Alors que la Coupe du monde 2026 s’apprête à débuter dans quelques mois, les journalistes sénégalais risquent de ne pas pouvoir couvrir tous les matchs des Lions de la Teranga. Selon France 24, la cause de cette situation tient aux restrictions de visa imposées par les États-Unis, qui compliquent singulièrement le déplacement de la presse sportive africaine.
Ce qu'il faut retenir
- Les restrictions de visa américaines empêchent les journalistes sénégalais de couvrir tous les matchs des Lions de la Teranga lors de la Coupe du monde 2026.
- Ces journalistes devront se rendre au Canada pour suivre certains matchs, mais ne pourront pas revenir aux États-Unis après ce déplacement.
- Cette situation est qualifiée de « désolante » par le journaliste sénégalais Grégoire Samba Ngom.
- Seule une entrée autorisée sur le territoire américain est accordée aux journalistes, limitant leurs déplacements.
La Coupe du monde 2026, organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, impose aux journalistes étrangers de respecter des règles strictes en matière de visas. Pour les professionnels sénégalais, ces contraintes prennent une dimension particulière. En effet, les Lions de la Teranga, qui évolueront en phase de groupes aux États-Unis, pourraient ensuite jouer au Canada. Or, une fois le territoire américain quitté pour se rendre au Canada, les journalistes n’auront plus la possibilité de revenir aux États-Unis en raison des restrictions de visa.
Cette problématique a été soulignée par Grégoire Samba Ngom, journaliste sénégalais basé à Dakar, qui a qualifié la situation de « désolante ».
« C’est une situation complexe. Nous devons couvrir l’intégralité de la compétition, mais les contraintes administratives nous empêchent de le faire pleinement. »Il a également rappelé que cette restriction pourrait avoir un impact sur la qualité de la couverture médiatique des matchs impliquant le Sénégal, privant ainsi les supporters et les observateurs d’une analyse approfondie.
Les Lions de la Teranga font partie des équipes africaines les plus suivies à l’international. Leur parcours en Coupe du monde 2026 suscite déjà un vif intérêt sur le continent, où des millions de supporters comptent sur les reportages des médias locaux pour suivre chaque match. Pourtant, sans une couverture médiatique complète, une partie de l’histoire de cette compétition pourrait échapper au public sénégalais et africain.
Les autorités américaines n’ont pas encore commenté publiquement cette situation. Cependant, selon les informations rapportées par France 24, les demandes de dérogation ou d’assouplissement des règles pour les journalistes sportifs africains n’ont pas abouti à ce jour. Les fédérations nationales de football, ainsi que les médias, pourraient tenter de trouver une solution d’ici le début de la compétition, prévue en juin 2026.
Reste à savoir si ces démarches porteront leurs fruits avant le coup d’envoi de la compétition. Une chose est sûre : la couverture médiatique des Lions de la Teranga en 2026 pourrait bien se jouer autant sur le terrain qu’en coulisses, où les contraintes administratives prennent une place inattendue.
Selon les restrictions de visa américaines, une seule entrée est autorisée sur le territoire. Ainsi, une fois les journalistes partis aux États-Unis pour couvrir des matchs, puis partis au Canada, ils ne peuvent plus revenir aux États-Unis sans un nouveau visa.