Un investissement de plusieurs millions de dollars dans une chaîne de sushis sur tapis roulant place Donald Trump au cœur d’une théorie surprenante. Selon Numerama, le président américain aurait acquis entre 1 et 5 millions de dollars d’actions de Kura Sushi USA Inc. (KRUS) au premier trimestre 2026, parmi ses participations les plus importantes dans des géants technologiques comme Nvidia, Amazon, Apple, Adobe, Microsoft ou Oracle.

Cette ligne dans ses déclarations financières, rapportée par Nikkei le 19 mai 2026, a rapidement alimenté les spéculations sur les réseaux sociaux. Certains internautes suggèrent que Donald Trump aurait pu confondre Kura Sushi, une enseigne japonaise de restauration automatisée, avec Fujikura, un groupe industriel spécialisé dans les infrastructures technologiques.

Ce qu'il faut retenir

  • Donald Trump a investi entre 1 et 5 millions de dollars dans Kura Sushi USA Inc. au premier trimestre 2026, selon Numerama et Nikkei.
  • Cette participation figure parmi ses plus importants placements, aux côtés de géants de la tech comme Nvidia, Amazon ou Apple.
  • Kura Sushi est une chaîne japonaise de sushis sur tapis roulant, avec 69 restaurants aux États-Unis en 2024.
  • Une théorie sur les réseaux sociaux évoque une possible confusion avec Fujikura, un groupe industriel japonais, en raison de leur nom proche.
  • Kura Sushi utilise des technologies avancées, comme des tablettes de commande et des puces RFID, mais reste avant tout une enseigne de restauration.

Pour rappel, Kura Sushi est une entreprise japonaise spécialisée dans le kaitenzushi, un concept de restaurant où les assiettes de sushi circulent sur un convoyeur. Fondée à Sakai, dans la préfecture d’Osaka, elle compte près de 543 établissements au Japon, ainsi que des franchises à Taïwan, aux États-Unis et en Chine. Aux États-Unis, sa filiale Kura Sushi USA gère 69 Kura Revolving Sushi Bar, principalement en Californie.

L’entreprise se distingue par son niveau élevé d’automatisation : commandes via tablettes, puces RFID sur les assiettes pour gérer leur durée de vie, robots de service, et systèmes d’optimisation du flux de clients et de produits. « Kura Sushi peut être vu comme une entreprise hybride », explique un analyste interrogé par Numerama. « C’est une chaîne de restauration, mais son modèle repose sur une logistique automatisée qui s’apparente à de la food tech ».

Côté Fujikura, la confusion éventuelle prend tout son sens. Ce groupe industriel japonais, fondé en 1885, est un acteur majeur des infrastructures technologiques : câbles, fibre optique, équipements pour télécoms et data centers. Ses produits sont indispensables au bon fonctionnement des réseaux Internet, de la 5G et des centres de données, un secteur directement lié à l’essor de l’intelligence artificielle. En revanche, Fujikura n’a aucun lien avec la restauration, ce qui rend l’investissement dans Kura Sushi encore plus surprenant.

Pourtant, certains observateurs soulignent que Kura Sushi, malgré son activité dans la restauration, mise sur des technologies innovantes. « L’entreprise utilise des outils d’analyse de données pour ajuster en temps réel ses opérations », précise Numerama. « Son modèle standardisé et son expansion rapide pourraient séduire des investisseurs cherchant des franchises technologiques ».

L’entourage de Donald Trump assure que ses placements sont gérés par des professionnels, sans que l’on puisse confirmer ou infirmer la théorie de la confusion entre Kura Sushi et Fujikura. Les documents officiels mentionnent bien l’enseigne de sushis, mais l’anecdote a rapidement pris une dimension virale. Sur les réseaux sociaux, la blague fuse : un président obsédé par l’IA qui finirait, par erreur, actionnaire d’un tapis roulant à makis.

— « Cela montre à quel point les investissements de Trump peuvent sembler désordonnés », commente un analyste financier sous couvert d’anonymat. « Mélanger des géants de la tech avec une chaîne de restauration automatisée interroge sur la stratégie globale ». Certains y voient la preuve d’un manque de cohérence, d’autres soulignent que même les investisseurs les plus aguerris peuvent faire des choix atypiques.

Et maintenant ?

Pour l’instant, aucune réaction officielle de la Maison-Blanche ou des gestionnaires de portefeuille de Donald Trump n’a été enregistrée concernant cet investissement. Les prochaines déclarations financières trimestrielles pourraient apporter des éclaircissements, si elles mentionnent à nouveau Kura Sushi ou d’autres participations inattendues. Par ailleurs, l’évolution des cours de l’action KRUS sur les prochains mois sera scrutée de près par les observateurs, qui y verront peut-être un indicateur de la pertinence — ou non — de ce placement.

Cette anecdote rappelle également les débats récurrents autour des conflits d’intérêts potentiels dans les portefeuilles d’investisseurs politiques. Aux États-Unis, les règles encadrant les placements des élus restent un sujet de controverse, surtout lorsque des secteurs comme la tech ou la restauration sont mêlés. « La frontière entre intérêts privés et décisions publiques peut parfois sembler floue », note un observateur politique. « Cet exemple illustre les risques d’un système où les fortunes personnelles et les responsabilités politiques se croisent ».

Kura Sushi, malgré son image ludique et décontractée, reste une entreprise cotée en bourse. Son cours pourrait donc être influencé par des facteurs externes, comme l’engouement pour les concepts de restauration innovants ou, au contraire, une méfiance envers les modèles automatisés. Pour Donald Trump, cet investissement s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification, mais il soulève des questions sur la gestion de son portefeuille.

Quelle que soit l’intention derrière cet achat, l’épisode rappelle que même les plus grands acteurs économiques peuvent se retrouver confrontés à des choix surprenants. Et dans un monde où l’IA domine les débats, un tapis roulant à makis semble presque… poétique.

Kura Sushi est une chaîne japonaise de restaurants spécialisée dans le kaitenzushi, où les assiettes de sushi circulent sur un tapis roulant. L’entreprise, basée à Sakai (préfecture d’Osaka), compte plus de 540 établissements au Japon et s’est étendue à Taïwan, aux États-Unis et en Chine. Aux États-Unis, sa filiale Kura Sushi USA gère 69 restaurants, principalement en Californie.

La confusion viendrait du nom proche des deux entreprises. Fujikura est un groupe industriel japonais spécialisé dans les infrastructures technologiques (câbles, fibre optique, équipements pour télécoms), un secteur en phase avec les investissements de Trump dans la tech. En revanche, Kura Sushi est une chaîne de restauration, ce qui rend cet investissement moins cohérent dans un portefeuille axé sur l’IA et les géants du numérique.