Le film *Supergirl*, nouvelle production DC Studios sous la direction de James Gunn et Peter Safran, a connu un démarrage difficile dans les salles américaines. Selon Journal du Geek, la sortie en salles, initialement programmée pour attirer un large public, s’est soldée par un échec cuisant au box-office, relançant les interrogations sur la viabilité du nouveau univers cinématographique DC.

Ce qu'il faut retenir

  • Sortie en salles le 3 juillet 2026 aux États-Unis, *Supergirl* réalise un démarrage décevant dès son premier week-end d’exploitation.
  • Les recettes enregistrées ne couvrent pas les coûts de production estimés entre 150 et 200 millions de dollars, selon les analystes du secteur.
  • Cette contre-performance interroge sur la stratégie globale de DC Studios, alors que James Gunn et Peter Safran misent sur des films à gros budget pour relancer l’univers DC.
  • Les projections initiales tablaient sur 40 à 50 millions de dollars de recettes pour le week-end d’ouverture, un objectif largement dépassé par les résultats réels.

Un démarrage en demi-teinte pour le premier gros projet DC Studios

Dès sa sortie, *Supergirl* n’a pas réussi à s’imposer face à la concurrence, malgré une campagne marketing soutenue. Les recettes du premier week-end s’élèvent à seulement 22 millions de dollars, d’après les chiffres publiés par Journal du Geek. Un score jugé insuffisant pour garantir la rentabilité d’un film de cette envergure.

Les projections des analystes, qui tablaient sur une recette comprise entre 40 et 50 millions de dollars, se sont donc révélées largement surévaluées. « Les attentes étaient trop optimistes, et le public n’a pas répondu présent », a déclaré un analyste du box-office sous couvert d’anonymat. Bref, autant dire que la déception est à la hauteur des espoirs placés dans ce film.

Un échec qui pourrait fragiliser la nouvelle stratégie de DC Studios

James Gunn et Peter Safran, co-directeurs de DC Studios, avaient fait de *Supergirl* un pilier de leur stratégie pour redynamiser l’univers cinématographique DC. Le film devait servir de tremplin à une nouvelle franchise, incluant *Superman* et d’autres projets ambitieux. Or, un tel échec financier pourrait remettre en cause ces plans, notamment en limitant les budgets alloués aux prochaines productions.

« Si les recettes ne suivent pas, DC Studios pourrait devoir revoir ses ambitions à la baisse », a indiqué un proche du dossier. Certains observateurs estiment même que ce revers pourrait inciter les dirigeants à privilégier des productions moins coûteuses, voire à réévaluer leur approche marketing. Pourtant, le studio mise depuis 2023 sur des blockbusters pour reconquérir le public, après des années de résultats mitigés.

Un contexte déjà tendu pour l’industrie du cinéma

Cet échec s’inscrit dans un contexte plus large de difficultés pour l’industrie cinématographique. Les salles peinent à attirer le public, concurrencé par les plateformes de streaming et les séries. Les études récentes montrent une baisse de fréquentation de 15 % en 2025 par rapport à 2019, avant la pandémie. Dans ce paysage, *Supergirl* illustre les défis auxquels font face les grands studios.

D’autres franchises, comme *The Flash* ou *Aquaman*, ont également connu des performances en demi-teinte, bien que moins catastrophiques. Pourtant, DC Studios mise sur un modèle similaire : des films à gros budget pour fidéliser les fans et attirer de nouveaux spectateurs. Reste à savoir si cette stratégie est encore viable.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer l’impact réel de cet échec. DC Studios doit désormais décider si *Supergirl* mérite un plan de sauvetage marketing — une option peu probable au vu des résultats actuels. Par ailleurs, les annonces concernant les prochains films du studio, dont *Superman* prévu pour 2027, pourraient être revues à la baisse si les investisseurs s’inquiètent.

Une chose est sûre : James Gunn et Peter Safran devront rapidement apporter des réponses concrètes pour rassurer leurs partenaires et le public. La prochaine réunion du conseil d’administration, prévue en septembre 2026, pourrait être décisive.

En attendant, *Supergirl* reste à l’affiche dans de nombreux pays, mais ses performances en salles ne devraient pas permettre de combler les pertes. Pour DC Studios, l’heure est à la réflexion stratégique.

Les recettes du premier week-end d’exploitation aux États-Unis se sont élevées à 22 millions de dollars, bien en dessous des 40 à 50 millions escomptés. Avec un budget de production estimé entre 150 et 200 millions de dollars, ce résultat rend la rentabilité du film très incertaine, selon les analystes du secteur.