Selon Le Figaro, la France pourrait revenir sous les 3 % de déficit en enchaînant plusieurs « années blanches », c'est-à-dire des années où les dépenses habituellement indexées sur l'inflation seraient gelées. Cette mesure, popularisée au printemps 2025 par l'ex-premier ministre François Bayrou, consiste à figer les barèmes de l'impôt sur le revenu et les prestations sociales, au premier rang desquelles se trouvent les pensions de retraite.

Cette idée de « année blanche » fait son grand retour dans le débat public, mais cette fois-ci, l'idée de figer le barème de l'impôt sur le revenu est sortie du discours ambiant. Une telle mesure aurait pour conséquence d'alourdir la charge pesant sur les contribuables et d'assujettir des ménages modestes qui n'étaient jusqu'alors pas concernés. Reste l'année blanche sur les prestations sociales, qui représentent 25 % de la dépense publique.

Ce qu'il faut retenir

  • La France pourrait revenir sous les 3 % de déficit en enchaînant plusieurs « années blanches ».
  • Les dépenses habituellement indexées sur l'inflation seraient gelées.
  • Les prestations sociales, au premier rang desquelles se trouvent les pensions de retraite, seraient concernées.

Les enjeux du déficit

Le président du Medef, Patrick Martin, estime qu'il n'existe « pas d'alternative sérieuse » pour lutter efficacement contre le déficit en 2027. Gabriel Attal, seul candidat à la présidentielle à s'être prononcé sur la question à ce jour, promet de geler l'ensemble de ces prestations, tout en prenant soin d'épargner les petites pensions.

Le gouvernement annonce 3 milliards d'économies supplémentaires dans l'espoir de tenir la cible de déficit. Cependant, la question de l'âge de départ à la retraite, suspendu jusqu'à la présidentielle, reste un autre débat important.

Les conséquences des « années blanches »

Les « années blanches » pourraient avoir des conséquences importantes sur les contribuables et les ménages modestes. Il est donc important de prendre en compte ces facteurs lors de la prise de décision.

La situation des finances publiques pourrait être assainie en 2030, selon des calculs réalisés par Rexecode pour Le Figaro, si les dépenses habituellement indexées sur l'inflation étaient gelées et si une meilleure maîtrise de certaines autres dépenses était mise en place.

Et maintenant ?

La question qui se pose maintenant est de savoir si les « années blanches » seront suffisantes pour ramener la France sous les 3 % de déficit. Les prochaines échéances, notamment la présidentielle, seront importantes pour déterminer la suite des événements.

En attendant, il est important de suivre de près les développements sur cette question et de prendre en compte les conséquences potentielles des « années blanches » sur les contribuables et les ménages modestes.