Alors que les États-Unis accueillent cette année la Coupe du monde de football, Donald Trump fête ce dimanche 14 juin 2026 ses 80 ans. Une occasion, pour Ouest France, de revenir sur le rapport que le président américain entretient avec le sport, et plus particulièrement avec le golf. Dans un livre corrosif intitulé *« Trump et le green : une partie jamais honnête »*, le chroniqueur sportif Rick Reilly, figure reconnue dans le milieu, dresse un portrait peu flatteur du jeu – et du caractère – du locataire de la Maison-Blanche.

Ce qu'il faut retenir

  • Donald Trump fête ses 80 ans ce 14 juin 2026, dans un contexte sportif marqué par la Coupe du monde de football aux États-Unis.
  • Le chroniqueur Rick Reilly publie un livre critique sur le golf sous l’ère Trump, intitulé *« Trump et le green : une partie jamais honnête »*.
  • Selon Reilly, le comportement de Trump sur les parcours révèle des traits de sa personnalité et de ses méthodes politiques.
  • Le surnom *« Pelé »* lui aurait été attribué par les golfeurs pour son habitude de tricher en repositionnant sa balle avec son pied.
  • Le livre s’appuie sur des témoignages et des anecdotes pour illustrer une pratique du golf où la tricherie serait systématique.
  • Trump, connu pour son goût du luxe et de la compétition, utilise souvent le golf comme outil de networking et de diplomatie.

Un golf revisité par un président controversé

Dans son ouvrage, Rick Reilly, chroniqueur sportif primé et auteur de plusieurs best-sellers, s’attarde sur une pratique peu conventionnelle du golf par Donald Trump. Selon lui, la manière dont l’ancien président américain joue relève moins du sport que de la stratégie politique. « Au golf, on surnomme Donald Trump Pelé, car il triche en replaçant sa balle avec son pied », affirme Reilly, citant des témoignages de caddies et de partenaires de jeu. Cette habitude, anecdotique en apparence, serait selon lui le reflet d’une personnalité obsédée par la victoire, quitte à contourner les règles.

Le golf, outil de pouvoir et de séduction

Pour Trump, le golf n’est pas qu’un loisir : c’est un instrument de pouvoir. Depuis des décennies, il utilise les parcours pour nouer des alliances, impressionner ses interlocuteurs et négocier en coulisses. « Il y a une méthode Trump au golf, comme en politique », explique Reilly. Le livre recense des exemples où Trump aurait modifié les règles locales, exigé des parcours exclusifs, ou encore menacé de boycotter des compétitions pour obtenir gain de cause. Ces pratiques, rares dans le milieu golfique traditionnel, illustreraient selon l’auteur une vision transactionnelle du sport, où la fin justifie les moyens.

Un livre qui interroge la morale du sport

Au-delà de la personnalité de Trump, l’ouvrage de Reilly pose une question plus large : jusqu’où peut-on aller dans la compétition ? Le golf, souvent perçu comme un sport d’élite et respectueux des règles, se retrouve ici sous le feu des projecteurs pour des pratiques aux limites de l’éthique. « Ce n’est pas un livre contre le golf, mais contre l’idée que tout est permis », précise Reilly. Il rappelle que de nombreux golfeurs professionnels ont été sanctionnés pour des tricheries mineures, alors que Trump, lui, jouerait selon des règles qu’il invente au gré de ses parties.

Et maintenant ?

Le livre de Rick Reilly, qui sort à l’occasion des 80 ans de Trump, pourrait relancer le débat sur la moralisation du sport et la transparence dans les pratiques des dirigeants. Aucune réaction officielle de l’intéressé n’a été enregistrée à ce stade. Les prochaines semaines pourraient voir s’enchaîner les réactions des fédérations sportives et des observateurs politiques, alors que les États-Unis restent sous le feu des projecteurs avec la Coupe du monde de football.

Si l’ouvrage ne changera probablement pas la pratique du golf de Trump, il offre en revanche une grille de lecture inédite sur la manière dont l’homme d’affaires et homme politique aborde la compétition. Un angle qui dépasse le simple cadre sportif pour toucher à l’exercice même du pouvoir.

Le surnom lui aurait été attribué par des golfeurs pour son habitude de tricher en repositionnant sa balle avec son pied, selon le chroniqueur Rick Reilly dans son livre *« Trump et le green : une partie jamais honnête »*.