Christophe Ellul, condamné à quatre ans de prison avec sursis pour homicide involontaire dans la mort de sa compagne Elisa Pilarski, tuée en 2019 par le pitbull Curtis, a fait appel de cette décision, a annoncé son avocat vendredi 19 juin 2026. Selon Franceinfo – Faits divers, cette procédure suspend également l’exécution de l’euthanasie du chien, initialement ordonnée par la justice. Le tribunal correctionnel de Soissons avait rendu son verdict le 11 juin 2026, après un procès en mars 2026 où Christophe Ellul avait été jugé pour son rôle dans le dressage du pitbull.
Ce qu'il faut retenir
- Christophe Ellul, condamné à quatre ans de prison avec sursis pour homicide involontaire, a fait appel de sa condamnation le 19 juin 2026.
- L’appel suspend l’exécution de l’euthanasie de Curtis, le pitbull impliqué dans la mort d’Elisa Pilarski.
- Le tribunal correctionnel de Soissons a estimé que Curtis, issu de chiens de combat et entraîné au mordant, était « hors de contrôle » et capable de causer la mort par morsures.
- L’empreinte génétique d’Elisa Pilarski a été retrouvée sur la babine supérieure du chien.
- Plus de 100 000 signatures ont été recueillies en faveur de la grâce de Curtis avant le délibéré.
Une condamnation pour homicide involontaire
Le 11 juin 2026, le tribunal correctionnel de Soissons a rendu un jugement sévère à l’encontre de Christophe Ellul. Condamné pour homicide involontaire, l’homme a écopé de quatre ans de prison avec sursis pour son implication dans le dressage du pitbull Curtis. Selon la présidente du tribunal, ce chien, issu de lignées de chiens de combat et entraîné au mordant par Ellul, était « hors de contrôle ». Les magistrats ont estimé que Curtis était « capable de causer seul par morsures le décès d’Elisa Pilarski », une conclusion étayée par la présence de l’empreinte génétique de la victime sur la babine supérieure du chien.
Ce jugement a suivi les réquisitions du parquet lors du procès qui s’est tenu en mars 2026. Les débats avaient mis en lumière les circonstances tragiques de la mort d’Elisa Pilarski, tuée en 2019 par Curtis. Depuis cette date, le chien était placé en chenil dans l’attente d’une décision judiciaire concernant son sort.
Un appel qui suspend l’euthanasie du pitbull Curtis
L’appel interjeté par Christophe Ellul, annoncé par son avocat Alexandre Novion, a une conséquence immédiate : l’euthanasie de Curtis est désormais suspendue. Cette décision avait été ordonnée par la justice, mais l’appel en a gelé l’exécution. Pour la défense, cette suspension répond à un « cri public » en faveur de la cause animale. Depuis que le parquet a demandé l’euthanasie du chien en mars 2026, plusieurs pétitions ont circulé pour réclamer sa « grâce », totalisant plus de 100 000 signatures au moment du délibéré.
La question du sort de Curtis a cristallisé les débats. Pour les défenseurs de l’animal, le chien n’était qu’un instrument des erreurs humaines, tandis que pour la justice, il représentait un danger avéré. Le tribunal avait justifié sa décision en soulignant la dangerosité intrinsèque de Curtis, entraîné à attaquer sur ordre.
Les réactions à la condamnation et à l’appel
L’avocat de la famille d’Elisa Pilarski, Xavier Terquem, a exprimé son incompréhension face à l’appel de Christophe Ellul. Interrogé par l’AFP, il a souligné que la condamnation à du sursis ne justifiait pas une telle procédure. « Christophe Ellul n’a été condamné qu’à du sursis. Une décision particulièrement motivée par le tribunal », a-t-il rappelé. Pour lui, l’appel ne fait que retarder l’application de la justice et aggraver la souffrance des proches de la victime.
De son côté, la défense de Christophe Ellul mise sur l’émotion suscitée par la cause animale. « Christophe Ellul a entendu le cri public de tous les défenseurs de la cause animale », a affirmé son avocat, évoquant les pétitions et les mobilisations en faveur de Curtis. Cette stratégie vise à humaniser la figure du prévenu et à remettre en cause la légitimité de sa condamnation.
Cette affaire rappelle les tensions entre justice pénale et sensibilité animale, un débat qui s’est intensifié depuis des années. Alors que les procédures judiciaires s’enchaînent, le cas de Curtis pourrait devenir un symbole des limites de la responsabilité pénale face à un drame humain et animal.
Le tribunal correctionnel de Soissons a estimé que Curtis, un pitbull issu de chiens de combat et entraîné au mordant par Christophe Ellul, était « hors de contrôle » et capable de causer la mort par morsures. L’empreinte génétique d’Elisa Pilarski a été retrouvée sur sa babine, ce qui a confirmé son implication directe dans le drame.