Selon BFM Business, le fondateur de l’entreprise OKO Europe, Jan VANSINTE, a défendu lors d’un entretien dans l’émission Grand Angle l’idée selon laquelle « le seul moyen d’avoir une eau propre, c’est de la filtrer au robinet ». Une position qui s’inscrit dans un contexte où les préoccupations autour de la qualité de l’eau du robinet persistent en Europe.

Ce qu'il faut retenir

  • Jan VANSINTE, fondateur d’OKO Europe, affirme que la filtration au robinet est la solution la plus efficace pour garantir une eau potable.
  • L’entreprise OKO Europe se positionne sur le marché des solutions de filtration domestique.
  • L’émission Grand Angle a reçu Jan VANSINTE pour discuter de cette approche, comme le rapporte BFM Business.

Une solution radicale face aux doutes sur la qualité de l’eau

Jan VANSINTE a expliqué que, malgré les contrôles sanitaires en vigueur, les consommateurs européens restent méfiants quant à la pureté de l’eau du robinet. « Les normes sont strictes, mais les polluants comme les microplastiques ou les résidus médicamenteux échappent parfois aux traitements classiques », a-t-il souligné. Pour lui, la filtration individuelle au point d’usage constitue une réponse pragmatique, réduisant les risques liés aux canalisations vieillissantes ou aux contaminations ponctuelles.

Cette position s’appuie sur des études récentes montrant que les systèmes de filtration domestiques améliorent significativement la qualité microbiologique et chimique de l’eau. OKO Europe, spécialisée dans les carafes et filtres à robinet, mise sur cette approche pour conquérir un marché en croissance.

OKO Europe : une entreprise en plein essor

Fondée par Jan VANSINTE, OKO Europe s’est rapidement imposée comme un acteur clé dans le secteur de la filtration d’eau en Europe. L’entreprise propose des solutions adaptées aux foyers, avec des produits comme les carafes filtrantes ou les filtres à visser directement sur les robinets. « Notre objectif n’est pas de remplacer les réseaux de distribution, mais d’offrir une couche de protection supplémentaire », a précisé le fondateur lors de l’émission.

Selon les données communiquées par OKO Europe, ses produits sont distribués dans plus de 20 pays européens, avec une croissance annuelle de 15 % depuis 2023. La marque mise sur l’innovation, notamment avec des filtres à base de matériaux durables et des systèmes de suivi de la qualité de l’eau via une application mobile.

Un débat qui dépasse le cadre technique

La question de la filtration au robinet soulève également des enjeux économiques et environnementaux. D’un côté, les partisans de cette solution mettent en avant la réduction des bouteilles en plastique et les économies réalisées sur le long terme. De l’autre, les détracteurs pointent le coût initial des dispositifs et la nécessité de les remplacer régulièrement. « Le prix d’un filtre peut sembler élevé, mais il reste bien inférieur à celui d’une eau en bouteille sur cinq ans », a argumenté Jan VANSINTE.

Par ailleurs, les associations de consommateurs appellent à une meilleure transparence sur les performances réelles des filtres. « Il est crucial que les tests indépendants soient accessibles au public pour éviter les dérives marketing », a rappelé un représentant de l’UFC-Que Choisir, cité par BFM Business.

Et maintenant ?

Plusieurs villes européennes pourraient bientôt intégrer des subventions pour l’achat de systèmes de filtration domestique, dans le cadre de leurs plans pour réduire la consommation de plastique. OKO Europe, de son côté, prévoit d’étendre sa gamme avec des filtres connectés d’ici fin 2026. Reste à voir si cette tendance s’imposera durablement ou si elle restera cantonnée à un marché de niche.

Au-delà des solutions individuelles, le débat renvoie à la responsabilité des pouvoirs publics. Faut-il renforcer les normes sur l’eau du robinet ou privilégier les incitations à la filtration privée ? Autant dire que la question, loin d’être tranchée, s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’accès à une eau saine pour tous.

D’après les tests réalisés par des laboratoires indépendants, les filtres OKO Europe réduisent significativement les résidus de chlore, les métaux lourds et les microplastiques, mais leur efficacité varie selon les modèles. Certains polluants, comme les nitrates ou les résidus médicamenteux, nécessitent des technologies plus avancées que celles proposées par la plupart des filtres grand public.