Une motion a été déposée ce mercredi 7 mai 2026 pour discuter de la stratégie électorale du parti écologiste en vue de la présidentielle de 2027, si la primaire de la gauche venait à ne pas se tenir. Selon Le Monde – Politique, cette initiative reflète une contestation croissante au sein d’Europe Écologie-Les Verts (EELV) à l’encontre de Marine Tondelier, secrétaire nationale du mouvement. Le texte, porté par des militants et élus dissidents, interroge l’avenir de la direction actuelle dans un contexte où la légitimité de la dirigeante repose sur l’organisation d’une primaire, elle-même incertaine.
La motion, dont Le Monde a eu connaissance, souligne que Marine Tondelier n’a été investie par le parti que pour représenter EELV dans le cadre d’une primaire. Or, cette dernière reste suspendue à des négociations en cours entre les formations de gauche, dont la tenue n’est pas garantie. « Le flou entretenue par la direction actuelle complique la situation », a indiqué un signataire du texte, qui souhaite clarifier les modalités de désignation du candidat écologiste à l’élection présidentielle.
Ce qu’il faut retenir
- Une motion a été déposée le 7 mai 2026 au sein d’Europe Écologie-Les Verts pour discuter de la stratégie présidentielle de 2027 en l’absence de primaire.
- Marine Tondelier, secrétaire nationale, n’a été investie que pour représenter le parti dans le cadre d’une primaire, dont l’organisation est incertaine.
- Le texte critique le flou maintenu par la direction sur la désignation du candidat écologiste.
- Les signataires demandent une clarification des modalités de désignation en l’absence de primaire.
Une contestation portée par des militants et élus
Les porteurs de la motion s’appuient sur un mécontentement plus large au sein du parti. Selon Le Monde, des élus locaux et des militants historiques d’EELV estiment que la direction actuelle ne parvient pas à fédérer autour d’une ligne claire, notamment sur la stratégie d’alliance avec les autres forces de gauche. « On ne peut pas se permettre de partir divisées dans une présidentielle », a expliqué l’un des initiateurs du texte, qui souhaite que le parti se prononce rapidement sur une alternative à la primaire.
Cette fronde intervient alors que les négociations pour une union de la gauche piétinent. Plusieurs partis, dont La France Insoumise et le Parti Socialiste, peinent à s’accorder sur les modalités d’une primaire commune. Dans ce contexte, certains écologistes craignent que Marine Tondelier ne puisse incarner une dynamique suffisante pour peser face aux autres candidats de gauche, comme Yannick Jadot ou Julien Bayou, qui ont déjà exprimé leur ambition pour 2027.
Le flou sur la primaire et ses conséquences
Le cœur du problème réside dans l’absence de cadre défini pour la désignation du candidat écologiste. Marine Tondelier, élue secrétaire nationale en 2023, a toujours conditionné sa candidature à une primaire. Or, les discussions entre partis de gauche, entamées en début d’année, n’ont pour l’instant abouti à aucun accord. « Sans primaire, on se retrouve dans une impasse », a rappelé un membre du bureau national d’EELV, qui souligne que le parti risque de perdre en visibilité face à des candidats déjà en campagne.
Certains observateurs notent que cette situation pourrait pousser les écologistes à organiser un vote interne pour trancher, même en l’absence de primaire élargie. Cependant, cette option divise : si elle permettrait de clarifier la position du parti, elle risquerait aussi d’exacerber les tensions entre les différentes sensibilités d’EELV, entre radicaux, réformistes et modérés.
Quoi qu’il en soit, cette fronde illustre les difficultés croissantes d’Europe Écologie-Les Verts à concilier son ancrage militant avec les impératifs d’une campagne électorale nationale. Entre primaires fantômes et stratégies incertaines, le parti devra trancher vite pour éviter de se retrouver marginalisé dans le paysage politique français.
La motion, déposée le 7 mai 2026, critique le flou maintenu par la direction d’Europe Écologie-Les Verts concernant la désignation du candidat à la présidentielle de 2027. Marine Tondelier n’a été investie que pour représenter le parti dans le cadre d’une primaire, or celle-ci est incertaine. Les signataires demandent une clarification pour éviter que le parti ne soit marginalisé.