D'après Le Figaro - Politique, Bruno Retailleau, le président des Républicains, a dénoncé un recul du gouvernement face à la gauche et demande directement à Yaël Braun-Pivet et à Gérard Larcher de réagir en s'appuyant sur une solution constitutionnelle.
« Comme d'habitude le gouvernement cède aux chantages de la gauche. La vitesse qu’il connaît le mieux est la marche arrière », a déclaré Bruno Retailleau sur les réseaux sociaux, en pressant les deux présidents des chambres parlementaires de s'appuyer sur l'article 45 de la Constitution pour permettre l'adoption de la loi.
Ce qu'il faut retenir
- Bruno Retailleau demande aux présidents de l'Assemblée et du Sénat d'user de l'article 45 pour faire passer le texte sur le travail le 1er mai.
- Le gouvernement a reculé sur la question du 1er mai sous la pression de la gauche.
- Les dirigeants des huit principales organisations de salariés ont demandé à Sébastien Lecornu d'empêcher l'élargissement du travail le 1er mai.
- Yaël Braun-Pivet et Gérard Larcher sont invités à défendre leur autonomie et le pouvoir d'initiative parlementaire.
- Bruno Retailleau estime que ce texte est « hautement symbolique » et « d'utilité publique ».
Contexte
La proposition de Bruno Retailleau intervient alors que les dirigeants des huit principales organisations de salariés ont demandé à Sébastien Lecornu, dimanche, d'empêcher l'élargissement du travail le 1er mai, notamment pour les salariés des commerces de proximité.
Sous pression de la gauche, le chef du gouvernement a finalement « décidé de ne pas demander la convocation de la commission mixte paritaire », avant d'indiquer que les représentants des professions concernées seraient reçus à Matignon.
Position de Gérard Larcher
Selon nos informations, Gérard Larcher ne serait pas défavorable à l'usage de l'article 45.
Bruno Retailleau assume totalement le fait de vouloir inciter vivement les présidents des assemblées à réagir. Il défend un texte « hautement symbolique » qu'il juge même « d'utilité publique ».
Explications de Bruno Retailleau
En tant qu'élu de la Vendée, Bruno Retailleau n'a pas oublié que cinq boulangers ont été verbalisés dans son département quand il était ministre de l'Intérieur. C'est cela qui fut le déclencheur d'un texte de loi qu'il avait soutenu avec sa collègue sénatrice Annick Billon, première cosignataire de ce texte.
« Ce texte est assez simple, explique le président des LR, il propose la liberté, le volontariat, la possibilité de doubler son salaire au moment où les Français s'appauvrissent, tout en récupérant une journée de congés. C'est bon pour les consommateurs et pour les artisans ».
En conclusion, la situation autour du travail le 1er mai reste tendue, avec des positions contradictoires entre le gouvernement et l'opposition. Il reste à voir comment les présidents des assemblées vont réagir à la demande de Bruno Retailleau et quelles seront les conséquences de leur décision.
