste à en évaluer la portée réelle », a souligné un analyste politique interrogé par Le Monde.

Et maintenant ?

La prochaine étape consistera à rendre publics les termes de l’accord signé entre la COB et le gouvernement. Si les détails ne sont pas encore connus, les observateurs s’attendent à ce que des mesures concrètes soient annoncées dans les prochains jours pour répondre aux revendications sociales. Une réunion de suivi est prévue la semaine prochaine à La Paz pour faire le point sur les engagements pris.

Par ailleurs, la levée des blocages devrait permettre une reprise progressive des activités économiques, notamment dans les secteurs du transport et du commerce. Reste à voir si cet accord suffira à apaiser durablement les tensions, alors que la Bolivie reste confrontée à des défis structurels persistants.

Selon Le Monde, la COB n’a pas détaillé publiquement ses revendications précises, mais les mobilisations s’inscrivaient dans un contexte de crise économique et sociale en Bolivie. Les manifestants dénonçaient notamment la détérioration des conditions de vie et l’insuffisance des mesures gouvernementales pour y remédier.