Selon Le Figaro, l’épisode climatique El Niño en cours dans le Pacifique s’annonce plus intense que prévu, avec des répercussions potentiellement dramatiques pour plusieurs régions du globe. Les dernières données, publiées par le Met Office britannique et la NOAA américaine, confirment une anomalie de température de +3,5 °C à la surface des eaux du Pacifique tropical sud, entre le 26 juillet et le 22 août 2026. Ces chiffres, bien au-delà des seuils habituels, laissent craindre un phénomène d’une puissance exceptionnelle, susceptible d’amplifier les impacts du changement climatique.
Ce qu'il faut retenir
- Anomalie thermique record : +3,5 °C mesurés dans le Pacifique tropical sud entre fin juillet et mi-août 2026, selon la NOAA et le Met Office.
- Intensité exceptionnelle : El Niño 2026 pourrait être aggravé de 40 % par le réchauffement climatique, selon les prévisions du Met Office et de la NOAA.
- Risques climatiques majeurs : pluies extrêmes en Amérique latine, sécheresses en Afrique australe, blanchissement des récifs coralliens et intensification des typhons.
- Alertes des institutions : Météo-France, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et plusieurs agences anticipent un épisode de « forte intensité ».
- Conséquences en cascade : inondations dans la corne de l’Afrique, vagues de chaleur prolongées et perturbations des écosystèmes marins.
Un phénomène sous surveillance accrue
Dès le printemps 2026, les modèles climatiques du Met Office et de la NOAA avaient signalé une probabilité élevée d’un épisode El Niño particulièrement marqué. Les relevés océaniques récents, confirmant une hausse des températures de surface de 3,5 °C, valident ces prévisions. « Les données sont sans ambiguïté », a déclaré un porte-parole de la NOAA. « Nous sommes face à un événement qui pourrait dépasser en intensité les précédents épisodes ». Le Met Office, de son côté, souligne que l’amplification par le réchauffement climatique est un facteur aggravant, sans précédent.
Des impacts déjà anticipés par les experts
Comme le rapporte Le Figaro, les conséquences d’un El Niño intense sont bien documentées. Les agences météorologiques, dont Météo-France et l’Organisation météorologique mondiale (OMM), s’attendent à des pluies diluviennes sur la côte ouest de l’Amérique latine, pouvant provoquer des inondations dévastatrices. En Afrique, la corne de l’Afrique devrait subir des précipitations record, tandis que l’Afrique australe pourrait connaître des sécheresses prolongées, aggravant les crises alimentaires et hydriques. Autant dire que les régions déjà vulnérables seront les premières touchées.
Côté Pacifique, l’élévation des températures océaniques favorisera la formation de typhons plus violents, tandis que le blanchissement massif des récifs coralliens — déjà fragilisés par le réchauffement — risque de s’accélérer. « Ce sont des écosystèmes entiers qui pourraient être menacés », a précisé un climatologue cité par le quotidien.
Un contexte climatique déjà sous tension
L’épisode El Niño 2026 survient dans un contexte où les températures moyennes mondiales ont déjà atteint des niveaux records. Selon l’OMM, 2025 et 2026 figurent parmi les années les plus chaudes jamais enregistrées, avec des vagues de chaleur persistantes en Europe, en Asie et en Amérique du Nord. Les scientifiques s’interrogent désormais sur l’interaction entre ce phénomène naturel et le changement climatique d’origine humaine. « El Niño amplifie les effets du réchauffement, mais il ne les crée pas », a rappelé un chercheur du CNRS. « Cependant, son intensité actuelle est un signal d’alarme supplémentaire ».
Une chose est sûre : El Niño 2026 pourrait bien redéfinir les standards des événements climatiques extrêmes. Les prochains mois nous diront si les scénarios les plus pessimistes se confirment.
L’intensité exceptionnelle d’El Niño 2026 s’explique par deux facteurs principaux : une anomalie thermique record de +3,5 °C dans le Pacifique tropical sud, et l’amplification de ce phénomène par le réchauffement climatique, qui pourrait aggraver son impact de 40 %, selon les prévisions du Met Office et de la NOAA.