Selon RMC Sport, Christophe Dugarry a vivement réagi ce lundi dans l’émission Rothen s’enflamme contre l’idée d’accorder un traitement différencié à Rayan Cherki au sein de Manchester City, malgré les éloges reçus par l’international français après sa performance contre Chelsea en Premier League.

L’ancien champion du monde 1998, désormais consultant pour RMC, a mis en doute la légitimité d’un tel statut privilégié pour Cherki, soulignant que ce traitement ne se justifiait pas par rapport aux autres joueurs de l’effectif. « Il est différent de qui ? Il est meilleur qu’Olise ? Meilleur que Barcola ? Meilleur que Doué ? C’est quoi, le style Cherki ? Les autres, ils sont aveugles ? Ce sont des unijambistes, des guignols ? », a-t-il lancé, critiquant ouvertement l’argumentaire défendu par certains observateurs.

Ce qu'il faut retenir

  • Rayan Cherki a été salué par son entraîneur Pep Guardiola après la victoire 3-0 de Manchester City face à Chelsea en Premier League, dimanche 13 avril 2026.
  • Le technicien espagnol a qualifié le Français de « joueur unique » tout en lui prodiguant des conseils pour améliorer son jeu, notamment en réduisant ses interventions près du gardien Donnarumma.
  • Christophe Dugarry a contesté l’idée d’un traitement de faveur pour Cherki, affirmant que cela le dispenserait des efforts collectifs attendus, comme le pressing.
  • Le consultant a aussi rappelé que Guardiola avait pointé un manque d’efficacité de Cherki dans le pressing, un aspect devenu central dans le football moderne.

Une performance remarquée, mais un statut contesté

Rayan Cherki a brillé dimanche lors de la large victoire de Manchester City contre Chelsea (3-0) en marquant deux passes décisives. Pep Guardiola n’a pas manqué de souligner la singularité du jeune Français, le qualifiant de « joueur unique » tout en insistant sur la nécessité pour lui de s’adapter à certaines exigences du jeu collectif. Selon le coach espagnol, Cherki doit notamment éviter de trop s’éloigner de son axe pour se recentrer sur des actions plus efficaces, un conseil qui, pour Dugarry, ne saurait justifier une exception à la règle.

Le technicien de Manchester City a également insisté sur la durée de jeu de Cherki, l’exhortant à tenir sur l’intégralité des 95 minutes, sans se cantonner à des interventions latérales ou statiques près de Donnarumma. Des recommandations qui, pour Dugarry, s’appliquent à tous les joueurs et ne doivent pas être modulées en fonction d’un talent présumé.

Dugarry contre la notion de joueur « intouchable »

Le consultant de RMC a balayé l’argument selon lequel Cherki mériterait un traitement de faveur en raison de son talent exceptionnel. Pour lui, cette logique reviendrait à établir une hiérarchie injuste au sein de l’effectif, où certains joueurs pourraient se voir dispensés des efforts collectifs. « Que Cherki ait du talent, on est tous d’accord avec ça, mais le traiter différemment, pourquoi ? Si c’est pour l’empêcher de faire le pressing comme doivent le faire tous les mecs, je dis non, il ne faut pas le traiter différemment. Surtout pas, au contraire ! » a-t-il martelé.

Dugarry a également rappelé que le football moderne exige des attaquants une implication constante dans la récupération du ballon, notamment via le pressing. En ce sens, il a jugé incohérent de dispenser Cherki de cette obligation sous prétexte de préserver son potentiel offensif. Pour l’ancien international, la performance d’un joueur doit se mesurer à son engagement dans tous les compartiments du jeu, sans exception.

Le pressing, pierre angulaire du football moderne

Les critiques de Dugarry font écho à une tendance croissante dans le football, où le pressing est devenu un critère essentiel d’évaluation des joueurs. Pep Guardiola lui-même a souligné ce point après le match, indiquant que Cherki devait « faire plus » dans ce domaine pour s’inscrire pleinement dans la philosophie du club. Selon le coach catalan, le pressing efficace est une composante indispensable pour dominer les rencontres et contrôler le rythme du jeu.

Pour Dugarry, la position de Guardiola ne laisse aucune place à un traitement de faveur : « [Pep Guardiola] a aussi expliqué que Cherki dans le pressing, ce n’était pas suffisant. Et on sait que le football moderne aujourd’hui demande à ce que les attaquants fassent du pressing. » Une déclaration qui, selon lui, invalide toute tentative de justifier un traitement différencié pour le Français.

Et maintenant ?

Rayan Cherki devra désormais concilier les attentes de son entraîneur avec les critiques émanant de certains observateurs. Si Manchester City maintient sa confiance en son jeune talent, la pression pourrait s’accentuer pour qu’il prouve sa capacité à s’adapter aux exigences du jeu collectif. Pep Guardiola, connu pour son exigence, pourrait durcir le ton lors des prochains entraînements, tandis que Dugarry et d’autres commentateurs continueront probablement à questionner ce statut particulier.

La prochaine échéance pour Cherki interviendra lors du prochain match de Premier League, où son implication dans le pressing et son efficacité offensive seront scrutées de près. Une performance mitigée pourrait relancer le débat sur son rôle au sein de l’équipe, tandis qu’une nouvelle exhibition confirmerait, au contraire, sa place parmi les joueurs clés du club mancunien.

Si la question d’un traitement différencié reste en suspens, une chose est sûre : Rayan Cherki se trouve désormais sous les projecteurs, non seulement pour son talent, mais aussi pour sa capacité à répondre aux défis que lui impose le football moderne. Reste à voir comment il relèvera ce pari dans les semaines à venir.

Selon RMC Sport, Pep Guardiola a utilisé cette expression pour souligner la créativité et le style distinctif de Cherki, qui se sont illustrés par deux passes décisives lors de la victoire 3-0 de Manchester City. Cependant, il a aussi émis des réserves sur son efficacité collective, notamment en matière de pressing et de positionnement.

Christophe Dugarry reproche principalement à Cherki de ne pas respecter les exigences collectives du football moderne, comme le pressing systématique. Il conteste aussi l’idée d’un traitement de faveur pour le Français, estimant que cela le dispenserait des efforts attendus de tous les joueurs.