Selon nos confrères de BMF - International, Sophie Ferreira et sa famille sont confinés sur le MSC Euribia à Dubaï. Cette touriste française a raconté sur BFMTV n'avoir eu « aucune assistance » des services consulaires depuis le début de la guerre au Moyen-Orient en vue d'un rapatriement. Elle demande une « solution de rapatriement de toute urgence ».
Comme d'autres passagers français, Sophie Ferreira est bloquée depuis le 28 février et le début de la guerre au Moyen-Orient sur le MSC Euribia, paquebot à bord duquel elle effectuait une croisière avec sa famille. Le navire est désormais à quai à Dubaï, aux Émirats arabes unis, pays ciblé par les frappes iraniennes.
Ce qu'il faut retenir
- Sophie Ferreira et sa famille sont bloqués sur le MSC Euribia à Dubaï.
- Ils n'ont reçu « aucune assistance » des services consulaires pour un rapatriement.
- Le navire est à quai à Dubaï, aux Émirats arabes unis, pays ciblé par les frappes iraniennes.
- La situation militaire empire et « ça devient très angoissant » selon Sophie Ferreira.
- Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a indiqué que Paris a enregistré « environ 7 500 demandes d'assistance au rapatriement ».
La situation à bord
Après une dizaine de jours confinés à l'intérieur du paquebot, « le moral reste correct mais je vous avoue que c'est très difficile pour tous les Français à bord qui restent sans solution à ce jour », témoigne Sophie Ferreira ce mardi 10 mars sur BFMTV. « La situation militaire empire et ça devient très angoissant ».
« Il y a encore ce matin des alertes aux missiles, des fumées qui viennent de se dégager, des drones qui survolent notre bateau, des explosions, des détonations dans tous les sens », raconte Sophie Ferreira. « C'est très préoccupant ».
Les demandes de rapatriement
Pour cette touriste, « le plus frustrant » est de voir au fil des jours les passagers d'autres nationalités être rapatriés vers leur pays d'origine, par exemple des Portugais, des Anglais, des Espagnols ou des Italiens. « Tout le monde a été pris en charge sauf les Français, les Russes et quelques Asiatiques », déplore-t-elle.
Malgré une inscription dès le 28 février sur le fil d'Ariane, dispositif permettant au gouvernement français de transmettre des informations et alertes en temps réel à ses ressortissants bloqués, ainsi que « des emails et des appels journaliers aux services consulaires », Sophie Ferreira dit n'avoir obtenu « aucune réponse » et « aucune assistance ».
Les réponses du gouvernement
Dans une interview à France Inter lundi, Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères, a indiqué que Paris a enregistré « environ 7 500 demandes d'assistance au rapatriement ». Il a également annoncé que la France allait affréter « dans les prochains jours » sept vols supplémentaires afin de rapatrier des ressortissants se trouvant au Moyen-Orient.
En plus, deux nouveaux vols affrétés vont atterrir aujourd'hui, ce qui portera le nombre de ressortissants français vulnérables rapatriés à « un peu plus de 2 000 » d'ici la fin de la semaine, a indiqué Pascal Confavreux, porte-parole du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, ce mardi matin sur France 2.
La situation des touristes français bloqués à Dubaï soulève des questions plus larges sur la gestion des crises internationales et la protection des citoyens à l'étranger. Il est essentiel que les gouvernements prennent des mesures efficaces pour assurer la sécurité et le rapatriement de leurs ressortissants en cas de crise.
