Alors qu’Emmanuel Macron doit recevoir mardi 27 mai 2026 les acteurs français de l’électrification afin de présenter le plan gouvernemental sur le sujet, plus d’une centaine de parlementaires Les Républicains ont fait part de leurs critiques sur la politique énergétique du président, jugée « contrastée ». Dans une tribune publiée par Le Monde, 37 députés et 65 sénateurs LR estiment que les gouvernements successifs ont rendu l’électricité « trop chère » en France et appellent à une réduction des taxes pour stimuler la demande, selon Le Figaro.
Ce qu’il faut retenir
- Plus de 100 parlementaires LR (37 députés et 65 sénateurs) ont signé une tribune publiée par Le Monde appelant à une baisse des taxes sur l’électricité.
- Les signataires dénoncent un « signal prix trop faible » face aux hydrocarbures et pointent trois taxes (TVA, accise, contribution d’acheminement) comme responsables du coût élevé de l’électricité.
- Ils soulignent l’absurdité de dépendre des hydrocarbures tout en exportant massivement de l’électricité, notamment nucléaire.
- Emmanuel Macron doit détailler mardi 27 mai 2026 le plan d’électrification de l’État devant les acteurs du secteur.
- Le gouvernement a présenté en avril 2026 un plan en 22 mesures visant à réduire la dépendance aux énergies fossiles au profit de l’électricité nucléaire et renouvelable.
Une tribune pour inverser la tendance et dynamiser la demande
Dans leur tribune, les parlementaires LR, menés par la sénatrice Marta de Cidrac et le député Antoine Vermorel-Marques, estiment que la France dispose d’un atout majeur : une électricité abondante, notamment grâce à son parc nucléaire. Pourtant, « pendant que la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran paralyse les flux pétroliers mondiaux et fait flamber les prix à la pompe, la France, elle, dispose d’une autre ressource abondante : l’électricité », rappellent-ils. Pour ces élus de droite, la dépendance persistante aux hydrocarbures, couplée à une forte exportation d’électricité, relève d’une « absurdité » qu’il convient de corriger en agissant sur la demande intérieure.
Leur proposition centrale ? Baisser les taxes sur l’électricité pour rendre cette énergie plus accessible aux ménages et aux entreprises. Ils ciblent en particulier les trois taxes qui pèsent sur le prix final : la TVA, l’accise et la contribution d’acheminement. « Cet argent doit être rendu aux Français pour affirmer notre indépendance énergétique », déclarent-ils, insistant sur l’idée qu’« il ne peut y avoir de plan d’électrification du pays sans baisse du prix de l’électricité ».
Un bilan présidentiel jugé « contrasté » par la droite
Les signataires de la tribune critiquent également le bilan d’Emmanuel Macron en matière d’énergie. Si le président a annoncé en 2022 la construction de nouveaux réacteurs nucléaires, il a aussi été contraint à des « volte-face », notamment sur la fermeture de réacteurs, ce qui a selon eux affaibli la crédibilité de la filière. « Le président de la République a dû faire volte-face sur le nucléaire », rappellent-ils, soulignant que ces revirements ont contribué à une perception négative de la politique énergétique française.
Pour les LR, l’enjeu dépasse la simple question tarifaire. Ils estiment que la France, malgré ses exportations massives d’électricité, reste vulnérable aux fluctuations des prix des hydrocarbures. « Nous considérons que le signal prix est trop faible face aux hydrocarbures », fustigent-ils, appelant à une refonte complète de la fiscalité sur l’électricité pour renforcer l’indépendance énergétique du pays.
Le gouvernement mise sur l’électrification, mais la droite réclame des actes
Le gouvernement a présenté en avril 2026 un plan d’électrification de l’économie en 22 mesures, couvrant des secteurs aussi variés que l’industrie, les transports ou le numérique. L’objectif affiché est de réduire la dépendance aux énergies fossiles en s’appuyant sur l’électricité nucléaire et renouvelable, abondante en France. Pourtant, pour les LR, ce plan reste insuffisant sans une baisse significative du prix de l’électricité.
« Plus de 100 parlementaires LR – 37 députés et 65 sénateurs – ont signé cette tribune », précise Le Figaro, soulignant l’ampleur du soutien au sein du groupe parlementaire. Cette mobilisation intervient alors qu’Emmanuel Macron doit détailler mardi 27 mai 2026 les orientations de l’État en matière d’électrification devant les acteurs du secteur. Une rencontre qui s’annonce tendue, au vu des critiques formulées par les élus de droite.
Reste à voir si les critiques des LR trouveront un écho auprès de l’exécutif ou si elles resteront lettre morte, alors que la France tente de concilier transition énergétique, souveraineté industrielle et pouvoir d’achat des ménages.
Les élus ciblent la TVA, l’accise et la contribution d’acheminement, trois taxes qui pèsent sur le prix final de l’électricité en France.
Le président doit recevoir les acteurs français de l’électrification mardi 27 mai 2026 pour détailler le plan de l’État dans ce domaine.