Selon Ouest France, la Coupe du monde de football pourrait radicalement changer d’ici 2050 pour s’adapter aux enjeux climatiques et géopolitiques. Une équipe franco-allemande et une fréquence de tournoi tous les huit ans figurent parmi les scénarios envisagés par des experts consultés par le quotidien. Cette réflexion s’inscrit dans un contexte où l’édition 2026, organisée conjointement par le Canada, les États-Unis et le Mexique, s’annonce déjà comme la plus polluante de l’histoire.

Ce qu'il faut retenir

  • Une Coupe du monde tous les huit ans, contre quatre actuellement, est l’un des scénarios proposés pour réduire l’impact environnemental
  • La création d’une équipe franco-allemande est évoquée comme une innovation géopolitique
  • L’édition 2026, prévue du 11 juin au 19 juillet, sera la première organisée dans trois pays simultanément
  • Le tournoi de 2026 est déjà considéré comme le plus polluant de l’histoire, selon les projections des organisateurs
  • Les experts soulignent la nécessité d’adapter le format des compétitions au changement climatique

Une fréquence réduite pour limiter l’empreinte carbone

Parmi les pistes envisagées, la tenue d’une Coupe du monde tous les huit ans plutôt que tous les quatre, comme c’est le cas actuellement, permettrait de diminuer significativement les émissions liées aux déplacements des équipes, des supporters et des médias. « Une réduction de la fréquence est un levier majeur pour atténuer l’impact environnemental, mais elle pose aussi des défis logistiques et économiques », a expliqué un spécialiste des questions sportives cité par Ouest France. Cette idée s’inscrit dans une réflexion plus large sur la durabilité des grands événements sportifs, alors que les organisateurs de 2026 s’engagent déjà à compenser une partie de leurs émissions.

Une équipe franco-allemande, symbole d’une Europe unie ?

Autre proposition audacieuse : la création d’une équipe unique représentant la France et l’Allemagne. « Une telle initiative pourrait symboliser la coopération européenne, tout en réduisant le nombre de participants », a indiqué un expert en géopolitique du sport. Ce format, inédit dans l’histoire de la Coupe du monde, refléterait aussi les enjeux actuels de solidarité continentale. Pour l’heure, cette hypothèse reste exploratoire, mais elle illustre la volonté de repenser les compétitions à l’aune des défis du XXIe siècle.

L’édition 2026, un tournant déjà controversé

La prochaine Coupe du monde, qui s’ouvre le 11 juin 2026, sera la première organisée sur trois continents différents : l’Amérique du Nord. « Avec 16 stades répartis entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, cette édition bat tous les records en termes de logistique et de coûts carbone », rappelle Ouest France. Les organisateurs ont annoncé des mesures pour limiter l’impact, comme l’utilisation d’énergies renouvelables dans les enceintes et la compensation carbone, mais les associations écologistes restent sceptiques. « Les promesses de compensation ne suffiront pas à effacer l’empreinte réelle de l’événement », a dénoncé un représentant d’une ONG environnementale.

« La Coupe du monde de 2026 sera un test. Si elle ne parvient pas à réduire significativement son empreinte, les éditions suivantes devront radicalement changer de modèle. »
— Un chercheur en développement durable, cité par Ouest France

Et maintenant ?

Les fédérations nationales et la FIFA devraient prochainement examiner ces propositions, avec une première analyse prévue lors du congrès de l’instance en 2027. Si la réduction de la fréquence est évoquée, aucune décision officielle n’est attendue avant plusieurs années. En attendant, les organisateurs de 2030 – dont le pays hôte ne sera connu qu’en 2024 – devront déjà intégrer des critères environnementaux plus stricts dans leur cahier des charges.

Quelles alternatives pour les éditions futures ?

Outre la fréquence et les équipes binationales, d’autres pistes sont sur la table : la limitation du nombre de participants, l’utilisation exclusive de stades écoresponsables, ou encore la généralisation des transports doux pour les supporters. « Aucune solution miracle n’existe, mais une combinaison de mesures pourrait permettre de concilier spectacle et durabilité », a souligné un membre du comité d’organisation de 2026. Les débats s’annoncent donc intenses dans les années à venir, alors que la pression des supporters et des sponsors pour des événements plus verts ne cesse de grandir.

Une fréquence réduite limiterait les déplacements des équipes, des supporters et des médias, réduisant ainsi les émissions de CO2 liées aux transports. Selon les experts, cette mesure pourrait diviser par deux l’empreinte carbone d’une édition par rapport à la situation actuelle, où quatre tournois sont organisés en huit ans.