Le chanteur britannique Boy George, icône des années 1980 et leader du groupe Culture Club, a déclenché une vague de réactions après la publication d’une chanson en soutien à Israël. Intitulé Od Nirkod (We Will Dance Again), le morceau a été dévoilé le 27 juillet sur le réseau social X, sans promotion préalable. Dans son texte, l’artiste de 65 ans reprend un slogan utilisé par les survivants de l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023, qui avait fait 1 219 morts côté israélien et 251 otages emmenés à Gaza.

Selon Franceinfo - Politique, la chanson s’ouvre sur les mots suivants : « Quand on t’attaque / c’est à ça que sert l’armée / Vous ne mentionnez jamais le 7 octobre / De jeunes femmes violées contre des arbres / Brutalement assassinées / pour le crime d’avoir dansé ». Boy George s’est contenté d’accompagner la publication du titre du hashtag #Shalom, signifiant « paix » en hébreu.

Ce qu'il faut retenir

  • Boy George a publié la chanson Od Nirkod (We Will Dance Again) le 27 juillet 2026 sur X (ex-Twitter), sans accompagnement promotionnel.
  • Le morceau reprend un slogan des survivants du 7 octobre 2023, jour de l’attaque du Hamas ayant causé 1 219 morts et 251 otages en Israël.
  • L’artiste, qui n’est pas juif, y défend la position pro-israélienne et dénonce les violences commises lors de l’attaque du Hamas.
  • Une commission de l’ONU a accusé Israël, dans un rapport publié le 23 juin 2026, de « cibler » les enfants palestiniens à Gaza, évoquant un risque de « génocide ».
  • Les réactions sur les réseaux sociaux sont vives, entre soutien à Boy George et accusations de propagande pro-israélienne.
  • Ce n’est pas la première fois que l’artiste affiche son soutien à Israël, comme lors de l’Eurovision 2026 où il représentait Saint-Marin.

Un morceau qui divise sur la question israélo-palestinienne

La sortie de Od Nirkod (We Will Dance Again) a immédiatement suscité un débat houleux en ligne. Alors que certains internautes pro-israéliens saluent la prise de position de Boy George, d’autres, défenseurs de la cause palestinienne, dénoncent une instrumentalisation du conflit. Le titre de la chanson fait référence à un documentaire sorti en 2024, qui retraçait les événements du 7 octobre.

Dans son rapport rendu public le 23 juin 2026, une commission d’enquête internationale mandatée par l’ONU a accusé Israël de « cibler » les enfants palestiniens dans la bande de Gaza. Selon Srinivasan Muralidhar, président de cette commission, « en prenant pour cible des enfants, Israël s’attaque à la capacité même du peuple palestinien d’exister et de déterminer son avenir ». Une accusation qui a alimenté les tensions autour de la chanson de Boy George.

Des réactions immédiates et contrastées sur les réseaux sociaux

Les commentaires sous le post de Boy George sur X se sont rapidement multipliés, reflétant les divisions autour du conflit israélo-palestinien. Parmi les critiques les plus virulentes, Martyn Ware, cofondateur du groupe The Human League et ancien ami du chanteur, a qualifié la chanson de « propagande musicale ouvertement génocidaire et anti-palestinienne ». « George, tu devrais avoir honte ! J’espère que tu penses que l’argent valait la peine de vendre ton âme… C’est ignoble », a-t-il écrit.

D’autres utilisateurs ont reproché à Boy George de ne pas évoquer les violences subies par les civils palestiniens. « Quel dommage que vous ne parliez pas du massacre d’enfants innocents en Palestine ou des colonies illégales… Seuls les enfants israéliens comptent-ils ? Votre silence est assourdissant, George… Et tellement décevant », a réagi un internaute. Un autre a dénoncé « un odieux texte de propagande sioniste répugnante, conçu pour justifier le massacre de plus de 80 000 Palestiniens, dont plus de 20 000 enfants ».

« Quel odieux texte de propagande sioniste répugnante, conçu pour justifier le massacre de plus de 80 000 Palestiniens, dont plus de 20 000 enfants, et la perpétuation de leur oppression, de leur dépossession, de leur humiliation et de leur massacre. »

Un internaute anonyme, sur X

Boy George, un soutien récurrent à Israël

Cette prise de position n’est pas une première pour Boy George. Lors de l’Eurovision 2026, où il représentait le micro-État de Saint-Marin, l’artiste avait déjà affiché son soutien à Israël. Dans une interview accordée au Telegraph, il avait expliqué sa démarche : « Au fil des ans, c’est devenu une démarche très personnelle. Cela ne signifie pas que je n’éprouve pas de compassion pour les Palestiniens, ni que j’approuve ce qui se passe en Israël, mais je défendrai toujours les personnes que j’aime. J’ai beaucoup d’amis juifs et je ne leur tournerais jamais le dos. »

Boy George, qui n’est pas juif, s’est ainsi positionné clairement en faveur d’Israël, malgré les critiques récurrentes sur la politique du gouvernement israélien à Gaza. Son dernier morceau s’inscrit dans une continuité de prises de parole publiques en faveur de l’État hébreu, ce qui a valu à l’artiste de nombreuses polémiques par le passé.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines pourraient voir se multiplier les réactions artistiques et politiques autour du conflit israélo-palestinien. Boy George, déjà habitué aux polémiques, pourrait poursuivre ses prises de position publiques, tandis que les défenseurs de la cause palestinienne devraient continuer à dénoncer ce qu’ils considèrent comme une minimisation des violences subies par les civils à Gaza. Par ailleurs, la commission de l’ONU ayant rendu son rapport en juin, ses conclusions pourraient faire l’objet de débats au sein des instances internationales dans les mois à venir.

Un débat qui dépasse le cadre musical

Au-delà de la polémique artistique, cette chanson illustre les tensions persistantes autour de la question israélo-palestinienne, un sujet qui divise profondément l’opinion publique internationale. Les réseaux sociaux, amplificateurs de ces clivages, jouent un rôle central dans la diffusion de contenus engagés, qu’ils soient pro-israéliens ou pro-palestiniens. Boy George, en s’engageant publiquement, s’inscrit dans une dynamique où les personnalités médiatiques deviennent des acteurs du débat politique, parfois au prix de polémiques.

Pour l’artiste, cette chanson pourrait être perçue comme un engagement humaniste en faveur des victimes du 7 octobre. Pour ses détracteurs, elle relève davantage d’une prise de position politique controversée, dans un contexte où la situation à Gaza reste extrêmement sensible. Quoi qu’il en soit, cette publication confirme que le conflit israélo-palestinien reste un sujet de divisions profondes, même dans le domaine artistique.

Reste à voir si Boy George, malgré les critiques, poursuivra ses prises de parole sur le sujet ou si cette polémique marquera un tournant dans sa carrière publique.

Le slogan « Od Nirkod » (« Nous danserons encore ») est un cri de ralliement utilisé par les survivants de l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023. Boy George l’a repris pour son morceau, en y ajoutant une dimension pro-israélienne, ce qui a suscité la polémique. Le titre fait également référence à un documentaire sorti en 2024 sur cet événement.

Dans un rapport publié le 23 juin 2026, une commission d’enquête internationale mandatée par l’ONU accuse Israël de « cibler » les enfants palestiniens à Gaza. Selon son président, Srinivasan Muralidhar, « en prenant pour cible des enfants, Israël s’attaque à la capacité même du peuple palestinien d’exister et de déterminer son avenir », évoquant un risque de « génocide ».