Selon Le Figaro, l’aéroport de Charleroi Bruxelles-Sud, deuxième plateforme aérienne de Belgique en nombre de passagers, connaîtra une fermeture totale inédite à l’été 2028. Cette interruption, prévue pour permettre la reconstruction de sa piste principale et la modernisation d’infrastructures essentielles, s’étendra sur environ onze semaines, de la mi-août à la fin octobre. Le calendrier a été choisi pour minimiser les perturbations, évitant à la fois le pic de la haute saison estivale et les conditions hivernales moins favorables.
Ce qu'il faut retenir
- L’aéroport de Charleroi Bruxelles-Sud fermera du 15 août au 31 octobre 2028 pour des travaux majeurs.
- La fermeture vise la reconstruction de la piste principale et la modernisation d’infrastructures clés.
- Le trafic sera partiellement redirigé vers Liège et Bruxelles-Zaventem, mais certaines liaisons pourraient être suspendues.
- En 2026, l’aéroport était classé 84ᵉ sur 85 dans un classement européen basé sur les avis des voyageurs.
- Cette modernisation pourrait permettre à Charleroi de corriger ses points faibles et d’améliorer son image.
Un chantier d’envergure pour une plateforme majeure
Porte d’entrée vers les destinations européennes à bas prix, Charleroi Bruxelles-Sud joue un rôle central dans le transport aérien belge. Avec un trafic quotidien de milliers de passagers, la plateforme wallonne s’est imposée comme un hub privilégié pour les compagnies low cost et les voyageurs en quête de vols économiques. Cependant, cette fermeture totale, inédite dans l’histoire récente de l’aéroport, intervient alors que l’établissement souffre déjà d’une image dégradée. Selon une étude publiée en 2026 par le site de réservation Holidu, Charleroi était classé 84ᵉ sur 85 aéroports européens, avec une note moyenne de 3,1 étoiles sur 5 basée sur plus de 26 000 avis.
Des perturbations inévitables pour les passagers
Pour les usagers, cette interruption imposera une organisation entièrement revue. Si une partie du trafic devrait être redirigée vers les aéroports de Liège et Bruxelles-Zaventem, qui disposent de capacités disponibles, certaines liaisons pourraient être suspendues en l’absence d’alternative. Cette situation pourrait particulièrement affecter les voyageurs prévoyant des déplacements en Europe à la fin de l’été 2028. Les autorités aéroportuaires ont indiqué que les travaux avaient été programmés pour limiter l’impact, mais l’anticipation reste de mise pour les passagers.
Un classement européen préoccupant
Le classement 2026 des meilleurs aéroports européens, établi par Holidu à partir des avis laissés par les voyageurs sur Google Maps, révèle un bilan particulièrement sombre pour Charleroi. Avec une note moyenne de 3,1 étoiles sur 5, la plateforme wallonne n’est devancée que par l’aéroport d’Héraklion en Crète. Ce résultat, en recul par rapport à 2025 où Charleroi occupait la 83ᵉ place, souligne les défis auxquels l’aéroport doit faire face en matière de qualité de service et de satisfaction des passagers. Reste à savoir si cette modernisation permettra de corriger ces lacunes et de restaurer la confiance des voyageurs.
« Charleroi Bruxelles-Sud doit impérativement améliorer son image pour rester compétitif face à d’autres plateformes européennes », a souligné un expert du secteur aérien interrogé par Le Figaro.
Un calendrier stratégique pour limiter l’impact
Le choix de la période de fermeture, située en dehors de la haute saison touristique, vise à réduire les répercussions économiques et logistiques. En évitant les mois de juillet et août, les autorités espèrent préserver une partie du trafic estival, même si des perturbations restent inévitables. Les travaux, centrés sur la piste principale et plusieurs infrastructures essentielles, devraient permettre à terme d’améliorer la sécurité et l’efficacité opérationnelle de l’aéroport. Cependant, leur ampleur impose une fermeture totale, sans possibilité de maintenir un service minimal.
Cette fermeture totale intervient dans un contexte où le trafic aérien européen reste marqué par des défis persistants, entre saturation des hubs majeurs et exigences accrues en matière de durabilité. Pour Charleroi, l’enjeu est double : non seulement moderniser ses infrastructures, mais aussi restaurer sa réputation auprès des passagers. Bref, l’été 2028 s’annonce comme un test décisif pour l’avenir de cette plateforme wallonne.
Les passagers devront se rabattre principalement sur les aéroports de Liège et Bruxelles-Zaventem, qui disposent de capacités disponibles pour absorber une partie du trafic. Cependant, certaines liaisons pourraient être suspendues si aucune alternative n’est trouvée.
Les travaux sont programmés pour durer onze semaines, de la mi-août à la fin octobre 2028. Cette période a été choisie pour limiter les perturbations pendant la haute saison estivale et éviter les conditions hivernales moins favorables.