Le refoulement de l’arbitre somalien Omar Artan à son arrivée aux États-Unis, ainsi que le refus d’entrée à une quinzaine de membres de l’encadrement de l’équipe iranienne, ont été assumés publiquement par la Maison Blanche. Selon RMC Sport, Andrew Giuliani, responsable de l’organisation de la Coupe du monde 2026 au sein de l’administration américaine, a confirmé mardi 9 juin 2026 que ces décisions étaient motivées par « de bonnes raisons ».
Omar Artan, qui avait pourtant obtenu un visa d’entrée, s’est vu refuser l’accès au territoire américain samedi dernier. La FIFA a ensuite précisé qu’il ne serait pas retenu pour officier lors de la compétition, dont le coup d’envoi est prévu ce jeudi 12 juin. « Il y a eu un arbitre qui n’a pas été admis. Je ne peux pas entrer dans les détails, mais ce que je peux vous dire, c’est que c’était pour une très bonne raison », a déclaré Giuliani lors d’un échange organisé par l’Atlantic Council à Washington.
Ce qu'il faut retenir
- **Omar Artan**, arbitre somalien, a été refoulé à son arrivée aux États-Unis malgré un visa valide, selon la FIFA il n’officira pas lors de la Coupe du monde 2026.
- Une **quinzaine de membres de l’encadrement iranien** se sont vu refuser l’entrée aux États-Unis pour des motifs non détaillés.
- Andrew Giuliani, de la Maison Blanche, a justifié ces décisions par la nécessité d’écarter « des acteurs malveillants » sous couvert de l’événement sportif.
- La sélection iranienne a dû **délocaliser son camp de base** de Tucson (Arizona) vers Tijuana (Mexique) en raison des incertitudes liées aux visas.
- Giuliani a confirmé que **35 équipes** avaient déjà pu entrer aux États-Unis sans restriction pour leurs joueurs ou entraîneurs.
Des refus de visas justifiés par des « raisons de sécurité »
La justification officielle repose sur des impératifs sécuritaires. Andrew Giuliani a évoqué, lors de la même intervention, la nécessité d’empêcher « des acteurs malveillants de venir dans le pays sous couvert de la Coupe du monde ». Il a précisé avoir échangé sur ce sujet avec le ministre de la Sécurité intérieure, Markwayne Mullin, ainsi qu’avec le chef de la police aux frontières américaine (CBP).
Le refoulement d’Omar Artan a été justifié par la CBP pour des « problèmes liés à la vérification de ses antécédents ». Aucune précision supplémentaire n’a été apportée par les autorités, malgré les demandes de transparence. « Tout le personnel d’entraînement de l’équipe iranienne peut entrer. Il y a des responsables iraniens qui ne peuvent pas entrer, là encore pour de très bonnes raisons », a ajouté Giuliani, sans donner davantage de détails.
Selon lui, certains individus prétendant être des entraîneurs pourraient en réalité être liés à des structures controversées. Il a notamment évoqué la possible présence parmi eux de personnes « travaillant directement avec les Gardiens de la Révolution », l’armée idéologique de la République islamique.
L’Iran contrainte de s’installer au Mexique
Les restrictions imposées aux responsables iraniens ont eu des conséquences pratiques pour la sélection nationale. Initialement prévue pour s’installer à Tucson, en Arizona, l’équipe a dû déplacer son camp de base à Tijuana, au Mexique, en raison des incertitudes liées à l’obtention des visas. Cette mesure intervient alors que l’Iran doit disputer ses trois matchs de poule aux États-Unis, dans les villes de Houston, Dallas et Kansas City.
Ces difficultés administratives s’ajoutent aux tensions géopolitiques actuelles au Moyen-Orient, qui pèsent sur les déplacements des délégations sportives. Malgré ces obstacles, la FIFA a confirmé que l’ensemble des joueurs iraniens avaient pu obtenir leurs visas et participer à la compétition. Giuliani a tenu à souligner que « aucun joueur ni entraîneur ne s’est vu interdire l’accès » jusqu’à présent, insistant sur le fait que les refus ciblaient uniquement certains responsables.
Un contexte sécuritaire déjà tendu avant le Mondial
L’organisation de la Coupe du monde 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique s’accompagne d’un dispositif sécuritaire inédit, dans un contexte international marqué par des conflits persistants. Les autorités américaines ont multiplié les annonces pour rassurer sur la capacité du pays à accueillir l’événement en toute sécurité, malgré les craintes de possibles attentats ou perturbations.
Des manifestations importantes ont déjà eu lieu à Mexico avant le début du tournoi, reflétant les tensions sociales dans le pays hôte. La FIFA, de son côté, a maintenu son calendrier et confirmé la participation de toutes les équipes qualifiées. Giuliani a rappelé que 35 des 48 nations participantes avaient déjà pu entrer sur le territoire américain sans encombre, une donnée destinée à relativiser l’ampleur des restrictions actuelles.
Pour l’heure, ni la FIFPro – syndicat des footballeurs professionnels – ni les fédérations concernées n’ont réagi publiquement aux déclarations de Giuliani. La question de la transparence sur ces décisions administratives reste donc entière, alors que la Coupe du monde 2026 s’apprête à débuter sous le signe de l’incertitude.
Selon les autorités américaines, ce refoulement a été motivé par des « problèmes liés à la vérification de ses antécédents », sans que des détails supplémentaires n’aient été communiqués. La FIFA a confirmé qu’il ne serait pas retenu pour officier lors de la compétition.
L’équipe iranienne a dû déplacer son camp de base de Tucson (Arizona) vers Tijuana (Mexique), bien qu’elle doive disputer ses matchs de groupe aux États-Unis, respectivement à Houston, Dallas et Kansas City.