Antti Hakkanen, le ministre finlandais de la Défense, a lâché une vérité qui fait mal : l'Europe n'est pas prête à assumer seule sa sécurité nucléaire. Et ça, ça change tout.
Le moins qu'on puisse dire, c'est que sa déclaration a fait l'effet d'une bombe (sans jeu de mots). Selon nos confrères de BMF - International, Hakkanen a été clair : les États-Unis restent indispensables dans le jeu nucléaire de l'OTAN. Autant dire que le débat sur l'autonomie européenne vient de prendre un coup de massue.
Les États-Unis, toujours au cœur du dispositif
Hakkanen a insisté : les États-Unis sont « pleinement engagés » dans la dissuasion nucléaire de l'OTAN. (On pourrait presque entendre un soupir de soulagement à Bruxelles.) Mais alors, pourquoi en parle-t-on autant ?
Parce que, côté européen, on rêve parfois d'indépendance. Sauf que, comme le rappelle le ministre finlandais, ce n'est pas pour demain. La réalité, c'est que sans les États-Unis, l'Europe serait bien démunie. Leur arsenal nucléaire, leur expertise, leur engagement... tout ça, c'est précieux.
Et puis, soyons honnêtes : qui a vraiment envie de voir l'Europe se lancer dans une course aux armements nucléaires ? (Moi, pas vraiment, et vous ?)
La France et le Royaume-Uni, seuls en scène ?
Actuellement, seuls deux pays de l'UE disposent de l'arme nucléaire : la France et le Royaume-Uni. Résultat des courses : l'Europe n'a pas vraiment le choix. Elle doit compter sur ces deux acteurs, et sur les États-Unis, pour sa sécurité.
Le truc, c'est que ça pose question. Est-ce que c'est tenable sur le long terme ? Est-ce que l'Europe peut vraiment se permettre de dépendre ainsi de quelques-uns ? Difficile de dire avec certitude...
En tout cas, une chose est sûre : le débat est loin d'être clos. Et avec les tensions géopolitiques actuelles, il risque de prendre encore plus d'ampleur.
Et maintenant ?
Alors, que faire ? Attendre que les choses se tassent ? Prendre les devants et investir massivement dans la défense ? Difficile à dire.
Une chose est sûre : l'Europe a du pain sur la planche. Et pas seulement en matière de nucléaire. La cybersécurité, la défense spatiale, les nouvelles technologies... autant de défis qui attendent nos dirigeants.
Mais bon, on ne va pas se mentir : ça ne se fera pas du jour au lendemain. (Et encore moins sans les États-Unis, visiblement.)
FAQ
Parce que seuls les États-Unis, la France et le Royaume-Uni disposent de l'arme nucléaire en Europe. Et que les États-Unis ont un rôle clé dans la dissuasion nucléaire de l'OTAN. Sans eux, l'Europe serait bien démunie.
Actuellement, seuls la France et le Royaume-Uni disposent de l'arme nucléaire au sein de l'Union européenne.
Difficile à dire. L'Europe pourrait investir massivement dans la défense, développer ses propres capacités nucléaires, ou miser sur d'autres formes de dissuasion. Mais rien n'est simple, et tout prendra du temps.
Bref, on l'aura compris : la question de la dissuasion nucléaire en Europe est loin d'être simple. Et avec les déclarations d'Antti Hakkanen, elle vient de prendre une nouvelle dimension. Reste à savoir comment nos dirigeants vont réagir. Une chose est sûre : on ne va pas s'ennuyer dans les mois à venir.
