La Fédération internationale de football (FIFA) traverse une période de tensions internes, alors que plusieurs fédérations nationales retirent leur appui à Gianni Infantino. Selon nos confrères d’Ouest France, la Fédération saoudienne a choisi de maintenir son soutien au président de l’instance dirigeante, malgré les critiques croissantes venues d’Europe.
Ce qu'il faut retenir
- Le 27 août 2026, la Fédération italienne et la Fédération suisse ont annoncé le retrait de leur soutien à Gianni Infantino, président de la FIFA.
- L’Arabie saoudite, elle, a réaffirmé son soutien inconditionnel à Infantino « pour rétablir l’unité au sein de la famille du football et poursuivre son développement dans l’intérêt de tous ».
- Cette crise survient dans un contexte de remise en question de la gouvernance d’Infantino, déjà critiqué pour ses choix stratégiques et managériaux.
Des fédérations européennes en désaccord avec la direction d’Infantino
Mercredi 27 août 2026, deux fédérations européennes majeures ont choisi de prendre leurs distances avec Gianni Infantino. La Fédération italienne de football (FIGC) et la Fédération suisse de football (ASF) ont toutes deux annoncé le retrait de leur soutien au président de la FIFA, selon des informations révélées par Ouest France. Ces décisions s’inscrivent dans un mouvement plus large de contestation, alors que plusieurs acteurs du football mondial questionnent la gestion interne de l’instance dirigeante.
Ces défections interviennent dans un climat déjà tendu, marqué par des critiques récurrentes sur la gouvernance d’Infantino, notamment concernant les réformes structurelles et les orientations stratégiques de la FIFA. Les fédérations européennes, traditionnellement influentes au sein de l’organisation, semblent ainsi exprimer leur mécontentement par des actes concrets.
L’Arabie saoudite apporte un soutien sans équivoque à Gianni Infantino
Face à ces remises en cause, l’Arabie saoudite a choisi de prendre position en faveur de Gianni Infantino. Dans un communiqué publié ce jeudi 28 août 2026, la Fédération saoudienne de football (SAFF) a réaffirmé son attachement au président de la FIFA, soulignant la nécessité de « rétablir l’unité au sein de la famille du football » et de « poursuivre son développement dans l’intérêt de tous ».
« Nous nous rangeons derrière Gianni Infantino pour renforcer la cohésion au sein du football mondial et assurer sa progression collective », a déclaré un responsable de la SAFF, cité par Ouest France.
Ce soutien inconditionnel de l’Arabie saoudite s’inscrit dans une stratégie plus large de rapprochement entre le football saoudien et les instances dirigeantes internationales. Riyad, qui mise sur le sport comme levier de soft power, a multiplié les investissements dans le football ces dernières années, notamment à travers des partenariats commerciaux et des projets d’infrastructures.
Un contexte de tensions persistantes au sein de la FIFA
La crise actuelle autour de Gianni Infantino ne surprend pas les observateurs du football mondial. Depuis plusieurs mois, le président suisse de la FIFA fait face à des critiques sur sa gestion, notamment après la réforme controversée des quotas de nations participantes à la Coupe du monde, ou encore les soupçons de conflits d’intérêts dans l’attribution des droits télévisuels. Plusieurs fédérations, en Europe mais aussi en Amérique latine et en Afrique, avaient déjà exprimé des réserves sur la transparence de certaines décisions.
Dans ce contexte, le retrait du soutien de deux fédérations européennes majeures envoie un signal fort, même si l’Arabie saoudite apporte un contrepoids politique et financier non négligeable. La balance des forces au sein du comité exécutif de la FIFA pourrait ainsi basculer en faveur d’Infantino, dont le mandat court jusqu’en 2027.
En attendant, la question reste entière : cette crise va-t-elle se résorber rapidement, ou marquer le début d’un affaiblissement durable de la gouvernance actuelle de la FIFA ?
Selon les informations d’Ouest France, ces fédérations critiquent principalement la gouvernance d’Infantino, jugée opaque et autoritaire. Les réformes contestées incluent notamment l’attribution des droits de diffusion et la restructuration des compétitions internationales.
Une crise persistante pourrait fragiliser la crédibilité de la FIFA, entraîner des retards dans l’organisation des compétitions futures, et alimenter les appels à une réforme plus profonde de la gouvernance du football mondial.