Après une semaine de compétition, la FIFA peut souffler : les stades affichent des affluences record et les audiences télévisées sont au rendez-vous, malgré les critiques persistantes autour des pauses fraîcheur. Selon RMC Sport, l’instance dirigeante du football mondial a déjà réussi à inverser une tendance négative qui la précédait.
Ce qu'il faut retenir
- Les audiences télévisées battent des records aux États-Unis et au Mexique, avec respectivement 27,5 millions et 23,4 millions de téléspectateurs en moyenne.
- L’affluence dans les stades atteint des sommets : 281 223 spectateurs pour une journée de compétition, un record depuis 1994.
- En six jours, plus de 1,3 million de spectateurs ont assisté aux matchs, soit une moyenne de 65 483 par rencontre.
- Gianni Infantino, président de la FIFA, salue l’ambiance exceptionnelle dans les trois pays hôtes et l’engouement populaire autour de la compétition.
- Les problèmes de pelouses, dénoncés par certaines équipes, restent un sujet de préoccupation non résolu par la FIFA.
Des audiences historiques, notamment aux États-Unis
La Coupe du monde 2026 enregistre des audiences télévisées sans précédent aux États-Unis. Selon les chiffres communiqués par la FIFA et rapportés par RMC Sport, la victoire de l’équipe américaine face au Paraguay a attiré 27,5 millions de téléspectateurs sur les chaînes FOX et Telemundo. Il s’agit d’un record pour un match de Coupe du monde diffusé sur le territoire américain. Au Mexique, la rencontre opposant la sélection locale à l’Afrique du Sud a également marqué l’histoire avec une moyenne de 23,4 millions de téléspectateurs, devenant ainsi le match le plus regardé au XXIe siècle dans le pays.
En France, le premier match de l’équipe de France a également connu un fort succès, confirmant l’engouement populaire pour cette édition. Ces performances télévisuelles contrastent avec les critiques initiales visant l’organisation, avant le début de la compétition.
Les stades remplis, malgré des tarifs jugés élevés
Côté affluence, la FIFA peut se réjouir : les stades affichent des taux de remplissage très élevés. En coulisses, plusieurs responsables de l’instance n’ont pas manqué de partager des images des enceintes bien garnies sur les réseaux sociaux. Malgré des prix parfois jugés excessifs, les fans de football, mais aussi les nouveaux spectateurs du « soccer », se sont massivement déplacés.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 281 223 spectateurs ont assisté aux quatre matchs disputés mardi 17 juin, établissant un nouveau record pour une journée de tournoi. Ce chiffre dépasse le précédent record datant de 1994. Sur les six premiers jours de compétition, 1 309 652 spectateurs ont pris place dans les gradins, soit une moyenne de 65 483 par rencontre. Avec 16 stades et 48 équipes engagées, cette édition devrait battre des records de fréquentation.
Gianni Infantino salue l’ambiance exceptionnelle dans les pays hôtes
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a exprimé sa satisfaction quant à l’atmosphère régnant dans les trois pays organisateurs – les États-Unis, le Canada et le Mexique. « L’atmosphère, l’énergie et la passion qui règnent dans les pays hôtes sont exceptionnelles. Les supporters qui remplissent les stades, ceux qui suivent les matchs depuis chez eux et ceux qui célèbrent dans les rues participent tous à une expérience unique », a-t-il déclaré.
Les rassemblements de supporters se multiplient dans les centres-villes, aux abords des stades et dans les fan zones, créant une ambiance électrique. Les Américains découvrent progressivement les codes du football, un sport en pleine expansion dans le pays. Les images des supporters écossais défilant dans les rues de Boston illustrent à elles seules la popularité intacte de la Coupe du monde.
Les pauses fraîcheur, seule ombre au tableau
Malgré ces performances globalement positives, la FIFA doit encore faire face à une critique récurrente : l’introduction des pauses fraîcheur. Ces interruptions, destinées à protéger les joueurs des fortes chaleurs, restent controversées. Elles perturbent le rythme des matchs et divisent les opinions, tant chez les joueurs que chez les spectateurs. Aucun changement n’est annoncé pour l’instant, et la polémique devrait persister.
Un autre sujet de tension concerne l’état des pelouses. Plusieurs équipes, dont la France, ont pointé du doigt la qualité des terrains, jugée insuffisante pour une compétition d’une telle envergure. Des problèmes similaires avaient été signalés dans certains centres d’entraînement. Contactée par RMC Sport, la FIFA n’a pas encore répondu à ces sollicitations. Ces questions risquent de peser sur l’image de l’instance dans les prochains jours.
Une entrée en lice de l’Iran sans incident majeur
Côté organisation pure, la FIFA peut se féliciter d’avoir assuré le bon déroulement du premier match de l’Iran, disputé sous haute sécurité. Aucune perturbation majeure n’a été signalée lors de cette rencontre, permettant à l’instance de souffler quelque peu avant les prochaines échéances. Mais l’ombre des futures polémiques plane déjà, inévitable dans une compétition de cette ampleur.
Avec une semaine déjà écoulée, cette Coupe du monde 2026 confirme son statut d’événement planétaire, malgré les défis persistants. Entre records d’audience, stades comble et ambiance électrique, le tournoi tient ses promesses. Reste à savoir si la FIFA parviendra à surmonter les dernières critiques pour en faire une édition mémorable.
Les pauses fraîcheur, introduites pour protéger les joueurs des fortes chaleurs, perturbent le rythme des matchs et divisent les opinions. Certains estiment qu’elles brisent la dynamique du jeu, tandis que d’autres y voient une mesure nécessaire pour préserver la santé des athlètes. La FIFA n’a pas annoncé de modification à ce sujet pour l’instant.