Le 6 mars 2026, un verdict a été rendu dans l'affaire d'un homme de 38 ans accusé de violences conjugales à l'encontre de six femmes avec lesquelles il a partagé sa vie entre 2007 et 2021. Selon nos confrères de Le Monde, cet homme a été reconnu coupable de l'ensemble des faits qui lui étaient reprochés, notamment des viols par conjoint, des actes de torture et de barbarie, ainsi que des violences habituelles.

Ce procès, qui a débuté le 2 mars, a été marqué par des témoignages poignants des plaignantes, qui ont décrit les sévices physiques et psychologiques qu'elles ont subis de la part de l'accusé. La présidente de la cour criminelle de Loire-Atlantique, Karine Laborde, a dû à plusieurs reprises rappeler à l'accusé qu'il ne devait pas regarder dans la direction des plaignantes, tant leur peur et leur anxiété étaient visibles.

Ce qu'il faut retenir

  • L'homme de 38 ans a été condamné à vingt ans de réclusion criminelle pour violences conjugales.
  • Les faits reprochés incluent des viols par conjoint, des actes de torture et de barbarie, ainsi que des violences habituelles.
  • Les plaignantes ont témoigné des sévices physiques et psychologiques qu'elles ont subis de la part de l'accusé.

Les faits reprochés

Les plaignantes ont décrit les premières « grosses gifles », les touffes de cheveux arrachés, l'isolement social, le climat de peur, sinon de terreur, et les sévices subis, notamment les tirs à l'arbalète en direction de l'une d'elles, la brûlure au fer à repasser sur le ventre d'une autre, alors enceinte, l'urine qu'il fallait lécher, le coup de tournevis au visage, les mains serrées autour de leurs cous, les menaces de pendaison et d'immolation.

L'avocate générale, Hélène Faessel, a souligné que « il n'y a pas de trou dans le CV de cruauté conjugale de Monsieur » et que « nul doute que leur vie commune avec l'accusé a été une petite mort ». Elle a également rappelé que toutes les plaignantes étaient « pâles, marquées par les coups et vidées de leur vitalité » à la fin de leurs histoires avec lui, mais que « toutes ont, à un moment, trouvé la force » de lui échapper.

La condamnation

Le verdict est tombé le 6 mars, en début d'après-midi, avec une condamnation de l'accusé à la peine maximale encourue : vingt ans de réclusion criminelle assortis d'une peine de sûreté des deux tiers et d'un suivi sociojudiciaire de dix ans, avec injonction de soins. À l'énoncé de la peine, les plaignantes n'avaient plus la tête baissée, signe d'un soulagement et d'une reconnaissance de justice rendue.

Et maintenant ?

La condamnation de cet homme marque une étape importante dans la lutte contre les violences conjugales. Il reste cependant à voir comment les autorités et la société civile vont travailler ensemble pour prévenir de tels actes et pour soutenir les victimes. La date du 8 mars, journée internationale des droits des femmes, prend tout son sens dans ce contexte, rappelant l'importance de continuer à lutter pour l'égalité et contre les violences faites aux femmes.

En conclusion, ce verdict souligne l'importance de la justice dans la lutte contre les violences conjugales et encourage les victimes à se manifester et à demander de l'aide. Il est essentiel de poursuivre les efforts pour prévenir ces violences et pour soutenir celles et ceux qui en sont victimes.