À La Norville, dans l’Essonne, une classe de collège vit depuis plusieurs mois une aventure scientifique hors du commun. Selon Franceinfo – Sciences, les élèves de la classe « espace » du collège Albert Camus échangent régulièrement avec Sophie Adenot, astronaute française de l’Agence spatiale européenne (ESA), actuellement en mission à bord de la Station spatiale internationale (ISS).
Ce qu'il faut retenir
- Les collégiens de La Norville (Essonne) participent à une expérience scientifique parallèle à celle de Sophie Adenot dans l’espace.
- L’expérience porte sur l’étude de la croissance des plantes sous l’effet de la lumière et de la gravité.
- Une liaison radio en direct avec l’astronaute a eu lieu cette semaine pour échanger sur les vocations scientifiques.
- La classe « espace » existe depuis dix ans et vise à éveiller l’intérêt des élèves pour les sciences.
- 260 000 élèves en France ont participé cette semaine à des activités liées à la mission de Sophie Adenot.
Une expérience pédagogique innovante
Depuis le début de l’année scolaire, les élèves de la classe « espace » du collège Albert Camus à La Norville suivent avec attention les activités de Sophie Adenot, en mission dans l’ISS depuis février 2026. Selon Franceinfo – Sciences, l’expérience menée en parallèle par les collégiens et l’astronaute consiste à faire germer des graines tout en observant l’impact de la lumière et de la pesanteur sur leur développement. Une démarche qui illustre concrètement les enjeux de la recherche spatiale.
La classe, composée d’élèves volontaires de différents niveaux, se distingue par son engagement. Comme le précise l’enseignante de mathématiques Laure Harel, qui a lancé ce projet il y a dix ans, l’objectif est d’attiser la curiosité scientifique des jeunes. « On a envie d’aller au collège tous les jours, limite samedi et dimanche. Ce serait bien », confie Milan, élève de troisième, soulignant l’enthousiasme suscité par cette initiative.
Un dialogue inédit entre la Terre et l’espace
Cette semaine, les collégiens ont eu la chance de s’entretenir directement avec Sophie Adenot lors d’une liaison radio organisée depuis leur établissement. Une occasion rare qui a permis aux élèves de poser des questions précises sur la vie dans l’espace et les défis de la recherche spatiale. « Y a-t-il quelque chose que vous appréciez particulièrement de faire dans l’espace et que vous ne pouvez pas faire sur Terre ? », a demandé Esteban, avant d’obtenir une réponse teintée d’humour : « Par exemple manger avec la cuillère à l’envers, ou alors faire le tour de la Terre en 90 minutes. »
Les questions des élèves ont aussi porté sur les parcours professionnels. Interrogée sur le message à transmettre aux jeunes filles hésitant à se lancer dans les sciences, Sophie Adenot a répondu sans détour : « Ne vous posez pas de questions, allez-y, foncez ! ». Une déclaration qui a marqué les esprits, notamment parmi les collégiennes, comme en témoigne Julia, élève de cinquième : « Ça donne envie de faire des sciences, c’est sûr, ça donne envie de travailler sur l’espace et tout. »
Un projet fédérateur et inspirant
L’expérience ne s’arrête pas à la simple observation scientifique. Elle s’inscrit dans une démarche plus large de sensibilisation aux métiers de l’espace. Comme le souligne Eline, élève de troisième, « c’est impressionnant de se dire qu’elle est dans l’espace, elle nous parle et elle fait la même expérimentation que nous. C’est inspirant aussi. » Une inspiration qui semble avoir porté ses fruits : plusieurs élèves évoquent déjà l’idée de poursuivre des études dans le domaine scientifique.
La classe « espace » du collège Albert Camus n’est pas un cas isolé. Selon Franceinfo – Sciences, 260 000 élèves à travers la France ont participé cette semaine à des activités en lien avec la mission de Sophie Adenot. Une mobilisation qui témoigne de l’engouement pour les sciences et l’espace, mais aussi de l’efficacité des dispositifs pédagogiques innovants.
Les défis d’une expérience au sol
Pour mener à bien leur expérience, les élèves ont dû construire des boîtes de germination adaptées aux contraintes terrestres. Une étape minutieuse qui a demandé rigueur et précision. « T’as un peu la pression, quand même. C’est pas rien », confie Emma, élève de troisième, reflétant le sérieux avec lequel les collégiens ont abordé ce projet. Une fois les graines déposées, les élèves suivront leur croissance pendant dix jours, en comparant leurs observations avec celles de Sophie Adenot dans l’espace.
Pour Laure Harel, l’enseignante à l’origine de ce projet, cette expérience illustre parfaitement l’intérêt des pédagogies actives : « Ça nous montre les sciences, ça nous permet de réfléchir comme des scientifiques et peut-être au final se dire que le travail d’astronaute est accessible à tout le monde. » Une vision partagée par Esteban, qui y voit une opportunité de découvrir le métier de chercheur sous un angle concret et passionnant.
Cette rencontre entre collégiens et astronaute rappelle, une fois de plus, l’importance de rapprocher la science des jeunes générations. Entre expérience concrète et dialogue inspirant, la mission de Sophie Adenot dans l’espace devient ainsi bien plus qu’une aventure spatiale : un outil pédagogique puissant pour éveiller les vocations scientifiques.
La communication s’est faite par radio, lors d’une liaison en direct organisée depuis le collège Albert Camus à La Norville. Une fréquence spécifique a été utilisée pour contacter l’astronaute à bord de la Station spatiale internationale (ISS).