Les corps de deux enfants, Leyder Rojas, 3 ans, et sa sœur Leymar, 10 ans, ont été retrouvés jeudi 25 juin dans les décombres d’un immeuble effondré à La Guaira, selon Euronews FR. Un troisième enfant de la même famille a pu être extrait vivant, tandis que les opérations de sauvetage se poursuivaient dans des conditions difficiles. La tragédie s’inscrit dans le cadre d’un séisme qui frappe le Venezuela depuis plusieurs jours, plongeant le pays dans une crise humanitaire.

Ce qu'il faut retenir

  • Les corps de Leyder Rojas (3 ans) et de sa sœur Leymar Rojas (10 ans) ont été découverts dans les décombres d’un immeuble effondré à La Guaira le 25 juin 2026.
  • Un troisième enfant de la famille a été secouru vivant, alors que les recherches se poursuivaient sous une pluie de débris.
  • Des centaines de familles restent déplacées à Caracas, hébergées dans des abris temporaires après que leurs logements ont été déclarés inhabitables.
  • L’état d’urgence est toujours en vigueur dans les régions sinistrées, où les autorités tentent de localiser les survivants et de rétablir les services essentiels.
  • Les ingénieurs inspectent actuellement les bâtiments avant toute réouverture, alors que l’ampleur des destructions est encore en cours d’évaluation.

La découverte des corps et le bilan humain

Jeudi 25 juin, les secouristes ont mis fin à leurs recherches après avoir localisé les corps des deux enfants sous les décombres de l’immeuble situé à La Guaira. Leyder et Leymar Rojas faisaient partie d’une famille dont un troisième enfant a pu être sauvé in extremis. Autour du site de l’effondrement, des familles attendaient dans l’angoisse, tandis que les survivants étaient évacués vers les hôpitaux les plus proches par ambulance. Euronews FR rapporte que les opérations se sont déroulées dans des conditions particulièrement complexes, en raison de l’instabilité des structures restantes.

Les autorités n’ont pas encore communiqué le bilan officiel des victimes, mais cette catastrophe s’ajoute à une série de drames consécutifs au séisme qui secoue le Venezuela depuis plusieurs semaines. Les équipes de secours, débordées, continuent d’évaluer l’étendue des dégâts dans l’espoir de retrouver d’éventuels survivants sous les décombres.

Des centaines de familles déplacées à Caracas

À Caracas, capitale du Venezuela, des centaines de personnes ont été contraintes de quitter leur domicile après que leurs logements ont été endommagés ou jugés inhabitables par les autorités. Beaucoup se sont réfugiées dans des abris temporaires, où elles attendent des nouvelles sur la sécurité de leur habitat. Selon Pedro Bautista, un habitant déplacé, « nous attendons que les services d’infrastructure ou la gestion des catastrophes viennent confirmer si nos habitations sont sûres ou non » a-t-il déclaré à Euronews FR.

Les ingénieurs effectuent actuellement des inspections détaillées des bâtiments avant toute réouverture, une procédure qui pourrait prendre plusieurs jours. En attendant, les déplacés s’organisent pour subvenir à leurs besoins les plus urgents, tandis que les autorités tentent de coordonner l’aide humanitaire.

Un état d’urgence toujours en vigueur

L’état d’urgence reste actif dans les régions les plus touchées par le séisme, où les priorités des autorités sont la localisation des survivants et le rétablissement des services essentiels. Euronews FR souligne que l’ampleur des destructions est en cours d’évaluation, faisant de cette catastrophe l’une des plus meurtrières qu’ait connues le Venezuela ces dernières décennies. Les réseaux électriques et d’eau potable sont particulièrement perturbés, aggravant la situation des populations sinistrées.

Les secours, soutenus par des équipes internationales, continuent de fouiller les zones les plus critiques. Cependant, les conditions météo et l’instabilité des sols compliquent considérablement leurs interventions. Les autorités appellent à la prudence et évitent toute communication prématurée sur un éventuel recul de la crise.

Et maintenant ?

Les prochaines 48 heures seront déterminantes pour les opérations de secours, alors que les autorités devraient annoncer d’ici la fin de la semaine un bilan plus précis des victimes et des dégâts matériels. Une réunion d’urgence est prévue demain avec les représentants des Nations Unies pour coordonner l’aide internationale. Reste à voir si les infrastructures pourront être rétablies rapidement, ou si les déplacés devront prolonger leur séjour dans les abris.

Contexte : un pays sous le choc

Le Venezuela fait face depuis plusieurs semaines à une série de séismes qui ont déjà causé la mort de dizaines de personnes et laissé des milliers de sans-abri. Les autorités attribuent ces catastrophes naturelles à l’activité sismique accrue dans la région, mais les experts soulignent aussi les faiblesses des normes de construction dans un pays où l’entretien des bâtiments est souvent négligé. Les infrastructures, vieillissantes, n’ont pas toujours résisté aux secousses.

La crise humanitaire s’ajoute à une situation économique déjà fragile, rendant l’accès à l’aide et aux soins encore plus compliqué. Les organisations non gouvernementales appellent à une mobilisation internationale pour éviter une aggravation de la crise. Pour l’heure, le gouvernement vénézuélien a promis des mesures d’urgence, mais leur mise en œuvre dépendra en grande partie de la coordination avec les acteurs locaux et internationaux.

Les autorités ont annoncé qu’elles publieraient d’ici la fin de la semaine une liste des bâtiments jugés sûrs, permettant aux familles de rentrer chez elles. En attendant, des abris temporaires et des distributions de nourriture et de médicaments sont organisés dans les zones les plus touchées.

Les secouristes utilisent des équipements spécialisés pour stabiliser les structures avant de fouiller les décombres. Des chiens renifleurs et des drones sont également déployés pour localiser d’éventuels survivants. Les opérations sont menées de jour comme de nuit, sous haute surveillance pour éviter tout nouvel effondrement.