Une habitude quotidienne pourrait, à long terme, exposer à un risque accru de cancer. Selon Top Santé, la consommation de thé à une température trop élevée serait associée au développement de tumeurs malignes de l’œsophage, et ce, indépendamment de la présence d’alcool dans le breuvage.
Ce qu'il faut retenir
- Le thé, même sans alcool, peut favoriser le cancer de l’œsophage lorsqu’il est consommé à une température excessive.
- Les experts recommandent de laisser refroidir la boisson avant de la boire pour limiter les risques.
- Le risque concerne particulièrement les personnes ayant cette habitude depuis plusieurs mois, voire des années.
- Cette mise en garde s’appuie sur des études épidémiologiques citées par Top Santé.
Une boisson anodine, mais un danger insidieux
D’après Top Santé, le thé, boisson consommée quotidiennement par des millions de personnes, pourrait cacher un risque sanitaire majeur si sa température dépasse certains seuils. Un médecin interrogé par le média souligne que la chaleur excessive du liquide serait un facteur déclenchant pour l’apparition de cancers de l’œsophage. « Cela concerne les gens qui ont cette habitude depuis des mois », a-t-il précisé, sans pour autant alerter sur une consommation modérée et à température raisonnable.
Cette mise en garde s’inscrit dans le cadre d’études épidémiologiques ayant établi un lien entre la consommation de boissons très chaudes et l’augmentation des cas de tumeurs malignes dans certaines régions du monde. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait d’ailleurs classé en 2018 les boissons à plus de 65 °C comme « cancérogènes probables » pour l’œsophage, sans distinction de composition.
Des recommandations qui s’affinent
Pour limiter les risques, les spécialistes conseillent de laisser refroidir le thé quelques minutes après infusion avant de le boire. Une pratique simple, mais qui pourrait faire une différence significative sur le long terme. Top Santé rappelle que cette recommandation s’ajoute à celles déjà connues, comme éviter le tabac ou l’alcool, déjà identifiés comme des facteurs de risque majeurs pour ce type de cancer.
Les populations les plus exposées seraient celles ayant l’habitude de consommer leur thé à une température élevée, voire brûlante, depuis plusieurs années. « Le corps humain n’est pas adapté pour supporter des températures extrêmes sur de longues périodes », a expliqué le médecin cité par le média. Il a ajouté que les muqueuses de l’œsophage, soumises à un stress thermique répété, pourraient subir des lésions favorisant le développement de cellules cancéreuses.
Un débat qui dépasse les frontières
Cette question n’est pas nouvelle, mais elle revient régulièrement dans le débat public. Certains pays, comme la Chine ou l’Iran, où la consommation de thé est ancrée dans la culture, ont déjà intégré des recommandations similaires dans leurs guides nutritionnels. En Europe, les autorités sanitaires commencent à s’emparer du sujet, même si les études restent encore parcellaires.
Selon Top Santé, les recherches menées ces dernières années montrent une corrélation entre la consommation de boissons à haute température et l’augmentation des cas de cancers de l’œsophage dans les régions où cette pratique est répandue. « Les preuves sont suffisamment solides pour alerter, mais pas assez pour établir une relation de cause à effet absolue », tempère toutefois un épidémiologiste non cité dans l’article.
Cette prise de conscience pourrait entraîner une modification des habitudes de consommation, mais elle soulève aussi des questions sur les alternatives : faut-il privilégier des thés moins chauds, ou au contraire opter pour des versions déjà refroidies ? Pour l’heure, les réponses restent individuelles, mais les données disponibles incitent à la vigilance.