Ouest France révèle que Gianni Infantino, président de la Fifa, organiserait ses déplacements pendant la Coupe du monde 2026 de manière à assister à deux matchs par jour. Selon le quotidien britannique The Guardian, cette logistique s’appuierait sur un jet privé mis à disposition par Qatar Airways, partenaire officiel de la compétition.

Après seulement une semaine de tournoi, Gianni Infantino aurait déjà parcouru l’équivalent de la moitié de la circonférence terrestre en avion. Cette pratique interroge dans un contexte où la question environnementale prend une place croissante dans l’organisation des grands événements sportifs.

Ce qu'il faut retenir

  • Gianni Infantino prévoit d’assister à deux matchs par jour lors de la Coupe du monde 2026.
  • Il utiliserait un jet privé fourni par Qatar Airways, partenaire officiel du Mondial.
  • Après une semaine de compétition, ses déplacements auraient déjà représenté la moitié du globe en distance parcourue.
  • Cette organisation soulève des questions sur l’impact environnemental de la compétition.
  • Le Qatar, pays hôte de l’édition 2022, reste un acteur central dans la logistique du tournoi.

Un rythme de déplacement inédit pour un dirigeant sportif

La décision de Gianni Infantino de suivre deux matchs par jour s’inscrit dans une logique de proximité avec les équipes et les compétitions. Selon les informations relayées par The Guardian et reprises par Ouest France, cette organisation nécessite des déplacements rapides entre les stades, rendus possibles uniquement par l’utilisation d’un avion privé. Une pratique rare pour un dirigeant sportif, mais qui pourrait devenir la norme pour les éditions futures.

Les responsables de la Fifa n’ont pas encore réagi publiquement à ces révélations. Contactée, l’instance n’a pas communiqué sur les modalités précises de ces déplacements, ni sur les critères ayant conduit à ce choix logistique.

Un impact environnemental déjà critiqué

Alors que la Coupe du monde 2026 se déroule pour partie aux États-Unis, au Canada et au Mexique, les déplacements massifs des supporters et des officiels avaient déjà été pointés du doigt avant le début de la compétition. Les émissions de CO₂ générées par les jets privés, en particulier, concentrent les critiques des associations environnementales.

— « C’est un choix qui envoie un mauvais signal », a réagi une source proche du dossier. — Les organisateurs misent sur des compensations carbone, mais celles-ci ne couvrent pas toujours l’intégralité des émissions. À titre de comparaison, un vol en jet privé entre deux continents émet en moyenne plus de 20 fois plus de CO₂ qu’un vol commercial en classe économique.

Le Qatar, acteur incontournable malgré l’éloignement géographique

La proximité entre le Qatar et la Fifa s’explique par le rôle central joué par l’émirat lors de l’édition 2022. Qatar Airways, déjà partenaire historique de la compétition, a été reconduit pour 2026. Les vols entre les différents sites de la compétition, souvent éloignés de plusieurs milliers de kilomètres, rendent les déplacements en avion privé particulièrement attractifs pour les officiels.

Les stades de la Coupe du monde 2026 s’étendent sur trois pays et 16 villes différentes, dont Los Angeles, New York, Mexico et Toronto. Une configuration qui impose des trajets aériens fréquents, surtout pour les membres du comité d’organisation.

Et maintenant ?

La polémique sur les déplacements de Gianni Infantino pourrait relancer le débat sur la durabilité des grands événements sportifs. Une réunion du comité exécutif de la Fifa est prévue le 25 juin 2026 à Toronto, où la question des émissions carbone devrait être abordée. Reste à savoir si des mesures concrètes seront adoptées pour limiter l’empreinte écologique de l’événement.

Dans l’immédiat, les associations écologistes appellent à une transparence totale sur les émissions générées par ces déplacements. Elles pourraient multiplier les actions de sensibilisation pendant la durée de la compétition, notamment à proximité des stades accueillant les matchs.

Selon les informations d’Ouest France, cette pratique répond à un besoin de mobilité accrue, permettant à Gianni Infantino d’assister à plusieurs matchs par jour. Les distances entre les stades de la Coupe du monde 2026, répartis sur trois pays, rendent les déplacements en avion privé plus pratiques que les alternatives terrestres ou aériennes commerciales.

À ce stade, la Fifa n’a pas communiqué sur d’éventuelles alternatives. Les associations environnementales suggèrent cependant d’optimiser les trajets en regroupant les déplacements ou en privilégiant les vols commerciaux, malgré les contraintes logistiques que cela pourrait engendrer pour les officiels.