Sept anciens salariés de L’Auberge des Glazicks, l’établissement étoilé d’Olivier Bellin à Plomodiern dans le Finistère, ont choisi de saisir la justice après la fermeture de leur lieu de travail fin juillet 2026. Selon nos confrères d’Ouest France, ces ex-employés dénoncent des conditions de travail délétères qu’ils jugent inacceptables. Plusieurs signalements ont été transmis à la procureure de la République de Quimper, ouvrant la voie à une possible enquête judiciaire.
Ce qu'il faut retenir
- La fermeture de L’Auberge des Glazicks à Plomodiern, gérée par Olivier Bellin, est intervenue fin juillet 2026
- Sept anciens salariés ont déposé des signalements auprès de la justice pour des conditions de travail jugées préoccupantes
- Ces signalements ont été adressés à la procureure de la République de Quimper
- L’objectif des plaignants est de faire reconnaître des pratiques professionnelles contestables
Une fermeture soudaine et des témoignages accablants
La fermeture de L’Auberge des Glazicks, un restaurant étoilé depuis plusieurs années, a surpris l’ensemble de la profession. Olivier Bellin, figure reconnue de la gastronomie bretonne, avait justifié cette décision par des raisons économiques et structurelles. Pourtant, sept anciens salariés, contactés par Ouest France, livrent une version bien différente de la réalité. Selon leurs témoignages, les conditions de travail au sein de l’établissement auraient été marquées par un manque de respect des règles de sécurité, des horaires excessifs et une pression managériale intense.
Des signalements transmis à la justice pour faire la lumière
Face à ces allégations, les anciens employés ont décidé de saisir la justice. Les signalements déposés auprès de la procureure de la République de Quimper visent à obtenir une enquête approfondie sur les pratiques en vigueur dans le restaurant. Ouest France indique que ces documents pourraient mener à des poursuites si les éléments recueillis sont jugés suffisamment graves. Parmi les griefs évoqués figurent des problèmes d’hygiène, des tensions internes récurrentes et un environnement professionnel toxique.
Olivier Bellin face à ses responsabilités
Interrogé par Ouest France, Olivier Bellin n’a pas directement réagi aux accusations portées par ses anciens salariés. Le chef étoilé avait simplement évoqué, lors de l’annonce de la fermeture, des difficultés financières insurmontables et une nécessaire réorganisation de son activité. Pour autant, les témoignages des salariés soulèvent des questions sur la gestion interne du restaurant. Certains évoquent des licenciements massifs sans préavis, tandis que d’autres dénoncent un manque de dialogue social.
« On nous faisait travailler dans des conditions qui n’avaient rien à voir avec ce qu’on pouvait attendre d’un établissement étoilé. Les horaires étaient à la limite du supportable, et les consignes de sécurité étaient souvent ignorées. »
Un ancien salarié de L’Auberge des Glazicks
En attendant, la fermeture de L’Auberge des Glazicks laisse plusieurs anciens employés sans emploi, certains ayant travaillé pendant plus de dix ans au sein de l’établissement. La question de leur réinsertion professionnelle se pose désormais avec acuité, alors que l’affaire judiciaire pourrait s’étaler sur plusieurs mois.
Les anciens salariés ont déposé des signalements concernant des conditions de travail jugées délétères, incluant des problèmes d’hygiène, des horaires excessifs, une pression managériale intense et un manque de respect des règles de sécurité.