Pour la première fois depuis la Coupe du monde 2006 en Allemagne, des supporters de plusieurs nations se sont vu refuser l’entrée aux États-Unis, alors même qu’ils avaient acheté un billet pour l’événement. Selon Libération, cette situation rappelle les difficultés administratives rencontrées par les fans lors des éditions précédentes du Mondial, où l’obtention d’un billet ne garantissait pas automatiquement un droit d’entrée sur le territoire.
Ce qu'il faut retenir
- Des supporters de plusieurs pays n’ont pas pu entrer aux États-Unis malgré la possession d’un billet pour la Coupe du monde 2026
- Cette situation est comparable à celle de la Coupe du monde 2006 en Allemagne, où l’achat d’un billet ne suffisait pas toujours pour entrer dans le pays hôte
- Les refus d’entrée concernent des voyageurs en provenance de différentes régions du monde, sans précision sur leur nationalité
- Les autorités américaines n’ont pas encore communiqué de chiffres officiels sur le nombre de supporters refoulés
Une première depuis 2006
Les États-Unis, pays hôte de la Coupe du monde 2026, accueillent pour la première fois de leur histoire un Mondial organisé conjointement avec le Canada et le Mexique. Pourtant, cette édition est déjà marquée par des difficultés logistiques pour les supporters étrangers. Selon Libération, des voyageurs en provenance d’Europe, d’Amérique du Sud et d’Asie se sont vu refuser l’accès au territoire américain, malgré la détention d’un billet valide pour les matchs. Cette situation n’avait pas été observée depuis l’édition 2006 en Allemagne, où des cas similaires avaient été signalés.
Les raisons de ces refus restent floues. Les autorités américaines n’ont pas détaillé les critères ayant conduit à ces décisions, mais des sources proches de l’organisation évoquent des problèmes liés aux visas ou aux vérifications de sécurité renforcées. Libération souligne que ces refus concernent des supporters qui avaient pourtant obtenu les documents nécessaires pour voyager aux États-Unis.
Des règles strictes pour les visiteurs étrangers
Les États-Unis appliquent des règles d’entrée particulièrement strictes pour les ressortissants étrangers, notamment depuis les attentats du 11 septembre 2001. Pour assister à la Coupe du monde 2026, les supporters doivent généralement obtenir un visa B-1/B-2, destiné aux voyages touristiques ou professionnels. Cependant, les organisateurs du Mondial avaient promis des facilités pour les fans, avec des visas spécifiques et des procédures simplifiées. Pourtant, certains voyageurs se sont heurtés à des refus à leur arrivée, sans explication claire.
Un responsable de la FIFA, interrogé par Libération, a confirmé que des « cas isolés » de refus d’entrée avaient été signalés, mais sans fournir de bilan précis. « Nous travaillons en étroite collaboration avec les autorités américaines pour résoudre ces problèmes », a-t-il déclaré. De son côté, le département d’État américain n’a pas encore réagi publiquement à ces incidents.
Un contexte déjà tendu pour l’organisation du Mondial
La Coupe du monde 2026 est organisée dans trois pays pour la première fois de son histoire, ce qui complique la logistique pour les supporters. Les vols internationaux, les transports locaux et les hébergements sont déjà sous haute tension, avec des prix en forte hausse dans certaines villes hôtes comme New York, Los Angeles ou Toronto. Dans ce contexte, les refus d’entrée ajoutent une couche de difficultés pour les fans, qui doivent désormais anticiper des contrôles supplémentaires.
Certains supporters concernés ont partagé leur expérience sur les réseaux sociaux, décrivant des situations où ils ont été détenus pendant plusieurs heures avant d’être renvoyés dans leur pays d’origine. « On m’a dit que mon visa n’était pas valable pour un séjour touristique, alors que j’avais payé pour un billet de match », a témoigné un fan français, cité par Libération. Ces récits illustrent les défis auxquels font face les organisateurs pour garantir une expérience fluide aux visiteurs étrangers.
Reste à voir si ces problèmes administratifs seront résolus à temps pour les premiers matchs, prévus à partir du 11 juillet 2026. La FIFA a déjà indiqué qu’elle suivait la situation de près, sans pour autant envisager un report ou une modification du calendrier.
Selon Libération, les refus concernent des supporters en provenance d’Europe, d’Amérique du Sud et d’Asie, sans que la liste des pays ne soit officiellement communiquée. Les autorités américaines n’ont pas précisé si ces refus étaient liés à la nationalité des voyageurs.