En 2006, Fabio Cannavaro écrivait l’une des pages les plus glorieuses du football italien en soulevant le trophée de la Coupe du monde au terme d’une compétition maîtrisée de bout en bout. Dix-huit ans plus tard, le natif de Naples retrouve le Mondial, mais cette fois sous les couleurs de l’Ouzbékistan, une première pour cette sélection asiatique. Comme le rapporte France 24, l’ancien capitaine des *Azzurri*, désormais à la tête de la formation d’Asie centrale, s’apprête à vivre une expérience inédite face à la Colombie, lors de la phase de groupes du tournoi.
Ce qu'il faut retenir
- Fabio Cannavaro, Ballon d’Or 2006 et champion du monde avec l’Italie, est le sélectionneur de l’Ouzbékistan pour la Coupe du monde 2026.
- L’Ouzbékistan dispute son premier Mondial de football en tant que nation indépendante.
- Cannavaro affronte la Colombie en ouverture du tournoi, une équipe classée 6e au classement FIFA en juin 2026.
- Le technicien italien insiste sur le fait que ses joueurs « n’ont rien à perdre » face à des adversaires mieux classés.
Cette qualification historique pour l’Ouzbékistan marque un tournant pour le football centre-asiatique. Qualifiée directement grâce à sa troisième place au classement AFC des éliminatoires, la sélection ouzbèke n’a jamais participé à une phase finale de Coupe du monde. Une performance qui a permis à Cannavaro de s’imposer comme une figure charismatique, capable de guider une équipe modeste vers l’inconnu. « Nous avons travaillé dur pour en arriver là, et maintenant, il faut convaincre nos joueurs qu’ils n’ont rien à perdre », a-t-il déclaré à la veille du match.
Face à un adversaire colombien bien plus expérimenté, l’enjeu pour Cannavaro sera double : éviter une lourde défaite et donner confiance à une équipe en quête de repères. La Colombie, finaliste surprise de la Copa América 2024 et renforcée par une génération dorée, part favorite. Pourtant, dans le groupe C, où elle affronte également le Nigeria et l’Iran, chaque point sera précieux. Pour l’Ouzbékistan, la mission semble presque impossible, mais c’est précisément ce défi qui rend la compétition si passionnante.
L’arrivée de Cannavaro à la tête de l’équipe d’Ouzbékistan remonte à 2024, après une carrière de joueur marquée par des clubs prestigieux comme la Juventus, le Real Madrid ou encore l’Al-Ahli. Son expérience en tant que technicien, bien que limitée à quelques années, a suffi à lui valoir la confiance des dirigeants ouzbeks. « Cannavaro apporte une crédibilité internationale », a souligné un observateur du football asiatique. « Son palmarès parle pour lui, et les joueurs locaux ont besoin de cette légitimité pour progresser. »
Cette aventure du Mondial 2026 dépasse le simple cadre sportif. Elle illustre la montée en puissance de fédérations autrefois considérées comme mineures et la capacité du football à offrir des récits inespérés. Que l’Ouzbékistan termine dernier de son groupe ou non, son parcours aura déjà marqué les esprits. Quant à Cannavaro, il écrit une nouvelle ligne à son palmarès, prouvant que le football reste un sport où les rêves, même tardifs, peuvent devenir réalité.
Le choix de Cannavaro s’explique par son palmarès exceptionnel en tant que joueur — champion du monde 2006 et Ballon d’Or la même année — ainsi que par son expérience en tant que sélectionneur adjoint de l’Italie en 2016. Son profil international a convaincu les dirigeants ouzbeks de lui confier les rênes de l’équipe nationale pour son premier Mondial, selon France 24.