Une équipe de l'université Duke, menée par Kévin Welsher, vient de réussir à capturer les mouvements frénétiques d'un virus en quête d'une cellule, comme le rapporte Futura Sciences. Cette prouesse technique éclaire un instant jusqu'ici presque invisible de l'infection. Les chercheurs ont employé une version de la stomatite vésiculeuse, un virus responsable de légères fièvres chez l'Homme et d'autres animaux.

La question de savoir comment un virus parvient à forcer l'entrée de nos cellules paraît simple, mais l'observer en direct relève de l'exploit. Les scientifiques ont mis au point une méthode combinant deux microscopes pour suivre un virus marqué à l'aide d'un composé chimique fluorescent. Un premier microscope, dit de suivi, balaie alors un laser sur le virus marqué pour actualiser sa position en temps quasi réel, à chaque millionième de seconde.

Ce qu'il faut retenir

  • Les chercheurs ont réussi à capturer les mouvements frénétiques d'un virus en quête d'une cellule.
  • La méthode employée combine deux microscopes pour suivre un virus marqué à l'aide d'un composé chimique fluorescent.
  • Les scientifiques ont utilisé une version de la stomatite vésiculeuse, un virus responsable de légères fièvres chez l'Homme et d'autres animaux.

Le processus d'infection

Pour se multiplier, les virus doivent pénétrer dans nos cellules, lesquelles ont développé toute une panoplie de défenses. Dans les intestins, par exemple, une couche de cellules protectrices sécrétant du mucus fait barrage. Pourtant, les intrus parviennent parfois à se faufiler. C'est précisément ce mode opératoire que l'équipe a voulu percer.

La vidéo révèle alors l'agent pathogène en pleine agitation, se déplaçant à une allure folle et heurtant au hasard la surface des cellules voisines. Ce microscope montre des cellules en 3D en temps réel. La méthode a toutefois ses limites. Les chercheurs ne peuvent suivre une particule virale que durant quelques minutes, avant que le composé fluorescent ne s'éteigne.

Les perspectives

L'objectif est désormais de concevoir des marqueurs plus brillants et plus durables, capables de prolonger l'observation sur plusieurs dizaines de minutes afin d'embrasser l'intégralité du processus. À terme, cette technique pourrait offrir une fenêtre inédite sur la mécanique intime de l'infection virale.

Et maintenant ?

Les chercheurs devraient maintenant être en mesure de mieux comprendre comment les virus parviennent à infecter les cellules. Cette connaissance pourrait à terme permettre de développer de nouveaux traitements ou de nouveaux vaccins. Les prochaines étapes consisteront à affiner la méthode et à l'appliquer à d'autres types de virus.

En conclusion, la réussite de cette expérience ouvre de nouvelles perspectives pour la recherche sur les virus et les maladies infectieuses. Les chercheurs espèrent que cette technique pourra être utilisée pour mieux comprendre comment les virus infectent les cellules et pour développer de nouveaux traitements.