Selon Le Figaro, la Coupe du monde 2026, qui débute ce jeudi 12 juin en Amérique du Nord, s’annonce comme le dernier grand rendez-vous planétaire pour une poignée de monuments du football mondial. Parmi eux, Lionel Messi et Cristiano Ronaldo, dont les carrières respectives s’étalent sur plus de vingt ans, devraient écrire une page supplémentaire dans l’histoire du ballon rond. À presque 39 et 41 ans, leur présence sur les terrains nord-américains relève presque de l’exploit, tant leur longévité défie les lois du sport de haut niveau.
Ce qu'il faut retenir
- La Coupe du monde 2026 marque probablement le dernier Mondial pour Lionel Messi (39 ans), Cristiano Ronaldo (41 ans) et plusieurs autres légendes, dont Neymar (34 ans) et Luka Modrić (40 ans).
- L’Amérique du Nord accueille pour la première fois un Mondial à 48 équipes, une première dans l’histoire de la compétition.
- Le calendrier complet a été dévoilé, avec des matchs prévus dès le 11 juin, malgré un retard dans le calendrier initial.
- Des tensions autour de l’équipe d’Haïti ont également marqué la préparation, avec une polémique sur le maillot officiel.
Un adieu annoncé à la scène mondiale
La décision de Messi et Ronaldo de participer à ce Mondial 2026 en Amérique du Nord, malgré leur âge avancé, avait d’abord semblé improbable. « Sur le papier, on n’y aurait pas cru », a confié l’ancien international argentin Omar Da Fonseca, aujourd’hui consultant pour beIN Sports. « Je ne sais pas qui écrit le papier (rires) ». Pourtant, les deux icônes ont confirmé leur présence, prêts à ajouter une nouvelle ligne à leur palmarès déjà légendaire. Leur rivalité, qui a structuré le football mondial pendant plus de quinze ans, touche à sa fin.
Ils ne sont pas les seuls à vivre un ultime rendez-vous. Neymar, encore solide à 34 ans, Kevin De Bruyne, malgré une année 2025 marquée par des blessures, et Luka Modrić, toujours aussi précieux pour la Croatie, font également leurs adieux probables à la scène internationale. Pour Da Fonseca, ces joueurs ont « semé un peu de leur sueur, mais dans un aspect positif », offrant aux supporters des décennies de moments inoubliables.
Un Mondial 2026 historique à plus d’un titre
Cette édition 2026 s’inscrit dans l’histoire du football pour deux raisons majeures. D’abord, elle marque la première fois qu’un Mondial se déroule sur trois continents — l’Amérique du Nord (États-Unis, Canada, Mexique) — avec une formule élargie à 48 équipes. Un changement qui a nécessité une refonte complète du calendrier, initialement prévu pour s’étaler sur près de deux mois, mais finalement ajusté pour commencer dès le 11 juin, soit deux jours avant la date initialement annoncée.
Ensuite, elle consacre l’héritage de ces joueurs, dont certains, comme Messi et Ronaldo, ont redéfini les standards du professionnalisme et de la performance. Leur présence relève presque du symbole : celle d’une génération qui a élevé le football à un niveau d’exigence jamais vu, tout en marquant plusieurs générations de supporters.
Des défis logistiques et politiques en toile de fond
La préparation de ce Mondial n’a pas été sans remous. En Haïti, par exemple, la fédération nationale a dû faire face à une polémique autour du maillot officiel. L’équipementier Saeta a été sommé, la veille du début de la compétition, de modifier un dessin représentant la date du 18 novembre 1803, symbole de l’indépendance du pays. Une intervention qui a rappelé les enjeux politiques et identitaires liés aux compétitions sportives internationales.
De même, la participation de l’équipe de France, officiellement qualifiée et composée de joueurs comme Warren Zaïre-Emery, soulève des questions logistiques. Le jeune milieu de terrain, âgé de moins de 21 ans, ne pourra pas accéder au « Aujourd’hui Bar » de l’hôtel des Bleus dans le Massachusetts, en raison d’une loi locale interdisant l’entrée aux mineurs dans les établissements servant de l’alcool.
« C’est bien parce que ça permet de créer une attente hyperpositive. D’autant qu’il n’y a pas qu’eux, mais aussi Neymar, Kevin De Bruyne, Luka Modric… La plupart de ces anciens nous ont gratifiés de tellement de bons moments… » — Omar Da Fonseca, consultant beIN Sports
Pour les supporters, cette édition restera surtout celle d’un adieu. Adieu à une génération de joueurs qui ont marqué l’histoire, adieu à une certaine idée du football, où la technique, la créativité et l’audace primaient sur tout. Reste à savoir si les nouvelles étoiles sauront, elles aussi, captiver les foules avec la même intensité.
Selon les bookmakers, les favoris sont l’Argentine (tenant du titre), la France, le Brésil et l’Angleterre. Cependant, l’élargissement du format à 48 équipes rend toute prédiction hasardeuse.
Rien n’est garanti. Leur participation dépendra de leur forme physique et des décisions de leurs sélectionneurs respectifs. Leur temps de jeu sera probablement limité à quelques minutes par match, sauf en cas de nécessité.