« Le président Trump est toujours en excellente santé et présente des fonctions cardiaques, pulmonaires, neurologiques et physiques générales solides », a déclaré le médecin présidentiel, le capitaine de la marine Sean Barbabella, dans un rapport médical rendu public vendredi. Ce dernier le juge par ailleurs « pleinement apte à exercer toutes les fonctions de commandant en chef et de chef de l’État », selon Le Figaro.
Les conclusions de cet examen de routine, réalisé mardi au sein de l’hôpital militaire Walter Reed, près de Washington, confirment que Donald Trump, âgé de 79 ans, conserve des capacités physiques et cognitives jugées satisfaisantes pour assumer ses responsabilités. Pourtant, le rapport n’élude pas certains aspects nécessitant une attention particulière.
Ce qu'il faut retenir
- Donald Trump est jugé « en excellente santé » et « pleinement apte » à exercer ses fonctions par son médecin, le capitaine Sean Barbabella, selon Le Figaro.
- Son examen médical de mardi recommande une perte de poids, une augmentation de l’activité physique et la prise d’aspirine à faible dose pour des raisons préventives.
- Le président, qui fêtera ses 80 ans le 14 juin, suit un rythme de visites médicales semestrielles depuis son retour au pouvoir en janvier 2025.
- 59 % des Américains estiment qu’il n’a pas les capacités mentales de diriger le pays et 55 % remettent en cause sa santé physique, selon un récent sondage Washington Post/ABC News/Ipsos.
- Un hématome persistant à la main droite, attribué aux poignées de main fréquentes et à la prise d’aspirine, est signalé dans le rapport.
Un bilan médical rassurant, assorti de recommandations
Le rapport de trois pages, rendu public vendredi après des examens réalisés mardi, dresse un bilan globalement positif de l’état de santé de Donald Trump. Le capitaine Sean Barbabella, médecin personnel du président, a souligné la solidité des fonctions cardiaques, pulmonaires et neurologiques de son patient, tout en insistant sur la nécessité de poursuivre des efforts en matière d’hygiène de vie.
« Des conseils préventifs ont été prodigués, notamment des recommandations en matière d’alimentation, la prise d’aspirine à faible dose, une augmentation de l’activité physique et la poursuite de la perte de poids », précise le document. Ces mesures s’ajoutent à un traitement médicamenteux déjà en place, composé de trois médicaments : deux visant à contrôler le taux de cholestérol et un troisième, de l’aspirine, pris à des fins de prévention cardiaque.
Un suivi médical accru depuis son retour à la Maison-Blanche
Depuis son investiture le 20 janvier 2025, Donald Trump a subi trois examens médicaux, un rythme semestriel bien supérieur à la cadence annuelle habituellement pratiquée par les présidents américains. « Tout s’est PARFAITEMENT bien passé », avait commenté le président lui-même sur Truth Social, peu après ces examens. Cette régularité dans le suivi médical contraste avec les critiques qui avaient entouré son premier mandat, notamment lors de son hospitalisation pour Covid-19 en octobre 2020.
L’hématome persistant à la main droite, recouvert de maquillage lors des apparitions publiques, est explicitement mentionné dans le rapport. Celui-ci l’attribue à la combinaison de poignées de main fréquentes et à la prise d’aspirine, utilisée ici pour prévenir les risques cardiovasculaires. Ce détail, bien que mineur, illustre les défis physiques auxquels le président est confronté au quotidien.
Des doutes persistants dans l’opinion publique américaine
Malgré l’avis rassurant de son médecin, Donald Trump reste l’objet de scepticisme quant à ses capacités à diriger le pays. Un récent sondage réalisé par Washington Post, ABC News et Ipsos révèle que 59 % des Américains interrogés estiment qu’il ne possède pas les facultés mentales nécessaires pour occuper la fonction présidentielle. Par ailleurs, 55 % des sondés remettent en cause son état de santé physique.
Ces chiffres contrastent avec la perception généralement plus favorable de l’état de santé de Joe Biden à la fin de son mandat, marquée par des chutes et des confusions répétées, qui avaient alimenté des débats sur son aptitude à gouverner. La transparence accrue de Donald Trump sur sa santé, depuis son retour au pouvoir, semble avoir atténué — sans pour autant faire taire — les interrogations de l’opinion publique.
Le président lui-même affiche une confiance sans faille. « Je me sens comme il y a cinquante ans. C’est dingue », avait-il lancé le 12 mai lors d’un discours, balayant d’un revers de main les inquiétudes persistantes. Pourtant, ces déclarations ne suffisent pas à dissiper totalement les doutes, comme en témoignent les résultats du sondage.
Une activité diplomatique soutenue malgré un rythme intérieur réduit
Depuis le début de son second mandat, Donald Trump a réduit la fréquence de ses déplacements aux États-Unis par rapport à son premier passage à la Maison-Blanche. Cette prudence apparente ne s’applique cependant pas à sa diplomatie internationale, où il maintient une cadence soutenue de voyages à l’étranger. Le président continue par ailleurs de répondre régulièrement aux questions de la presse, un exercice qu’il affectionne particulièrement.
Cette approche contraste avec les critiques formulées lors de son premier mandat, où il avait été accusé de manquer de transparence sur sa santé, notamment après son hospitalisation pour Covid-19. Aujourd’hui, la publication systématique de rapports médicaux détaillés vise à répondre à ces interrogations, même si elles persistent dans une partie de l’opinion.
Pour l’heure, la Maison-Blanche se borne à rappeler que le président est pleinement opérationnel, tandis que ses détracteurs appellent à une vigilance accrue sur sa santé et sa capacité à exercer ses fonctions sur la durée. Une chose est sûre : le débat sur l’aptitude de Donald Trump à diriger les États-Unis, déjà vif, n’est pas près de s’éteindre.
Le président américain suit un traitement à base d’aspirine à faible dose dans un cadre de prévention cardiovasculaire, comme le précise le rapport médical rendu public vendredi. Cette prise médicamenteuse, couplée à la fréquence de ses poignées de main, est également mise en cause dans l’apparition d’un hématome persistant à sa main droite.