Comme le rapporte Libération, le romancier britannique David Peace, auteur notamment des *Quatre Accords du diable* et de la trilogie *GB84*, a récemment évoqué ses préférences musicales, révélant une aversion marquée pour les hymnes nationaux. Dans un entretien accordé au quotidien, il a exprimé un rejet catégorique de tout symbole étatique, allant jusqu’à qualifier les hymnes de « fuck les États-nations ». Une position qui tranche avec les conventions culturelles et politiques.

Ce qu'il faut retenir

  • David Peace, romancier britannique connu pour ses œuvres politiques comme *GB84*, a critiqué les hymnes nationaux dans un entretien à Libération.
  • Il a déclaré : « N’importe quel hymne national me met en rage. Fuck les États-nations ! » lors de cet échange.
  • L’auteur, dont l’œuvre explore souvent les tensions sociales et historiques, affiche un rejet des symboles patriotiques.

Un romancier engagé contre les symboles étatiques

David Peace, dont la carrière littéraire s’est construite autour de récits ancrés dans l’histoire sociale et politique du Royaume-Uni, n’a jamais caché son engagement contre les structures de pouvoir traditionnelles. Dans cet entretien accordé à Libération, il a précisé que sa colère ne visait pas seulement les hymnes en eux-mêmes, mais bien tout ce qu’ils représentent : l’idée d’un État-nation unifié, souvent au détriment des individualités et des minorités. Autant dire que sa position s’inscrit dans une critique plus large des institutions étatiques.

L’auteur, installé en Italie depuis plusieurs années, a également évoqué son rapport à la musique, expliquant préférer les créations artistiques libres de toute allégeance politique. Pour lui, la musique devrait rester un espace de résistance, loin des discours officiels. Une vision qui explique son rejet des compositions patriotiques, souvent associées à des régimes ou à des idéologies qu’il combat.

Une œuvre littéraire marquée par la contestation

David Peace est surtout connu pour ses romans policiers historiques, comme *GB84*, qui plonge le lecteur dans les conflits sociaux et les luttes syndicales des années 1980 en Angleterre. Ses récits, souvent inspirés de faits réels, dépeignent une société en proie aux divisions, où les structures de pouvoir écrasent les aspirations individuelles. Cette thématique résonne fortement avec sa déclaration récente, où il oppose la rigidité des États-nations à la fluidité de l’art et de la musique.

Dans ses livres, Peace n’hésite pas à décrire les violences policières, les répressions syndicales ou encore les manipulations politiques. Un contexte qui éclaire d’autant plus son rejet actuel des hymnes nationaux : pour lui, ces mélodies ne sont que des outils de propagande au service d’un ordre établi. Une analyse qui rappelle ses prises de position passées, où il a souvent dénoncé les dérives du capitalisme et du néolibéralisme.

Et maintenant ?

Si David Peace continue de publier des œuvres engagées, son intervention dans Libération pourrait relancer le débat sur le rôle des symboles nationaux dans la culture contemporaine. Reste à voir si ses propos, aussi percutants soient-ils, auront un écho au-delà des cercles intellectuels et militants. D’ici là, l’auteur devrait poursuivre ses réflexions sur l’art et la politique lors de prochaines interventions publiques.

Son dernier roman, sorti en 2025, s’intéresse aux mouvements contestataires des années 1970 en Europe. Une nouvelle occasion, pour lui, de rappeler que l’art et la musique restent des armes puissantes contre l’oppression des États.

L’auteur considère que ces symboles sont des outils de propagande au service des États-nations, qu’il critique vivement dans son œuvre et ses prises de position publiques. Pour lui, ils incarnent une idéologie oppressive qui nie les individualités et les minorités.