Parmi les patients souffrant d’un taux de cholestérol trop élevé, la charcuterie, les fritures et les pâtisseries reviennent systématiquement dans leurs habitudes alimentaires, selon l’expérience de la cardiologue américaine Elizabeth Klodas. Une observation qui, d’après Top Santé, remet en cause certaines idées reçues sur les facteurs de risque cardiovasculaires.

Ce qu'il faut retenir

  • La cardiologue Elizabeth Klodas identifie trois catégories d’aliments souvent consommées par ses patients ayant un cholestérol élevé : la charcuterie, les fritures et les pâtisseries.
  • Son constat, rapporté par Top Santé, contredit certaines croyances populaires sur les aliments les plus nocifs pour le cœur.
  • L’impact de ces produits sur le cholestérol LDL (« mauvais cholestérol ») est particulièrement mis en avant par la spécialiste.

Une alimentation à risque, souvent méconnue

Lors de ses consultations, la Dr Klodas a remarqué que ses patients présentant un taux de cholestérol trop élevé partageaient systématiquement une consommation régulière de certains aliments. « On a tendance à pointer du doigt les graisses saturées ou le beurre », explique-t-elle dans un entretien relayé par Top Santé. Pourtant, ce sont souvent les produits transformés, riches en acides gras trans et en sel, qui posent problème. La charcuterie, par exemple, cumule ces deux inconvénients, tout comme les fritures industrielles ou les pâtisseries contenant des huiles partiellement hydrogénées.

Un constat qui bouscule les idées reçues

Contrairement aux idées reçues, qui associent souvent le cholestérol à la seule consommation de matières grasses comme le beurre ou la crème, la cardiologue américaine souligne que les aliments ultra-transformés jouent un rôle majeur. « Ces produits sont souvent consommés sans que les patients en aient conscience », précise-t-elle. Un exemple ? Une simple part de quiche industrielle ou un sachet de frites surgelées peuvent contenir jusqu’à 3 grammes d’acides gras trans, un niveau bien au-dessus des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui limite ce taux à 1 % de l’apport énergétique total.

Quels sont les aliments les plus problématiques ?

Parmi les produits pointés du doigt par la Dr Klodas, trois catégories se détachent clairement. La charcuterie, en tête de liste, est souvent riche en graisses saturées et en sel, deux éléments qui favorisent l’hypertension et l’accumulation de cholestérol LDL. Les fritures, qu’elles soient industrielles ou maison, contiennent des huiles oxydées à haute température, nuisibles pour les artères. Enfin, les pâtisseries industrielles combinent sucre raffiné, graisses trans et additifs, créant un cocktail détonant pour le système cardiovasculaire.

Selon l’American Heart Association, une consommation excessive de ces aliments peut augmenter le risque d’infarctus de 30 % sur une période de dix ans. « Le problème n’est pas seulement une question de quantité, mais aussi de fréquence », rappelle la cardiologue.

Et maintenant ?

Face à ces constats, la Dr Klodas milite pour une meilleure éducation nutritionnelle, notamment auprès des patients déjà diagnostiqués avec un cholestérol élevé. Des campagnes de sensibilisation pourraient être lancées d’ici la fin de l’année 2026, avec un focus sur la lecture des étiquettes alimentaires. Reste à voir si les industriels de l’agroalimentaire seront incités à reformuler leurs produits pour réduire les acides gras trans, une mesure déjà adoptée dans certains pays comme le Danemark ou les États-Unis.

Pour les consommateurs, la règle reste simple : privilégier les aliments bruts, cuisiner soi-même et limiter les produits transformés. Une habitude qui, si elle était généralisée, pourrait réduire significativement les risques cardiovasculaires liés au cholestérol.

La charcuterie est riche en graisses saturées, qui augmentent le taux de LDL (« mauvais cholestérol »), et en sel, un facteur d’hypertension. Certaines charcuteries contiennent aussi des additifs comme les nitrites, suspectés d’aggraver les risques cardiovasculaires.