La vice-présidente de l’Assemblée nationale Clémence Guetté (La France insoumise) a vivement critiqué, le 26 juin 2026 sur franceinfo – Politique, l’inaction du gouvernement face aux épisodes de canicule qui frappent régulièrement la France. Selon l’élue, l’exécutif porte une responsabilité directe dans la situation actuelle, où neuf millions de personnes vivent dans des logements surchauffés et difficiles à ventiler.
Ce qu'il faut retenir
- L’impréparation du gouvernement face aux canicules est jugée « criminelle » par Clémence Guetté (LFI), qui accuse l’exécutif d’avoir laissé 25 % des établissements de santé non climatisés.
- La députée insoumise du Val-de-Marne avance que 90 % des Ehpad et 93 % des écoles en France ne disposent pas de systèmes de rafraîchissement.
- Elle propose un plan d’urgence de plus de 20 milliards d’euros, incluant la climatisation des hôpitaux, Ehpad et écoles, ainsi que l’ouverture de « lieux-refuges ».
- Clémence Guetté réclame un projet de loi d’urgence sous forme de loi de finances rectificative pour financer ces mesures sans attendre le prochain budget.
- Le parti de Jean-Luc Mélenchon, tout en prônant la climatisation comme solution d’urgence, s’oppose au plan « climatiser partout » porté par le Rassemblement national, estimant qu’il aggraverait les effets du réchauffement climatique.
Une situation jugée « intolérable » par l’opposition
Intervenant sur les ondes de franceinfo, Clémence Guetté n’a pas mâché ses mots pour dénoncer ce qu’elle qualifie d’« impréparation criminelle » du gouvernement face aux canicules. « Je dis aux gens d’essayer de survivre parce que ce gouvernement est responsable de la situation », a-t-elle lancé, avant d’ajouter : « L’exécutif est coupable du fait que neuf millions de personnes sont dans des bouilloires thermiques ».
Pour l’élue de La France insoumise, les conséquences de cette inaction sont dramatiques. Elle rappelle que 25 % des établissements de santé, 90 % des Ehpad et 93 % des écoles ne sont pas équipés de systèmes de climatisation, rendant les lieux publics et les structures médicales ou d’hébergement inadaptés aux températures extrêmes. « On est extrêmement en retard », a-t-elle déploré, soulignant que la rénovation thermique des bâtiments n’a « absolument rien été fait ».
Un plan d’urgence de 20 milliards d’euros pour faire face à la canicule
Pour remédier à cette situation, Clémence Guetté a détaillé un plan d’urgence de plus de 20 milliards d’euros, présenté comme une priorité absolue. Celui-ci prévoit notamment le lancement immédiat de la climatisation dans les Ehpad, hôpitaux publics et établissements scolaires, avec un objectif de climatisation de l’ensemble des services publics en cinq ans. Selon elle, ces mesures doivent s’accompagner de solutions de long terme pour éviter de reproduire les mêmes erreurs.
Parmi les autres mesures phares du plan figurent l’instauration d’un droit de retrait climatique pour les travailleurs exposés à des températures dangereuses, ainsi que la création d’un droit à la fraîcheur pour toutes et tous, via l’ouverture de « lieux-refuges » accessibles à la population. « Il faut placer enfin l’urgence climatique au centre du débat public et investir maintenant », a-t-elle insisté, avant de critiquer le rythme actuel de l’action gouvernementale : « Au rythme de la Macronie, il nous faudrait plus de deux siècles pour réussir à isoler les bâtiments ».
Des désaccords politiques sur la climatisation
Si La France insoumise prône la climatisation comme solution d’urgence, le parti s’oppose en revanche au plan porté par Marine Le Pen (Rassemblement national), qui vise à « climatiser partout ». Jean-Luc Mélenchon a récemment estimé que cette approche reviendrait à « augmenter les dégâts » en matière de réchauffement climatique. Clémence Guetté a nuancé ce propos en rappelant que la climatisation, pour son parti, n’était qu’une mesure temporaire, devant s’inscrire dans une stratégie globale d’adaptation et de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Pour l’élue, la priorité reste la protection des personnes les plus vulnérables, notamment les personnes âgées et les enfants, ainsi que des travailleurs exposés à la chaleur dans des conditions dangereuses. « Les plus fragiles sont les premières victimes de cette inaction », a-t-elle souligné.
Un projet de loi d’urgence pour contourner les blocages politiques
Face à l’urgence, Clémence Guetté a réclamé la mise en place d’un projet de loi d’urgence, présenté sous la forme d’une loi de finances rectificative. Ce texte permettrait de financer les mesures nécessaires sans attendre le prochain budget, dont elle anticipe qu’il sera « à nouveau très compliqué à faire passer » politiquement. « On ne peut pas attendre que les températures montent encore plus haut pour agir », a-t-elle argumenté, ajoutant : « La survie des gens est en jeu. »
Cette proposition s’inscrit dans un contexte où les épisodes de canicule se multiplient et s’intensifient en France, comme dans le reste de l’Europe, en raison du changement climatique. Les experts s’accordent à dire que ces vagues de chaleur vont devenir plus fréquentes et plus sévères dans les années à venir, augmentant la pression sur les infrastructures et les services publics.
Face à l’accélération des phénomènes météorologiques extrêmes, la question de l’adaptation des infrastructures et des politiques publiques au réchauffement climatique s’impose comme un enjeu central pour les années à venir. Les prochains mois seront décisifs pour savoir si les pouvoirs publics parviendront à concilier urgence climatique et contraintes budgétaires.
Clémence Guetté utilise ce terme pour dénoncer ce qu’elle juge être une négligence coupable de l’exécutif face à la canicule, soulignant que neuf millions de personnes vivent dans des logements surchauffés et que 25 % des hôpitaux, 90 % des Ehpad et 93 % des écoles ne sont pas climatisés. Pour elle, cette inaction aggrave les risques pour la santé publique, notamment pour les personnes vulnérables.
La France insoumise propose un plan d’urgence chiffré à plus de 20 milliards d’euros. Ce budget servirait notamment à climatiser les hôpitaux, Ehpad et écoles en cinq ans, ainsi qu’à créer des « lieux-refuges » et à instaurer un droit de retrait climatique pour les travailleurs exposés.