Les partisans de l’équipe nationale de football de la Côte d’Ivoire, confrontés aux mesures migratoires strictes mises en place par l’administration américaine, ont décidé de ne pas se déplacer pour soutenir leur sélection lors de la Coupe du monde 2026. Selon Ouest France, cette abstention s’explique par les difficultés croissantes à obtenir des visas américains, dans un contexte où les exigences administratives se sont durcies ces derniers mois.
Ce qu'il faut retenir
- Les supporters ivoiriens renoncent à faire le déplacement pour la Coupe du monde 2026 en raison des restrictions migratoires américaines.
- Les conditions d’obtention des visas se sont durcies sous l’administration Trump, selon les témoignages recueillis par Ouest France.
- Cette décision intervient alors que la Côte d’Ivoire participe pour la troisième fois à une Coupe du monde.
- Les fans ivoiriens expriment leur frustration face à l’impossibilité de soutenir leur équipe sur place.
- Le pays fait partie des États africains les plus touchés par les nouvelles règles migratoires américaines.
Une décision mûrie par les supporters
D’après Ouest France, plusieurs groupes de supporters organisés en Côte d’Ivoire ont confirmé leur refus de se rendre aux États-Unis pour la Coupe du monde 2026. « Ça nous fait très mal », a confié un membre d’un collectif de fans basé à Abidjan. Les entretiens menés par le quotidien révèlent une résignation teintée de déception, les supporters estimant que les démarches pour obtenir un visa sont désormais « trop complexes » et « incertaines ».
Côté ivoirien, les autorités footballistiques n’ont pas encore réagi officiellement à cette situation, mais des sources locales évoquent une volonté de trouver des alternatives pour encourager l’équipe, comme des rassemblements publics retransmettant les matchs. À l’inverse, certains fans interrogés par Ouest France assurent qu’ils suivront les rencontres « depuis chez eux, comme ils le font habituellement pour les matchs à l’extérieur ».
Des restrictions migratoires qui s’intensifient
Depuis 2025, l’administration américaine a renforcé les critères d’obtention des visas, notamment pour les ressortissants de pays africains. Les exigences en matière de justificatifs financiers, de garanties de retour ou encore de motifs du séjour se sont multipliées, rendant l’obtention d’un visa « quasi inaccessible » pour une partie de la population, selon des associations de défense des droits des migrants. La Côte d’Ivoire, dont les ressortissants figuraient déjà parmi les plus refusés en 2025, est particulièrement concernée.
« Les délais d’attente pour un rendez-vous en ambassade se comptent désormais en mois, et les refus sont systématiques sans motif clair », explique un avocat spécialisé en droit des visas basé à Abidjan. Cette situation a poussé de nombreux Ivoiriens, y compris des supporters de football, à abandonner leurs projets de voyage. Ouest France précise que certains ont même renoncé à des billets d’avion déjà réservés, par crainte de se voir refuser l’entrée sur le territoire américain à l’arrivée.
Un contexte sportif déjà marqué par les absences
La Coupe du monde 2026, coorganisée par le Canada, les États-Unis et le Mexique, s’annonce sous haute tension pour les équipes africaines. Plusieurs fédérations du continent ont déjà alerté sur les difficultés logistiques et administratives liées au déplacement de leurs supporters. La Côte d’Ivoire, qualifiée pour la troisième fois de son histoire, mise sur une campagne offensive pour briller sur la scène mondiale, mais sans le soutien visible de ses fans sur place.
« Sans nos supporters, c’est comme si on jouait à moitié », a souligné un ancien international ivoirien dans les colonnes de Ouest France. Les autorités ivoiriennes n’ont pas encore communiqué de chiffre précis concernant le nombre de supporters ayant renoncé à faire le voyage, mais les associations de fans estiment que « plus de 80 % » des groupes organisés ont fait le même choix.
Les prochaines semaines seront décisives pour évaluer l’ampleur des absences et leurs conséquences sur l’ambiance des matchs. La FIF a d’ores et déjà appelé les supporters à « rester unis, même à distance », tout en saluant leur « engagement indéfectible ».
D’après les témoignages recueillis par Ouest France, les principaux obstacles incluent des délais d’attente prolongés pour obtenir un rendez-vous en ambassade (plusieurs mois), des exigences accrues en matière de justificatifs financiers, et des refus fréquents sans motif clairement expliqué. Les demandeurs doivent désormais prouver des liens familiaux ou professionnels solides dans leur pays d’origine, ainsi qu’un motif de séjour « incontestable ».