Les antidiabétiques Ozempic et Wegovy, dont les ventes ont explosé ces dernières années, sont désormais au cœur d’un débat sur leurs effets secondaires potentiels au niveau de la rétine et du nerf optique. Selon Top Santé, des études récentes et des alertes des autorités sanitaires ont mis en lumière un risque, bien que faible, de complications visuelles chez certains patients traités par ces médicaments à base de sémaglutide.

Ce qu'il faut retenir

  • Ozempic et Wegovy, deux médicaments à base de sémaglutide, sont désormais associés à un risque potentiel d’atteintes rétiniennes et optiques.
  • Plusieurs études récentes, relayées par Top Santé, confirment l’existence de ce risque, jugé discret mais réel.
  • Les autorités sanitaires ont émis des alertes ciblées, invitant les patients et les professionnels de santé à la vigilance.
  • Les complications signalées concernent principalement des atteintes du nerf optique et des problèmes rétiniens, sans que leur fréquence ne soit encore précisément établie.
  • Les patients sous traitement doivent désormais faire l’objet d’un suivi ophtalmologique renforcé.

Des médicaments stars sous le feu des projecteurs

Ozempic et Wegovy, deux médicaments initialement conçus pour le traitement du diabète de type 2, ont connu un succès commercial sans précédent ces dernières années. Leur principe actif, le sémaglutide, agit en mimant l’action d’une hormone naturelle, le GLP-1, qui régule la glycémie. Selon Top Santé, ces traitements ont transformé la prise en charge du diabète, permettant à de nombreux patients d’améliorer significativement leur qualité de vie. Pourtant, leur popularité croissante a aussi attiré l’attention sur des effets indésirables jusqu’alors moins documentés.

Parmi ces effets, les atteintes de la rétine et du nerf optique figurent désormais en bonne place. Comme le rapporte Top Santé, plusieurs études récentes ont mis en évidence un lien possible entre la prise de sémaglutide et l’apparition de troubles visuels chez certains patients. Ces complications, bien que rares, ont conduit les autorités sanitaires à émettre des recommandations spécifiques pour les patients et les médecins.

Un risque avéré mais dont l’ampleur reste à préciser

Les données disponibles à ce jour indiquent que le risque d’atteintes rétiniennes ou optiques sous Ozempic et Wegovy est faible mais non négligeable. Top Santé souligne que les études menées jusqu’à présent suggèrent une possible augmentation du risque chez les patients présentant déjà des facteurs de vulnérabilité, comme des antécédents de diabète mal contrôlé ou des troubles préexistants de la vision. Pourtant, le mécanisme exact à l’origine de ces complications reste mal compris, ce qui rend difficile une estimation précise de leur fréquence dans la population générale.

Les autorités sanitaires, dont l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) en France, ont réagi en publiant des mises en garde ciblées. Dans un communiqué publié en juillet 2026, l’ANSM a rappelé que «

les professionnels de santé doivent être attentifs aux symptômes visuels chez les patients sous sémaglutide, et envisager un examen ophtalmologique en cas de doute
», a précisé l’agence. Ces recommandations s’ajoutent à celles déjà émises par l’European Medicines Agency (EMA), qui a demandé aux fabricants d’intégrer ces risques dans les notices des médicaments.

Des symptômes à surveiller et des examens à privilégier

Les patients sous Ozempic ou Wegovy sont désormais invités à consulter un ophtalmologiste en cas de symptômes visuels inhabituels, tels que des troubles de la vision, des flashs lumineux ou une baisse soudaine de l’acuité visuelle. Selon Top Santé, ces signes peuvent être le reflet d’une atteinte du nerf optique ou d’une complication rétinienne, même si leur survenue reste exceptionnelle. Les experts recommandent également un suivi régulier pour les patients présentant des facteurs de risque supplémentaires, comme un diabète évoluant depuis plusieurs années ou une hypertension artérielle non contrôlée.

Pour l’instant, les autorités sanitaires n’envisagent pas de restriction majeure sur la prescription de ces médicaments, dont les bénéfices thérapeutiques restent jugés supérieurs aux risques encourus. Pourtant, certains spécialistes appellent à une vigilance accrue, notamment chez les patients sous traitement depuis plusieurs années. «

Il est essentiel de peser le pour et le contre pour chaque patient, en tenant compte de son profil médical et de ses antécédents
», a expliqué le Dr. Marie Dupont, endocrinologue à l’hôpital Saint-Louis, à Top Santé.

Et maintenant ?

Les prochains mois pourraient voir l’émergence de nouvelles données sur ce sujet, avec la publication d’études complémentaires évaluant plus précisément la fréquence des atteintes visuelles sous sémaglutide. L’ANSM et l’EMA ont d’ores et déjà annoncé qu’elles suivraient de près l’évolution de la situation, et pourraient ajuster leurs recommandations en fonction des résultats obtenus. Pour les patients, la prudence reste de mise, avec un suivi médical régulier pour détecter d’éventuels signaux d’alerte.

En attendant, les autorités sanitaires appellent à ne pas interrompre son traitement sans avis médical, les bénéfices des médicaments Ozempic et Wegovy pour la gestion du diabète restant, dans la majorité des cas, supérieurs aux risques signalés.

Les symptômes à surveiller incluent une baisse soudaine de la vision, des flashs lumineux, des taches noires dans le champ visuel ou une vision floue persistante. En cas de survenue de l’un de ces signes, il est recommandé de consulter rapidement un ophtalmologiste.