Imaginez : un dimanche matin, la Manche en toile de fond, et une équipe de France de tennis qui a la gueule de bois. Pas à cause d'une soirée trop arrosée, non. Plutôt à cause d'un match nul face à la Slovaquie, samedi, en Coupe Davis. Autant dire que la pression est montée d'un cran.

Pourquoi ? Parce que les Bleus n'ont plus le droit à l'erreur. Perdre aujourd'hui, et c'est le barrage de maintien qui pointe le bout de son nez. Et personne n'a envie de ça, surtout pas après avoir rêvé d'un voyage au Canada en septembre. (Oui, les Canadiens ont battu le Brésil, merci Lionel Draxl pour ce coup de génie.)

Le Portel, ce chaudron inattendu

Ce dimanche, c'est dans le 'Chaudron' du Portel que ça se passe. Un surnom qui, soit dit en passant, fait plus penser à un stade de rugby qu'à une salle de tennis. D'ailleurs, l'équipe locale de basket n'a pas remporté le moindre match cette année. Symbole ? Prémonition ? On ne sait pas, mais ça fait réfléchir.

Le match commence à 13h30 avec le double. Herbert et Bonzi, déjà alignés ensemble trois fois cette année, vont devoir affronter deux grands gabarits slovaques : Lukas Klein et Milos Karol. Le moins qu'on puisse dire, c'est que ce ne sera pas une promenade de santé.

Les numéros 1 dans le vif du sujet

Quoi qu'il arrive, le match des numéros 1 sera crucial. Arthur Rinderknech, qui a eu chaud face à Norbert Gombos (7-6, 7-6), va devoir se surpasser contre Alex Molcan. Le gaucher slovaque, 200e mondial mais ancien 38e en 2022, a montré qu'il valait bien plus que son classement actuel. (D'ailleurs, il a fait danser Alexandre Müller samedi, autant dire qu'il n'est pas là pour faire de la figuration.)

Et si jamais ça se termine 2-2 ? Paul-Henri Mathieu pourrait sortir du banc Quentin Halys. Le joueur du Blanc-Mesnil a déjà connu une sélection il y a deux ans à Taïwan. Et en 2026, il compte sept victoires à son actif. Pas mal, non ?

Mathieu : 'Le classement, on s'en fout'

'Le classement ne veut pas dire grand-chose.' C'est ce qu'a déclaré le capitaine tricolore. Et il a raison. En Coupe Davis, l'émotion, l'envie, la tension, tout ça peut tout changer. Regardez les autres rencontres : des surprises, des joueurs bien moins bien classés qui battent des adversaires du top 100. Bref, rien n'est jamais acquis.

Mathieu s'attendait à un samedi difficile. Et il a eu raison. 'On aurait évidemment préféré mener 2-0, mais à 1-1 ce soir, la balle est au centre. Il reste deux points à aller chercher demain, et ils seront durs à obtenir. Mais on a les joueurs capables de se transcender pour le faire.'

Autre chose : en cas de catastrophe, les Bleus devraient jouer un barrage de maintien contre des petits pays. Et il y aurait une chance sur douze de jouer... Monaco. Une nouvelle 'cousinade', entre Rinderknech et Vacherot, ne ferait rire personne au Portel.

Et après ?

Alors, les Bleus vont-ils se réveiller et finir le job ? Ou vont-ils sombrer dans le barrage de maintien ? Une chose est sûre : ce dimanche sera intense. Et vous, vous y croyez ?

Parce que les Bleus n'ont plus le droit à l'erreur. Un match nul ou une défaite les enverrait directement en barrage de maintien. Et personne n'a envie de ça, surtout après avoir rêvé d'un voyage au Canada en septembre.

Arthur Rinderknech et Alex Molcan, les numéros 1 respectifs, seront sous les projecteurs. Mais n'oublions pas le double Herbert/Bonzi, qui pourrait bien faire la différence.

Ils devraient jouer un barrage de maintien contre des petits pays. Et il y aurait une chance sur douze de jouer... Monaco. Une nouvelle 'cousinade', entre Rinderknech et Vacherot, ne ferait rire personne au Portel.